‹ MemoiresChapitre 82 sur 93 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

REC0M3iANDATI0N DERNIÈRE.

Recommandons à nos héritiers de no prôter ni communiquer le présent livre à des personnes quelconques pour quelques raisons et sous quelques prétextes que ce puisse être, parce que je l'ai prêté déjà et que j'ai eu lieu de m'en repentir envers le sieur Guyot, agent de M"* la maréchale de Villars.

J'observerai que la plus grande partie des laïques et ecclésiastiques auxquels on se confie, sous prétexte de nous rendre service et faire plaisir pour la recherche de quelques papiers, prennent connaissance des affaires pour nous nuire par la suite, sôit dans la vue de leurs intérêts ou de ceux de leurs parents et amis, soit, dans la suite, pour se venger en cas d'inimitiés. Plusieurs personnes offrent leur bourse et leurs services, notamment les gens d'église, aux femmes, filles, dans la vue de... (ici un mot fort cru et fort vrai que nous remplaçons par celui de : séduire) la maîtresse de la maison ou la fille ou les servantes, ou bien dans celle d'en retirer rétribution et les bienfaits de la gueullée (sic).

(Bonfils, pouvons-nous le dire, connaissait son monde et... son curé).

AFFRANCHISSEMENT FAIT PAR MESSIRE JACQUES DUPUIS, MARQUIS DE MONBRUN ET DE LA NOCLE, BARON DE TERXANT, SEIGNEUR DE LA CHATELLENIE DE SAVIGNY-POIL-FOL ET AUTRES LIEUX.

21 mai 1690 — Reçu Amiot, notaire royal à Dompierre, (Le notaire Chantereau, à Bourbon-Laney, a la minute et le notaire Lequin, à La Noele, a la minute).

Ledit seigneur a affranchi damoiselle Barbe Courtet, mère de Bonfils et mis hors de toute servitude les maisons, prés, terres, bois et appartenances situés au village de Ghauvetière, paroisse de Fléty et de Tazilly alternativement, suivant que ladite dame Courtet, fille majeure et héritière en partie de feu Richard Courtet et de damoiselle Jeanne Preicheur, ses père et mère, les a eus du partage fait entre elle et ses autres frères et sœurs, au baillage de Tourny, parce que Marsèndet relève de Tourny, ledit Marsendet appartenait aux Courtet et Preicheur, son épouse, les grand-père et grandmère de moi Bonfils qui sont décédés audit Marsendet le 8 may 1690, lesdits héritages ci-dessus affranchis provenant des Durand et Carré de Chauvetièro, et ce au profit de ladite damoiselle Barbe Courtet, tant pour elle et ses ayant cause à perpétuité et en quelques mains que ces héritages puissent passer, moyennant la somme de iOO livres que ladite damoiselle Courtet a payée audit seigneur de Ternant et Savigny-Poil-Fol,

et, à ce moyen, lesdits héritages demeurent à Tavenir déchargés de toutes servitudes, mainmortes, bordelages et de toutes corvées et ledit seigneur les a réduits à cens sous la redevance annuelle et perpétuelle de deux sols et deux boisseaux d'avoine, mesure (le Ternant par chacun an payables au château de Ternant, à chaque Saint-Martin d'hiver, ledit cens portant lods et ventes, selon la coutume du Nivernais et tous les autres droits seigneuriaux. Et ladite Courtet oblige ses biens et ledit seigneur les siens pour Tentretônement, sous la réserve qu'en cas où ladite Barbe Courtet serait dépossédée dudit bien, soit par les créanciers de l'hérédité dudit feu Courtet et de ladite Praicheur, ses père et mère, les choses demeureront et ledit affranchissement nul n'étant fait qu'en faveur de ladite damoiselle Courtet et des siens à perpétuité et sans qu'à la présente dame puisse être déclarée peine comminatoire. Ainsi fait au château (le la Nocle, le 21 mai 1690. Reçu Amiot, notaire au bourg de Dompierre-sur-Vesvre.

