I. -^ Géologie. Découvertes de fossiles
Mon cxcellcnl foUégiic, M. DesJoiges, de Flcly, m'aynnl
sigDiilc des décoiivcrles iiilêrcssnnlcs de fossiles faites aux envi-
]j)os, ntîgoeinii
Ite
rons de lernanl par isi. Uopcl-LoiTijins. ncooeiniit dans ce localilé. défouverles qui avaient intéressé au plus haut point M. Cocz, préparateur au Muséum d'histoire naturelle, il fut convenu que nous irions ensemble étudier les terrains de Ternant, visiter les collections de M, Copet et explorer plus spécialement le gisement d'où il avait retiré ses fossiles.
Nous avons profité des premiers jours des vacances pour mettre notre projet à exécution. La plus intéressante de nos excursions, celle du 19 août dernier, fut consacrée à rechercher des fossiles dans le scliistc carbonifère d'Apussy.
Cordialement reçus par notre aimable collègue, M. Malvy, instituteur à Ternant, et guidés sur le terrain par M. Copet, nous avons pu faire les intéressantes constatations que je suis chargé de résumer pour ce BuHelin, laissant à M. Desforges le soin de donner le compte -rendu des découvertes archéologiques de M. Copet, et à M. Malvy celui de nous parler de Ternant. au point de vue pittoresque et historique, et des deux Irypliques que nous avons admirés dans l'église de Ternant.
Au point de vue géologique, la commune de Ternant est certainement l'une des plus intéressantes de la France entière.
Elle est, en effet, située au centre de la traînée de terrains paléozoïfjues qui va de Gîlly-sur-Loîre au inonl Beuvray, la seule où l'on rencontre des gisements fossilifères importants, et où l'on puisse faire une étude slratigraphique des terrains primaires. Elle s'étend de l'est à l'ouest entre le granit de Luzy et les terrains tertiaires ou quaternaires de Fours. Enfin, elle est traversée, du nord au sud, par des bandes de terrains triasiques et jurassiques de l'ère secondaire.
Une contrée aussi riclie et aussi variée, géologiquement parlant, ne pouvait manquer d'exciter l'intérêt des spécialistes. Aussi plusieurs savants en lirent-îls l'étude tant au point de vuepaléonlologique qu'aux points de vue pétrographique et chimique.
MM. Miehel-Lévy. de l'Inslilut (1871)), et Julien, professeur à la Faculté des Sciences de Clcrmonl (18%), entre autres, lui ont consacré tout ou p;irtie d'intéressants travaux. Cette année même (1909), M. Albert Michel-Lévy, préparateur au Collège de France, vient de puljlier sa thèse de doctorat ès-sciences naturelles sur les terrains primaires du Morvan et de la Loire (1); il y a fait une large place à la région qui nous occupe.
Le cadre de cette étude ne me permet pas d'examiner en détail tous les terrains de la commune. Je me contenterai de dire quelques mots sur chacun d'eux.
Mais auparavant, et pour permettre aux collègues non initiés à la géologie de pouvoir me lire avec quelque intérêt, j'indique en caractères gras, dans le tableau suivant, les divers étages des terrains primaires et secondaires rencontrés à Ternant :
Ere
Période ou Sysième
Epoque 01] Ela^t
Dûïoniwi .
Cirlmiiiff-rt!
Pernileti
Gédmnien (G«dinn«, Belgique |, Coblfttliirn (Colilcnli, AUciiiagin').
Exfehen (Eifïl, AII(Mlla({n«).
(tivèlim (Givet, Ardennes).
Frasnifn (Frasnff, Htitgiqiu!), Famennten (Fumennc, R<-I(;ii)ui').
Tournalalen on Dlnantien (Toiimii. Di-
rvint, Ui'lfpquc).
riserii ou W'fiiphalttn (\Vest|ihalie), Stépltonien (Saiat-Elli'iine).
Autunien {Aalun, Saûne-sl-Loirc).
SflJOiiiCTj (S.'iic, Altpiiuigtic).
Thurinijien iTharingc, AnpuiSRDc).
TriasiquD . .
