II
Dotation du duc de Nemonrs, 1 1*, la'et
' im
\iSmiTs
i3" pamplets; i vol. in-ia, af. t/a.
30 mn
(1) Régulièrement, cet exemplaire devait profiler i^ ta Bibl. Sainte-Gene- »iÉve. Les PamphlBta ne s'^ trouvoot pas. En raison do Iniir caraetère politique, ils ont (lu ôtro eoo serves à la Police (îénârale (voir QuiflyuL's Recherctxt, p. 14. demiôre ligne).
(Pouf Im aoW* du tablaiii voir pagt «ulviuitti,
SUITE DU TABLEAO OBS TROIS PHEUiÈRES INSCRlPTlOIfS
c«mt)re
Comme quoi j'aurais voulu me vendre, f 1 4* . 1 5* et (6* pamphlets (6).
17", t8*, ig*. 30*. ai*.3a'pamphleU{7); t vol, in-ia, 3 f.
Pamphlets de G. [aie] TillUr. [la f. 3o de la 1" série, c'est-à-dire Un çaart d'heure de eonuertathn,.., est déposée en même temps que les 4 premiers pamphlets de la a* série j (S).
30 mus
S7 juillet
(<) Arch. do la Nièvre. Regiatro des dépôts. FonilletR Bupplâmeotairea a la fin du registre des dâclarationa. (Indications fournies par M. Gérin, Les idit. des Pamphlets, |>. 9-li^).
fS) Arch. oat, F 18 L' 56, 59 et 6S,
(3) Je donne ces ('hrlTres, qui n'ont qu'une valeur d'ordre, parce que les trois deirniers sont répOléa à l'fincre» de ta mime matn, sur la première page des pamphlets 11*. li' et, IT; de plus, l'un des deux employés qui ont inscrit les mentions do F 18L"5d a écrit, k l'encre, sur ta premiSro page du tO" pom-
SKIet : DtfpiH légal. Ce sont des traces indéniables du paitsagc des brochurea e Lb SlyJoSl par le bureau de l'Imprimerie.
(4) n raut liro évidemment : 7 Tcuilles (voir l'annonce du Journal de la Librairie. Quelques Recherches, p. IfJ.
(5) Il faut ajouter : 9' pamphlet, le pamphlet : Une aroix de ùlttt «tant, bien que paginé à part, imprima sur un seul cahier de SS pages à la suite da S* pamphlet.
(6) Par une erreur dont je m'eicuae sur la rapidité d'ane recherche que J«na croyais pas alors aussi utile j'ai mentionné ees trois pamphlets comme manquant au registre. [Quelques Recherches, p. 14, n' 2).
(7) Il Aut ajouter : £3* pamphlet, le 22* et le £3* se tenant.
(8) Lt dernier pamphlet porte en elTet la remarque : 90 aur sa page d*^ titre.
Voici maintenant la copie exacte du registre de la Bibliothèque nationale (1) :
Phovdiamce
Dépôt de la Nièvre.! 843
Date
aS octobre
i6 décembre
6 janvier
aS mars
37 juillet
ai décembre
i8 janvier
a6 avril
i4 juin
a6 juiUet
Titre, eic
De Chotet et dCaatret, n** i-6.
— n**ix-i3,i4-i6
— n" 17-aa (a).
Pamphlets, t. 3o, a* série, t. i-4*
— n" 8-ia,
— p. 97-iao.
Ainsi tout le recueil Lb 51/3861 provient bien du dépôt légal et régulier des brochures, telles qu'elles avaient été distribuées aux abonnés. C'est bien le recueil authentique de l'édition originale.
Sa composition matérielle, — Dans le Recueil Lb 51/3861 chaque brochure est paginée à part, les unes ayant juste 24 pages, d'autres 28, 36 et jusqu'à 84 pages. Les remarques qui indiquent au brocheur la dimension des cahiers y sont cependant en ordre continu, de là 30.
Les mômes caractères se retrouvent dans le Recueil Subert,
(1) Je suis très reconnaissant à M. Henri Marcal, conservateur de la Bibliothèque nationale, de l'extrait qu'il a si aimablement fiait mettre à ma dispo« Bition.