7 février 1698. — Investiture et affranchissement par les seigneur et dame marquis de Monbrun, La Nocle, baron de Ternant, seigneur de la chfttellenie de Savigny-Poil- Fol, fait à Daniel Bonfils et à Barbe Courtet, son épouse, lesquels seigneur et dame, tant pour leurs hoirs, successeurs et ayant-cause, seigneurs de Ternant et Savigny, après avoir été pleinement informés des acquisitions faites par Daniel Bonfils et Barbe Courtet, son épouse, des biens des Durand, Carré et Blondiau, situés au village de Chauvetiôre, paroisse de Tazilly et Fléty alternativement, tant par décret passé par devant M. le Bailly de Ternant, le 4 novembre 1695, que par contrat reçu Lequin et Duregon, notaires, demeurant à La Nocle et à Luzy, les 23 septembre 1696 et le 5 janvier 1698 ont investi et investissent lesdits Bonfils et Courtet, sa femme, pour leurs acquisitions et par mesmes les ont affranchis et affranchissent et mis hors de lieu de toute servitude de bourdelage et mainmorte pour en jouir à l'avenir ledit Bonfils et Barbe Courtet, leurs hoirs successeurs et ceux qui en auront cause comme d'héritages francs et portés à cens portant lods et ventes et autres droits seigneuriaux, sous la rente censivière portée par les terriers desdits seigneur et dame, de leur baronnie de Ternant, une coupe d'avoine, mesure de Ternant, moyennant quoi lesdits seigneur et dame leur ont permis de faire mettre une girouette sur la maison qu'ils font construire dans le bien par eux acquis au lieu de Chauvetiôre, comme aussi de faire construire au lieu de Chauvetiôre un colombier si bon leur semble, ledit affranchissement ainsi fait moyennant la somme do trois cents livres ; présents Pierre Boiteux, marchand, et Jean Rousset, chirurgien à La Nocle.

1702. — Affranchissement de rente au profit de Daniel Bonfils et Barbe Courtet, sa femme, par Jacques Dupuy, chevalier, marquis de Monbrun, de la Nocle, baron de Ternant, seigneur de la chàtellenie de Savigny-Poil-Fol, et par dame Charlotte Dupuy- Monbrun, son épouse, lesquels ont vendu à Daniel Bonfils et à Barbe Courtet, son épouse, demeurant à la Nocle, toutes les rentes censiviôres et bourdeliôres et autres généralement quelconques sur tous les héritages acquis des Carré, Durand et autres au village de Chauvetiôre et lieux circonvoisins, à la réserve d'un boisseau d'avoine de cens par chacun an, le jour de la Saint-Martin, qui demeure hypothéqué sur lesdits biens, ledit affranchissement fait au prix de cinq cents livres tournois ; présent Philippe liôperon, bourgeois de Paris, et Pierre Boiteux, marchand.

25 février 1695. — Contrat d'acquisition par Daniel Bonfîls et Barbe Courtet, sa femme de la manœuvrerie de la Sarrée, Champ-Pezin, de la Forôt-Chenu, du bois do la Châtaignerie, appelés bois de Ternant, vendus par Jacques Dupuis, marquis de Monbrun, et dame Charlotte Dupuy, sa femme, au prix de cinq cents livres. Bonfils et sa femme seront tenus de payer en outre à perpétuité une rente annuelle de quatre boisseaux d'avoine et une poule, rendus conduits au château de Ternant, le jour de la fête de Saint-Martin d'hiver.

22 septembre 1715. — Contrat d'acquisition contenant le droit do poche accordé à Barbe Courtet par M. le marquis de Buous et la dame Charlotte-Cornélie Monbrun, son épouse, lesquels de leur bonne volonté, à la prière de Barbe Courtet, veuve do Daniel Bonfils, vivant intendant des affaires de deffunct M. le marquis de Monbrun, vivant seigneur de la Nocle, Ternant, Savigny-Poil-Fol,père de ladite dame de Buous, en considération des bons et agréables services rendus à la maison, et moyennant la somme de vingt livres, la gratifient du droit de poche pour l'utilité de sa maison do Chauvetiôre, avec toutes sortes de filets, dans la rivière d'Alaine, depuis le Moulin- Neuf jusqu'au Moulin d'Avrée. Présents, Micault, prêtre, et Toussin Lhéritier, marchand à la Nocle.

DIXME8 DE TAZILLT D'aPRÈS LE TERRIEU DE TERXANT APPARTENANT A MADAME LA

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