Jurassique inférîpur ou Li:is,
IVirr/mifn {VVcj-ren, Aulriclic), Franconien (Frauconie, lUli'mppiBJ, Keupérlen {Ki'o(i*r, lenne alltuianil),
Rhétien (Alpes rliétique*). Hettangiftii (lietunge. Lunenibourg).
SinémuriÊn (Stmur).
Charmouthlei) (Charmoatlj, C'^'-Bretagiivi. Toarcim (Thouni>, Deui-SèvMs).
(1) Lit. poIjUclinJquc, Cb, Benuger, Paris, 1908,
l^ su(I-(*sl (le la commune, vers Ronde- l'aye. est l'orrué de scbUtPs durcis él micacés produits par le niétatnorpliisme du j^ranit.
Vient ensuite, à l'ouest, une bande de schistes maclifères avec noyaux cliiastolitiques.
[.a majeure partie de la commune, à l'est, est recouverte de schistes famennicns non inélamorpliisés, mais très froissés ; ce sont des roches très psaninutiques, d'un gris foncé verdàtrc, fines et dures, à cassure esquilleuse, à arêtes coupantes. Quelquefois ces roches sont argileuses ; elles changent alors de couleur, deviennent Jaunâtres. Des dépôts arkosiens à la partie supérieure du famennien précèdent le retrait de la mer.
Le Carbonifère infcrieur(Tournaisicn) se rencontre fiSalenol, an nord de La Loge, à Apussy.
I^ tournaisicn débute par des arkoses noirâtres riches en fossiles végétaux.
Viennent ensuite des poudingues allernanl avec des schistes azoïques, comme à Salenol et dans les carrières de Conneuf.
Ces poudingues sont formés de débris de ([uartz, de feldspath 'et de lydiennes noires réunis en ciment par du quartz; ils contiennent des caillou.^ roulés de quartzite, de schiste noir siticiné ou de lydienne.
EIii général, les poudingues se trouvent à l'est des schistes I tournaisiens.
Le tournaisien d'Apussy est im schiste gris foncé, très psammitique, fossilifère, surtout h b partie supérieure. Nous étudierons plus loin, en détail, les fossiles qu'il nous a fournis.
Le tournaisien de La Loge est un schiste gréseux également fossilifère ; il constitue la partie supérieure de cet étage et forme comme une transition entre le tournaisien et le viséen.
Les schistes et grès tournaisiens sont en partie recouverts à La Loge, Conneuf, Ternanl et Apussy par des éruptions d'ortophyre rouge foncé ou violacé.
Je ne puis entrer dans des détails théoriques pour expliquer comment les terrains primaires de Ternant apparus au moment du grand soulèvement hercynien, iiptanis par les érosions de l'époque tournaisiennc, ont été envahis en partie par là nxer triasique, puis totalement par la mer liasique, comment la région a été influencée par les mouvemenls pyrénéen et alpin, comment se sont produites les failles de Ternant, comment enfin les dépôti
secontlaires du Morvaii, balayés par les érosions, ont pu ici se conserver en partie.
Qu'il me suflise de dire que le trias forme deuï bandes presque parallèles se dirigeant du sud-est de Ternanl vers Hiry; ces <leux bandes sont séparées par l'éperon carbonifère d'Apussy et, plus au sud, par le jurassique.
Ce trias forme un terrain gras el rouge, parfois argilo-sableux, appartenant à l'étage kcupérien ou des marnes irisées.
Le lias, sur lequel repose le bourg de Ternant. s'étend à l'est entre les bandes du trias el à l'ouest jusqu'à la Borne-Creuse. Chapuis el Hiry.
Le rhétien y est représenté par un niveau de grès.
L'étage hettangien est formé de dalles en calcaire siliceux peu fossilifère et de sables (Les Sablons).
Le sinémurien constitue l'étage le plus important. C'est un calcaire à grypbées blanc bleu, utilisé pour la fabrication de la chaux. On l'exploite au Creux, à Fromenteau, au Verne, à Fouvry.
Il est recouvert par un calcaire !i bélemniles atlribuable au charmoutbien.
Ces deux derniers étages fournissent un grand nombre de fossiles bien connus.
La partie nord-ouest delà commune est formée d'un cailloutis d'âge indéterminé, pliocène (tertiaire supérieur) ou pleislocèuc (quaternaire ancien).