(8) Voir les notes (5) et (7) du tableau précèdent.
est broché, et le papier vert qui le recouvre oe porte aucune indication imprimée. A l'intérieur, ce papier vert est doublé d'un papier blanc dont la face collée a reçu des caractères d'impression et à contre-jour ou y peut lire le texte suivant ;
Laissbz-Pasbbr
Le. mil huit cent toixanie J'ai QuàKAno, brasseur à
NeoerSt/ait enleoer aujourd'hui à heure... du et conduire
eheg M.
Le doute n'est pas possible. Cet exemplaire n'a élé broché qu'après 1860. Si c'est un o volume », il a attendu seize ans le brochage à l'étst de cahiers séparés !
Uiiue t cellâ do resemjitaire Subert, avec lo titre Comment VAtsociation, etc.... I.
Lea pamphlets qui le oomposeot sont :
Le 1" et ie T, entiers (édit. remoniée) ;
Les p. 1-2 du 3* (âdit, origiaale) ;
Le 4", entier {Ibid).
Le 8', entier (Ibid).
Les li'-2û- {inclus) entiers.
Sur les 5" et S' M. Oérîu commet une confusion. Il possède les p 85 à 40 dit 5* et le 6" entier; mais tandis qu'il affirme dans sa brochure (Le) E<Htion* det Pamphteit. p. 16) que ces pamplets n'ont pas été rotoucliéa, il m'écrit <ïO octobre ItiOS) que les p. ^ à 40 du 5' qu'il possède sont « identiques h la partie corrasponilaute dans la volume Siibert et dans mon exemplaire personnel >.
Or : 1" les p. b' et 6* de l'pxempl, Subert ont été remaniât (comparaison avec le Recueil Lb 51/33dl ;
S' pamphlet :
P. 19, 1, 10, de redit, romsniée, on lit : le» deuie branches d'utt V; dans la partie ooiTospondanle de l'édit. originale, on lit : ... d'un T. J'ai noté ailleurs que les remarques difreraient. 6* pamplet :
Dans redit, remaniée 11 y a une erreur de paglnatioD 5, 7, 4, 9, qui n'existe
pas dans l'Mtt. originale, etc.
£0 M. Gt^rïn a parfaitement en inaine l'édit romantâe. Il m'a si^aslâ en effet (lettre du 15 aoi'it 1908) que dans son édition 1rs pam|>blot9 B et (i étaient Eigncs : C. liM.iBR. C'est la mémo signature que dans rcxemplaire Suberl. Mais dans le Recueil Lb âl/3661, cette signature est simplement C T.
Par lonsôquent, ou bien M. Oôrin n'a pas fait avec soin ses comparaisons, ou bien tous les types qu'il connaît jusqu'ici des pamphlets 5 et 6 sont de l'édition remaniâe.
Le papier. — Entre le Recueil Lb '>I/3861 et le Recueil Subert existe une différence sur laquelle j'aurais davantage insisté si M. Gério lui-même n'uvail renoncé aux conclusions qu'il en avait d'abord tirées. C'est la difléi-ence du papier ; celui du Recueil Sabert est, en général, un peu plus fin et plus blanc que celui des brochures (1).
Mais il suffît, pour qu'on en puisse rien inférer, que ce caractère De soit pas uniforme. Précisément, le papier des pamphlets y, 11 13, 19 20, 22-"i3, n'est pas meilleur que celui du Recu«il Lb 51/3861, assez homogène, lui, dans sa grossièreté. M. Gérin suppose, il est ▼ rai, que ces pamphlets 3, 11-13, 19-20, 22-23, auraient, pour une cause qu'il imagine (2), étaient réservés, puis tirés seulement après tous les autres etqu'alors le papier blanc eût manqué à l'imprimeur. Mats rien ne l'y autorise et sa supposition n'est pas même vraisemblable. D'ailleurs pourquoi discuter puisque M. Gérin lui-même a Bni par reconnaître que u l'insuffisance du papier, qui n'est pas rare aujourd'hui même, est encore plus vraisemblable â l'époque de Tillier, alors comme aujourd'hui il y a de ces différences entre les exemplaires d'une même édition )>(3}. Cette observation est très juste. Mais elle empêche de tirer argument de la qualité du papier, comme M. Gérin avait d'abord élé tenté de le faire.
