‹ MemoiresChapitre 85 sur 93 · CHAPELLE NOTRE-DAME DE TAZILLY · texte numérisé non relu

CHAPELLE NOTRE-DAME DE TAZILLY

12 février 1700. — Contrat d'acquisition de la chapelle Notre-Dame dans Téglise Saint-Denis de Tazilly par Daniel Bonfils et Barbe Courtet et damoiselles Estiennette et Anna Courtet, filles majeures, demeurant à Marsendet, sur Philippe Lhérault, écuyer, demeurant à Larochemillay, et honorable Lazare Lallemand, marchand à Luzy, et à son autorité dame Lazare Lhérault, son épouse, lesquels cèdent le droit qui leur appartient indivisément dans la chapelle Notre-Dame de Téglise de Tazilly, du côté de Tévangile, à la charge de payer ce qui revient du principal et des frais par lesdits Lhérault et sa femme à maître François Lardereau, procureur fiscal à Larochemillay, qui en aurait été inquiété par François Bonneau, à présent curé de Tazilly.

Est joint et attaché le contrat de ladite chapelle acquise par Louis Lhérault, écuyer, sieur de Marsendet, et damoiselle Bénédicte Danguy, sa femme, des sieurs et chanoines de l'église collégiale de Ternant qui sont : Jean Loreau^ prestrc, prévôt de Ternant; Léonard Chaussin, Gabriel Bouiller, Claude Loizeau, prêtres et chanoines de Ternant, lesquels ont donné et octroyé audit Lhérault ladite chapelle pour y être onsépulturés et y mettre leurs sièges en ladite chapelle sans que nul puisse y être enterré sans leur consentement, et de ceux qui de lui auront cause, lequel Lhérault pourra faire fermer à balustre sans toutes fois empocher les dévotions des paroissiens et curés, à charge d'entretenir de toute réparation et fera armer d'habits icelle chapelle fort honnêtement de ce qu'il sera requis pour célébrer la sainte messe, comme calice, patène, corporaux, voile, chasubles, la nappe, le mieux qu'il pourra et dont autres personnes que ledit Lhérault ne pourront prétendre aucun droit, le tout moyennant (jue ledit Lhérault et sa femme ont promis faire par fondation la rente d'icelle chapelle audit sieur prévost et chanoines, à la somme de vingt sols tournois de rentes payables au jour de la fête d'Assomption de Notre-Dame, d'année en année et d'icelle année en année à perpétuité semblable somme. Ladite rente assise sur un pré assis au finage de Tazilly, acheté par lui de Marc Chaussin, pré appelé le pré Chanot, de la contenance de trois chars de foin.

FOXDATIOX dY'X BAXC DAKS L ÉGLISE DE PLÉTT

26 septembre 1740. — Acte reçu Devaucoret, notaire royal à Lozy, par lequel Estienne Pefoux, prestre, curé de Fléty et Tazilly; Jean Blondeau, fabricien de Flély, permettent à Isaye Bonfils et Françoise Delaud, sa femme, de placer un banc proche la chapelle Saint-Jean et le pilier de Saint-Sébastien, vis-à-vis d'une fenêtre qui est dans le mur de Téglise, ledit banc de cinq pieds de largeur par devant et de trois par derrière et de six pieds de longueur, moyennant six livres en argent d'entrée de fondation et de dix sols de rente avec droit d*inhumation sous ledit banc, en payant les droits accoutumés audit curé et ceux de la fabrique quand en sera temps.

En cas de non-payement do la rente de dix sols pendant trois ans, y seront lesdits contraints au payement. Il sera permis auxdits et à leurs hoirs de retirer leur banc en payant les échus et seront exempts de la rente après Tenlèvement.

Protestation de Bonfils en qualité de fabricien contre Eustache de Chargère de Vaux, demeurant en la paroisse de Fléty, et Jean David, ci-devant curé de ladite paroisse. Ledit de Chargère se serait fait concéder pour une somme modique par ledit curé un banc avec mareliepied occupant une partie du chœur de Téglise de Fléty, lequel banc ne peut être occupé que par le patron ou le seigneur haut justicier; que le sieur de Vaux ne peut s*ériger en seigneur, que les fabriciens seuls et non le curé peuvent donner permission de sépulture, fait sommation à de Chargère d*enlever son banc et marchepied et de payer k la fabrique le droit de sépulture de feu son fils décédé depuis environ deux ans.

Protestation du même genre par M** Marie de Verdigny, dame de Chanault, noble d^extraction, ayant fief et justice moyenne et basse dans la paroisse de Savigny-Poil- Fol qui se plaint que le curé ait reculé son banc pour y mettre le banc de sépulture du sieur Fronton-Maillard, dans la nef de ladite église, le 16 mai 1681. Le banc dans la nef était réservé aux seigneurs justiciers, et de plus Targent de concession de sépulture ne devait pas être remis au curé qui l'avait gardé, mais aux fabriciens.

FILLES AUMONÉES. — UN OUBU DE DANIEL

18 septembre 1724. — Assignation à Barbe Courtet, veuve de Daniel Bonflls, par Georges Hanin, huissier au bureau des finances, chambre du trésor, au palais de Paris, y demeurant, paroisse Saint-Jacques, où s'étant transporté en la ville de Luzy pour recouvrer la somme due à trois filles aumônées de la paroisse de Savigny-Poil- Fol, par feu Daniel Bonfils, dépositaire, qui s*était chargé de la rendre pour trois filles de ladite paroisse, à sçavoir cinquante livres par chacune. D s'agit là de la fondation faite le 14 février 1588, par Ludovic de Gonzague et Henriette de Clèves, son épouse, pour le mariage de soixante pauvres filles de leurs terres par chacun an, à perpétuité.

(Nous espérons pouvoir recauser do cette bienfaisante institution de soixante rosières nivernaises, complètement oubliée aujourd'hui).

BILLET DE PUBLICATION POUR LE RÉTABLISSEMENT d'UN DOMAINE INCULTE

J. B. fait sçavoir par ces présentes aux habitants de F. qu'il va rétablir son domaine

dudit F. demeuré inculte depuis ans, à ce que les habitants, syndic, collecteurs de

ladite paroisse n*ayent à le comprendre aux impositions royales, conformément aux édits et déclarations du Roy fixant le taux de pareils domaines à rétablir.

Page 1