Ces constatations faites, nous avons étudié en détail le gisement fossilifère d'Apussy, le plus intéressant tle la commune.
11 se compose, comme je l'ai dil, de schistes tournaisiens rubéfiés. Il forme un éperon borné, à l'est, par la faille qui limite l'esquille jurassique et, à l'ouest, par la bande occidentale de trias ; deux filons d'orthoph}Te le recouvrent : l'un au nord, l'autre au sud. Le schiste fossilifère se rencontre exactement à côté de la dernière maison d'Apussy, au nord du bameau,
Munis chacun d'un marteau, nous avons en quelques heures recueilli, sur les talus de la route, un nombre considérable de fossiles, notamment des débris de végétaux ayant un grand rapport avec nos prèles et, comme faune, la plupart des crustacés, des brachiopodes, des gastéropodes et des lamellibranches que nous avions vus dans les collections de M. Copet.
Voici les pièces les plus intéressantes que nous avons récoltées ;
Deux variétés de Phillipsia stibtruncatata d'Œhlert et un autre Phillijisht trouvé pour la piemièrt.' fois par M. Albert Michel- Lévy qui l'a décrit et figuré dnns sa Ihêse de doctorat (p. 191) ;
Un grand nombre d'autres crustacés de l'ordre des ostracodcs, nota lu ment des liairdia ;
De nond)reux brachiopodes, parmi lesquels dominent les
ïductidés et les spiriférés : Alhiiris Rtilssyi, Clwnetes nariotaUt. iriinia lineata (non signalé dans ce gisement par M. A. MicUeltÂvy), Orlîtotetes crenislria, Prodiictux Sca tr/c « /ui , Producl as Se m ireliculaliis, Rhipidomella Michelini l.éi'., Sihizoxloma cralérlforme, Spirifer C. f. tornacemis de Kon , Spirifer Roemeriaims, Spiriferina partito :
Nous avons également recueilli de nombreux débris dans lesquels nous avons cru reconnaître /lc/(/iotTinujf, Feneslella plebeia. GlaiHonome pnlcherrinta, Lexonenia Acntam, Lexonema Lefebrei. Portlockia pijma^ti, Scluzoplwria resapinata.
Enfin, nous avons trouvé à Apiissy un grand nombre de tiges on plutôt d'empreintes de liges rondes d'encrines, notamment deux grosses tiges d'encrines enroulées, Poleriocrinus s. p. non mentionnées par M. A. Michcl-Lévy. mais reconnues par lui à la Croix-de-Boucharrin, commune de Savigny-Poil-Fol, et par notre collègue, M. Desforges, au domaine des Roches, commune de Fléty. Ce sont ces entroques enroulées, ayant l'aspect d'amnioniles, (jui avaient le plus intrigué MM. Cocz et Copel.
La présence de gastéropodes et de lamellibranches dans le gisement d'Apussy indique, comme le fait remarquer M. Albert Michcl-Lévy (p. 273), une grande proximité des ri%*ages.
Kn terminant cette étude, je tiens à remercier très vivement MM. Collot, pro!"c:i-icur à la l'acuité des Sciences de Dijon, et Albert Miciu'1-Lévy, prépai:i!eiir uu Collège de France, qui ont bien voulu me guider dans la détermination îles roches et des fossiles de Ternant.
Ed. SOUDAN,
Membre de la Htu-i/Hé li'tIUlàirt tiattirelle iCAutun IndiDiriel ii iwsy
Découvertes arcbéele^lques
M. Copel est né colleclionncnr: tout objet qui lui seiiibl senter de riiitcrct, un fossile, un silex, un fragment ilc jk une pii-ce de monnaie est par lui recueilli, examiné, c éliquetè et soigneusement consent-.
11 a pu, de la sorte, composer un petit musée qu'il se fait uu phiisir de montrer aux visiteurs.
Il serait à souhaiter, ((u'il y eût ainsi dans chaque localité, un homme d'initiative qui prît soin de récolter les vestiges des â\i' lisatlons passées, exhumés chaque jour de notre sol, et qui ccmstituent les archives d'un pays, les pages de son histoire locale. Que de richesses perdues pour l'archéologie seraient aitjsi préservées de la destruction !