te texte. — Voici l'argument essentiel. Ce sont les différences de texte. Le Recueil Subert offre, pour les dix premiers pamphlets, un texte certainement remanié. M. Gérin a ônuméré plusieurs remaDiemenls; il a môme, dit-il, fait photographier quelques pages et en â déposé des épreuves dans des bibliothèques publiques. Je n'y reviens donc pas.
il) M. Gérin assure que son exumpioire rnulilë « iKésonie une plus grande unifcirmilé de teinte » encoro que celui de M Subort | Lettre du 18 novembre 1901!) et au'il est il'un papier t uniforme et. idenlirjue » tl.ffttru du 16 octobre 1908), MMlbuureusoment il est Irisa incomplet et il n'est pas poaKible, ici, d'en tenir comgilo sans supposer, giatuilemeiit, que le papier dee brochures absentes èlait le mémo que celui des prirsenles.
[2| «Ces quatre paniptileLH qui ont pour caractères communs d'être les plus lonffs de la. série et les plus importants au point de vue politique et raoral «vafeni êtil iA8er\(îs pour un romaniement i. (Lettre iJu 19 novembre 1908).
< Un Hoiil du ci>H pamplilols, îe 3', n été revisé. La maladie et la mort de Tillier ont empiiclie In revision des trois antres. Quand, pour adiever le volume, on imprima les pamplileisrésfnrts, on maufiua sans dont" d'un papier identiijufl à celu dos vingt autres déjk tirés. La diiférence de teinte, peu nuisible clans 11» nouvoiiutê du l'ouvrage, s'osl aooentuflo avec le temps... > (Lettre du 19 nuv ombre ItfOS).
(3) Lettre du 19 Dovombre 1908.
Maïs je combats abHolument son opinion touchant l'emploi de li composition qui avait déjà servi aux brochures. D'après lui, cette composition a été réemployée tout entière, du 1^' au 24* pamphlet. Je prétends qu'elle ne l'a été que pour une partie.
Pour les pamphlets It à 2i, aucune discussion possihle. Les deux lypeii sont tellement semblables, jusque dans leurs moindres coquilles typographiques que rien n'empôche de croire que les doux derniers tiers du Recueil Subert et les deux derniers tiers du Recueil Lb 51/3861 soient sortis en même temps de la presse |1).
Pour les pamphlets 1 à 10, il en va autrement. J'ai fait observer déjà dans la répartition des cahiers et des remarques des diUérsoces qui font suspecter l'opinion de M. Gérln. Après avoir comparé minutieusement les deux textes je puis la rejeter résolument. Si l'imprimeur avait remanié la composition, elle n'offrirait de différences qu'aux environs des endroits remaniés ; or la mise eo page, la distribution des ligues diffèrent même lorsqu'il n'y a aucune divergence de texte; et bien qu'on ait employé le même caractère et des interlignes de même corps l'aspect des pages offre une constante diversité. Enfin — et ceci est péremploire — l'édition remaniée comporte des fautes matérielles qui ne sont pas dans l'édition originale et qui ne s'expliquent pas autrement que par la réfection totale de la composition, du début à la fln du lO pamphlet (2).