Entre autres pièces intéressantes M. Copet a recueilli au lieu dit La Souche, entre Ternant et Ui Nocle. dans un terrain défonce pour établir une pépinière, mais sans autre précision sur le niveau stratigniphique des objets;
1" Deux coups de poing chelléens en silex, l'un de I4Û millimètres de longueur, 7â millimètres de largeur et 37 millimètres d'épaisseur, l'autre de 120 millimètres de longueur, S*j millimètres de largeur cl 40 milliuiètrcs d'épaisseur. Le premier est assez régulièrement taillé en amande ; il porte des restes de cortex au talon. Le second est de l'orme dite « à talon » ; il a conservé des restes de gangue sur l'une de ses faces.
2" Un beau retouchoir en silex jaspoïde de 70 millimèlres de longueur, sur 24 millimètres de largeur et 77 millimètres d'épaisseur.
Au lieu dit les Champs Généraux, à 2 kilomètres à l'ouest de Ternant, sur la route d'Hiry à Sainl*Seine, M. Copet a recueilli deux fragments de haches polies, l'un en schiste local, l'autre en silex de l'Yonne.
Un peu au nord du bourg deTernanl, au lieu dit Les Sablons. M. Copcl a trouvé ;
1" Une hache ou plutôt une herminelte en calcaire siliceux local, incomplètement polie de 80 millim. X 58 millim. X28niUlimèlres.
2» Une belle larae en silex jaspoïdeclc70 millimétrés X 34millimèlres, et une autre plus petite en sik'x blond.
3« Un grattoir néolithique, également en silex blond.
4° Un certain nombre de fragments de poteries romaines, notamment des pieds et des cols de vases eu terre blanclie ou rouge , un pied el une anse d'amphore; enfin tieux Tragnienls de. poterie samienne dont l'un est décoré de trois boutons de roses avec feuilles.
5° Une petite auge en terre cuite, d'âge indéterminé, peut-être gallo-romaine, absolument intacte et 1res intéressante ; elle mesure à l'ouverture 12 centimètres de long, 8 centimètres de large à l'une de ses extrémités el 7 centimètres et demi à l'autre, et 52 millimètres de hauteur totale; elle est munie de deux anses pleines et parallclipipédiqucs placées aux deux tiers de la hauteur, à chaque extrémité.
6° Une pierre trapézoïdale, en grès, de 15 centimètres de grande base, H centimètres de petite base, 10 de hauteur el 5 el demi d'épaisseur, portant une incision ou sorte de trou sur les quatre faces principales; il s'agit vraisemblablement d'une borne ancienne, mais je ne saurais la dater avec précision.
Enfin M. Copet a recueilli à Ternant une hachette polie en grès rouge, qui était probablement une pièce votive.
La collection de M. Copet renferme encore certain nombre de pièces intéressantes, notamment une superbe hache polie en serpentine, trouvée à Cronat, et d'autres en schiste, recueillies à Chai mou X (Saône-et-Loire).
A. DESFORGES
liuliltiteur a Flètif,
Collalmrati'iir ci la Hmir pfflmloiiipie,
lUembft foTuiatetiv rf< tu Société l'riliotomiut lie France.
lil. — Auteur de Temant et de ses tryptiques
Perchée sur un petit nionlicule, la bourgade de Temant (l)i se dresse, ainsi qu'une sentinelle avancée, semblant protéger ïc»\ hautsi sommets du Morvand nivernais, (mont Thouleurs, mont Beuvray), forteresses et réduits des gaulois opprimés.
Que l'on vienne de Saint-Seine, de la N'ocle ou de Bourbon, on monte, et. si l'on continue sur Luzy, on arrive à Salenot, côlc rapide et longue, qui fait dire aux gars de Râpourçon (2).
« Passé Tcniant, çà ten&t. "
Avei!-vou s jamais visité un vignoble bourguignon ou charolais? Le dépeindre, c'est dépeindre Temant. avec ses quelques petites rues étroites, ses maisons vieilles et délabrées couvertes en tuiles, et ses vingt bcctares de vignes, qui, en automne n'uni plus que pampres
Dégarnis
El jaunis.
Où In grive grise, Grapitle et se Rrisc.