(1| Il y a cependant une difTireoce trâs oorieuse. Le Recueil Suberi «st plus (lue complet : les celliers portant les rem. 16, 17, 18 |p. Î5-80) des H-16»
Îiamphlets sont répétés daux fois. Or, tandis quo dans l'un des deux (uihiers- 8 le IS' pamphlet est suivi do l'annonce • A mes abonnéi; », qu'on lit '..-.in. ment dans l'édilion orij^inalo, l'autre contient tino pa^jo blaïK'lie : toat^ âubî le foulage dos caraciiires qui n'étaieni pas eiicriJa ; I» tjafe en e>: visible. Un ao^idi^at n'est pas siipposable, pour uniî pog! seul!, l.e retiuil a donc été volontaire. Pourquoi ? Aurait-on, loui do miVmo, mis quel |u<>< br»cliures en vente? Ou philôt ne réservait-on pas cette brucburc à l'une de» porsonnos qui avaient déjà pnyrt leur abonnement ou de celles A qui Tillier t^iHait le ftervice gratuit des Pamphlets 7
En tons cas M. Oôrin ne peut rien en tirer pour sa Ihôse d'Milion en volume, puisque l'ennooce est imprimas nettement ear l'autre cahier-lS, qui est de mâme papier.
(î) Je me remdmore, dans cette chasse à la coquille, l'épigramme décochée au bibliophile :
t C'tn (lie... DSes qn» je suli ilw Oai.. ('Ml... 1.1 butuio ^ilitiuu, Vdill bien, rag>« ueuf vi sdu', les ileui ttiiie) (l'itnpfi!$jiaii Qaî ai. mal pas iliioâ In mstuniti «.
3* pamphlet, p. 9, 1. to ; apostiller, \'ù est d'un oorps différent; p, IS, 1. 9, plait, Vi diffère sans raison.
5' pamphlet, p. 69, 1. 10 : « a«ua branches d'Kn F u ce qni n'a aucun sens.
în s'en tenant ngoureuaemeol 6 ce qu'on voit, il n'est dnoc pas po&sible d'at&rmer d'autres prûposiliûns que les suivantes :
1» Les dix premiers pamphlets du Recueil Suberl ont été corrigés sans qu'on puisse préciser quelle est la datedâ ces corrections. Ils ont été rôédites entièrement par Sionest, san» qu'on puisse prouver ni que ce futsépsrénientel successivement, ni que ce fut en bloc et à une date unique, postérieure toutefois Ai décembre 1843.
2^ Les quatorze autres pamphlets sont de la même composition typographique que ceux du Recueil Lb 5i/386I. On ne peut pas discerner s'ils ont été tirés en même temps que ces derniers, ni s'ils l'ont été en bloc, après juillet 1844.
Xes Pamphlets et le dépôt légal. — De tout cet examen matériel, ^ résulte qu'on a basé l'existence de l'édition en volume sur doux Sueils de brochures, sans couverture imprimée, dont l'un n'offre que des cahiers épars bouchant les vides d'un recueil de brochures originales, dont l'autre est demeuré douze ans au moins à l'état informe de paquet de brochures, non couvert, non broché !
Si la bonne méthode veut qu'un procèdo du connu à l'inconnu, le connu étant le Recueil Lb 51/3861, dont nous possédons l'état civil complet, et l'inconnu les deux recueils erratiques de M. Gérin et de M. Subert, je ne vois pas pourquoi on afBrmorait de ceux-ci qu'ils constituent des poiumes, quand on sait du premier qu'il n'est qu'un recueil factice de brochures ? En effet :
L'un et l'autre manquent de couverture imprimée ;
L'un et l'autre sont formés par la réunion de brochures imprimes à part, paginées 6 part, formant toujours un cahier distinct quelle qu'on soit l'étendue.
M. Gérin a-t-il, pour Je penser, des raisons plus fortes que des raisons tirées de cet examen matériel ?
Non. Il n'avance qu'une hypothèse, et ta dernière qu'en matière
tandis <iue le texte de la brochure « deuis hra>it:hes d'un Y • vise ta brocliure de Pi«rquio de Gambloux.
6* pamphlet : Il y a une erreur dans la pagiaaUoo : 6, 7, 4. 9, au liâu de 6,
Ces exemples sont choisis dsna des paasagcs où le texte n'avait pas nécea- ■ité de reinanieiueni.
Je profite do cotle note pour reclifler une erreur de M, Oério. P. t9 de sa brochure, il affirme que la citAtion u S" le$ cfndres du grand Napoléon paut tes ape: eue» >, daaH le V pampblet, a disparu dans les correct loria et n'a Été reprise quo dans l'âdilion da laiâ. C'est inexact. Elle a été ooaservèe dana le Kecueil Sul>ert.
de critique on doive se permeltre : it prétend que le oolume aurait été la contrefaçon voulue du recueil des brochures et que Tillier et Sionest auraient, par ce subterfuge, fui certaines obligations du dépôt légal.
Voici, d'ailleurs, sa thèse :
... Sachant pertinemment que le« écriU périodiques de caractère politique et paraissant par livraisons, même irrégulièrement, étaient, tout comme les journaux soumis au cautionnement, il n'eut garde de faire déclarer par son imprimeur Sionest qu'U était dans l'intention de publier des écrits périodiques ; mais dès qu'il eut composé son pamplct " Cumment l'Association peut être remplacée, m il fit faii;^, le 6 juillet t843. la déclaratioa d'un ouvrage complet sous le titre : » De Choses el d'autre* » vingt-quatre pamphlets, par C, TUHer (Sionest, Nevers. i vol. in-ii) et elTectuer, sous ce ' titre, le dépôt légal du premier pamphlet, le 8 juillet.
« Comprend on cela ? Déclarer volame une feuille d'imprimerie 1 Déclarer vingt-quatre pamphlets sur une couverture qui n'en enveloppe qu'un seul I Publier une œuvre $ani date, de manière à dissimuler le caractère de périodicité des pamphlets t
•< N'était-ce pas là une déclaration illusoire au premier chef? Supposez que Tillier fût mort après le premier pamphlet de la première série, comme ' ce malbéur arriva au milieu de la seconde, où était le volume ? où les vingtquatre pamphlets ? Voili ce dont l'Administration peu cIalr\-oyantc eut le tort de ne pas se soucier,
« Mais l'idée de Sionest, d'empêcher qu'on ne considérât les pamphlets comme des écrits périodiques, ne s'est pas seulement man'ifeslée par celte étrange déclaration et ce singulier dépôt. Il ne 61 point par la suite de dépôts réguliers. Le registre des déclarations ol dépôts d'imprimeurs (Areh. dip, de ta Nièvre) mentionne bien un second dépôt le i6 août i8S3 {a", 3« et 4» pamphlets), mais ce Tut tout.
« Pour les pamphlets de la seconde série, Sionest prit encora mieux ses précautions ; il dégagea sa responsabilité d'éditeur cl prévint l'Imputation d'écrits périodiques en déclarant qu'il avait l'intention d'imprimer, pour le compte de l'auteur un ouvrage (?) sous le Ulrc de Pamphlets de C. Tillier (3» série) à paraître par livraison k des époques indéterminées. Et, pour cette seconde série, il ne fui mentionné sur le registre des Imprimeurs ni dépôt légal, ni eavoi à Paris.
" Quand l'agitation provoquée par les pamphlets de Tillier eut suscité des embarras au Préfet, il se trouva désarmé ; il ne put établir matériellement celte périodicité des écrits sans date du pamphlétaire el il demanda des instructions au ministre de l'Intérieur... ».
J'ai tenu à faire cette longue citation pour n'en affaiblir aucune des erreurs et n'en déflorer aucune des inconséquences.
1° Il n'est pas permis do dire que Tillier crut sa publicBtloD
■oami^e légalement au régime des journaux. Sa première brochure doDDd l'impression oetle du contraire. Il y dit, notamment :
« Je cous ai déduit de mon mienx tes arantages qui résnltent pour tou( le monde de la publiction d'un Journal et cou* conviendret qu'il valait autant do tus parler de cela que d'autre choie : mais gardti-vous d'aller conclure de lA que Je oetus poum faire un Journal. Un Journal coûte fort cher... » Et il insiste : ce qui le rend cher, c'est le cautionnemont, c'est le droit de timbre. (( Je ne prétends point remplacer rAasocîattOQ, mai» dans le oïde quelle a laissé, en attendant que d'autres mettent un clou, moi Je mettrai du moins une cheoille. Cette eheeilie, c'est cingi-quatre pamphlets, etc. ».
l*ourquoi nier sa bonne foi ? S'il ignore l'application qu'on peut lui faire de la loi sur ta presse périodique, il est bien excusable. Le préfet lui même, pour être (Ixé sur elle, est obligé de recourir â la consultation des bureaux ministériels (1).