Tout est vieux ici ; vieilles maisons, vieux cbâteau, vieux remparts, vieilles histoires. C'est que Temant a un passé très ancien ; on affirme qu'il a vu César et ses légions. Son vieux manoir féodal, avec sa double enceinte et ses remparts que l'on voit encore (3), nous rappelle ce cri du vieux Magnus :
Triplez les sentïnelles [ Les arêtiers au donjon ! Les frondeurs aux deux ailes 1 Haut le pont, bas ta herse ! Armez les mangonncaux ! Cent liomme.s au ravin ! Cent hommes aux créneaux {4)
(1) Dtnlon de Fours, nirondisfpnitnt de Nevers, VdO hiibilunts, (i) Villiipnurçon. (flâpOKrron) en lanyiigc moriftmdcaa.
(3) i à 5 mèlrcs àt feiiileiir t'I Û tri. 'M d u(>;iissi'ur
(4) Victor Hugo (let Siirgravee).
Souvent réparé, le chàleau des sires de Ternant, avec sa loilure plusieurs fois abaissée, cl ses fenèlres Renaissance, n'a plus aucun style. Nous avons pu reconstiluer ainsi ses dépendances :
Le château proprement dit (actuel); le donjon {maison Perret) ; le pressoir {tnaison Cinindelier) ; la ferme {maison du père Cliopin) i la prévoté (mnisou hêant) ; la chanoînerie {cure actuelle) ; le grenier à sel (maison Clioquin); le four banal (maison en face Chandelier), etc., etc.
Dans les mémoires de la Société Acadàmiqae dit Nivernais, M. Lucien Gueneau, de regrettée mémoire (1) a donné des notes fort intéressantes sur les seigneurs de Ternanl atianl le xii* siècle, et un dénombrement de la justice de Ternant fourni le 29 décembre 1539 par Jebanne de la Châtre, dame de Ternant et de Diors (Indre).
A ees notes d'une très grande exactitude, je me permettrai d'ajouter très brièvement les renseignements que j'ai pu recueillir depuis, grâce à l'obligeance de M. Victor Gueneau, l'actuel président de notre Société Académique, lettré aussi infatigable cju'érudit.
On ne sait trop à quelle époque les seigneurs de Ternant prirent le nom délinitif de Ternant. Il est possible qu'ils soient un rameau des seigneurs de Digoinc qui possédèrent Limanton, dés l'an 1274.
En 1285, Gtiillanme, seigneurde Ternant. fait hommage pour la grande cour de Ternant, et les villes de Mulot, Salais, Perrigny, Mézeray, Rigny, Hiry et autres (2).
En lyiO, c'est Guy, sire de Ternant, qui renouvelle cet hommage et en 1327, c'est Gayot de Diyoine qui fait hommage pour Ternanl et pour Limanton (3).
Guy ou Gayot, c'est le même nom.
Le dimanche avant la Saint-Michel (1353), //«^iies, sieur de Ternant et de Limanton, cheualier, reconnail tenir en fîef-lige, de Marguerite, fille du roi de France, comtesse de Nevers, la terre de Ternant, à cotise de son douaire qu'elle a en Nivernais et pour cause de sa chàtellenie de Savigny-Poil-Fol. C'est assavoir :
La grande tour de Ternanl, avec la ville et appartenances de Ternant, étant contre les murs de la dite ville ; la ville de Tazilly;
(t) t' séné, tome 1 bscicutif 1.
(S) Tilrc^ de KevLTs, col. 574, W5. 5âl
(3| Tilrci de Nevm, folio 495.
la vill de Chonay, (Cônal); la ville d'IIinj. la ville de Muiol ville (le Salais, lu ville de Périgny, la ville de Mézeray. la ville liiginj. la ville de Monlfol, la ville de Devant, la ville de Cre la ville de Lavaux. la ville de Lenteur, le ville d'Epinay, la vil! de Coneu, la ville de Graii(lt)osl, la ville de Vévre, la ville de Mut- Icrtol, la ville d'/i:y. et loules les choses, bérilages, que nous pouvons el devons avoir es villes ci dessus déclarées et appartenances et conlinalions dyeelles villes, el généralement tout ce que nous avons, pouvons et devons avoir dedans les lins el mêles cydessus écrits. C'est assavoir ; du chemin par lequel Ton va de Savigny-Poil-Fol en la ville de Luzy, et de la ville de Lury si comme la rivière de Somme courl el comporte, en la grange de Prébanchier. jusqu'au chêne de Gharvi, par lequel chêne se pari et se divise la justice et seigneurie de Ternant et de Vitrysur-Loire ; hommes et femmes, ses terres, près, bois, étangs, garennes, moulins, rivières, fiefs, vignes, tailles, quêtes, cens ecnsives, coutumes, bordelages et autres redevances quelconques La justice, grande el petite, que nous avons, pouvoni
devons avoir en ces villes, conlinalions cl metes dessus déclaré el appartenances d'icelles, qut furent Hugues, fils jadis de messire Gitillaume de Ternant. jadis clicualier, Gtiiot de Ternant, jadis seigneur de Ternant, mes cliers seigneurs et père que Dieu absolue^ acquéreurs par titre de vendition...., de plusieurs personnes comme contenu est plus à plein en plusieurs lettres, sur ce faites, lesquelles choses sont assises et enclavées es villes, fins et metes dessus déclarés, desquelles choses, héritages qu'acquirent les dessus dits Hugues et Gugot ; le dit vendeur avait justice grande cl petite de plusieurs lieux déserts. Toutes les choses hérilages que nous avons, pouvons et devons avoir en la ville de Aussarion et en toute la paroisse de Maulais, quelconques choses que ce soil, soil en hommes, serfs, tailles, coutumes, cens el autres redevances, bois, fiefs.riérc fief, justice, grande et petite (1). ^|
Il ressort de cet acte que Hugues, seigneur de Ternant efl^ 1353, était Fds de Guiot, fils lui-même de Hugues ï", qui avait pour père Guillaume. L'année suivante, il fait hommage pour la maison-fort de Limanton (2).
Epousa-t-il Alix de Nourry, lille de Pierre, seigneur de
(1} Archives de la Nièvre B. i.
(2) Tilfos do NïvcTs, cfll. W. Si sœur YoiUnde avait épousé Guy de Rochetort, mgiav^ de Cbl(ilIoa-en-Bazoi$i
Nourry, Vantlenesse, etc.. qui lui aunùl apporté la seigneurie de ta Moltf-lcs-Thoisy? c'est un point que je n'ai pu éclaircir, mais ce qu'il y a de certain, f'esl que, vers ce temps, la Molle- les- Thoisy, située prés de Snulicu, appartient aux de Ternant, cl qu'on l'appellera bientôt la Molle-Ternanl, ce qui attirera de nomlireuses confusions.
Eu \M'2, uu Hugues, seigneur de Ternant, est gouverneur du Nivernais (1).
En IStttI, il esl époux d'Alips ifAuliuiy, el il hérita plus lard de sou frère .leau, qui fut du uot/age de Hongrie (2).
Il parail qu'il lit élever en 1404, à Savigny-Poil-Fol, un gibet à quatre piliers, au détriment du comte de Nevers, qui fit envoyer, de Moulins-Engilberl, des sergents el des charpentiers pour l'abattre (3).
Le G janvier 14))S, Philippe de Bourgogne, comte de Nevers, donna procuration à l'évèquc de Nevers, à Jacques, seigneur de Lor, à ilugues. seigneur de Ternant, ses conseillers el chambellans, et à Jean le Clerc, conseiller du roi, pour traiter de sou nmriage avec Isabelle de Coucy, fille d'Enguerrand, seigneur de Coucy et de Soissons (4).
Hugues de Ternant cul pour successeur Philippe, que M. Parent, dans son étude sur le château de Ternant, dil par erreur mari lY Isabelle de Coucy.
Philippe, seigneur tle Ternant, chambellan du duc de Bourgogne, épousa Isabelle de Rye (5). En 1431-14iS, la duchesse de Bourgogne fait ilon de GlMi livres 13 sols i deniers à dame Isabelle de Rye, dame de Ternant, en contemplation du mariage fait de la dite dame avec le seigneur de Ternant, et aussi pour les seruices ga'ellc auait fait el faisait encore actuellement à ma dite dame (G).
Philippe n'existait plus en I4.')8. Il avait eu :