D'ailleurs, supposons que Tillier se savait coupable de publier un périodique. Pouvait il raisonnablement espérer que dans une ville de 20,000 âmes, où l'expédition des brochures se faisait par la poste, où ses écrits circulaient, inévitablement, dans tous les camps, il échapperait è la surveillance administrative en échappant, simplement, su dépôt régulier des brochures ?
Comment expliquer, alors que dès le 13 janvier 1844 le procureur général fût instruit de l'existence des pamplilets 11, 12 et 13 parus en décembre 18i3-janvier 184-1? et que dès le 25 février 1844 le procureur de Nevers eût signalé à Dupîn les pamphlets 14 et 15 parus dans le cours du môme mois, comment expliquer encore que en juillet 18 14 le préfet pût écrire : » A mesure de leur publication les pamphlets ont été adressés à M. le Procureur du roi de Nevers... Tous ces écrits ont été adressés en double exemplaire à M. le Ministre de l'Intérieur?... )>.
(I) M. Gôrin, faisant allusion ft l'âtude ; Claude Tiltier < homme dangereux » dans laquelle j'ai publié celle piAf*, (ju'il avait ignorée, écrit (((. 5 de «a brochure : M Los rocherclies hourounes du M. de Flauiaro [arciiivisle de la Nièvre] et les miennes onl ainsi Irouvô un (iditeur >. M. Oérin est bien bon ; mois toutciT Io8 fuia ou j'ai eu à rendre liominage aux découvertes d'autrui, m<'mio h celles de M. 0«nn, jç l'ai fait avct assez du netteté pour qu'on aie riermelta de prendre, ccHe fois, bien à mon compte, la trouvaille d'une piùcé tlont pçrkonne avant moi n'avait fait Atat cl dont pereonne no m'avait ni signala ni fait prtHneniir l'existonco.
J'ajoute que si M. Clina mf rifiise l'bonneur de cette découverte il ne se refuse pas coltii d'une justificelion délicieuse: n J'aiigrtoré l<j document, dil-il, parc^que iadtézoupcrie avus Areliives départemenlatës de la Niéere ett posté' rieure à mon éditiun... ».
D'ailleurs, nous le savons, c'eat uo fait : tous les pamphlets ont été régulièrement et successivement déposés.
2" Il faut à M. Gérin une perspicacité que j'envie pour découvrir que Sionest, au 6 juillet 184^, déclara un ouorage complet, UD volume. Il déclara, tout simplement ceci, qu'il était <( dans l'intention d'imprimer les vingt quatre pamphlets intitulé [ sic ] De Choses et d'autres, par Claude Tillier ».
Qu'y a-t-il là d'dlusoire et d'étrange î C'est l'exacte reproduction du litre général de la série. Deux renseignements à la vérité font défaut : d'abord celui des dates de publication des Pamphlets — mais il est contenu dans la brochure-prospectus même, déposée dès le 8 juillet, où Tillier annonce qu'il en publiera vingt-quatre dans un an 1 Le second renseignemeut qui manque, le cbiiTre du tirage, n'était pa^ obligatoire (1); et, d'ailleurs, Sionest pouvail-it, de bonne foi, le donner, puisqu'il ignorait encore non seulement combien il aurait de souscripteurs, mais même s'il en aurait assez pour publier toute la série f
3° Il n'y a rien, non plus, de singulier dans le dépôt du premier pamphlet. Comment peut-on s'y prendre autrement pour déposer la première livraison d'un ouvrage à paraître en douze moisi
Je ne reviens pas sur la régularité, absolument démontrée, des dépôts. Je voudrais simplement expliquer pourquoi l'employé de Nevers a cessé de les inscrire. Voici ce qu'on lit sur son registre :