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TABERNACVLVM DEl CVM HOMINIB VS APOC . 21 .
(1) B. 484 : Àrch. du Doubs; — [abbé Richard, Recherches hisl. sur Neufchâlel, p. 89. 65. 200.
En 1884, la porte d'entrée d'un immeuble portait encore celte inscription :
il''
6940) 1620. JJÎS MRA . ANNA . JOSEPH . MENTEM .
SANCTAM t SPONTANEAM f HONOREiM . DEO f ET . PATRLE . LIBERA[TI]0[NJEM . GM. (»).
et on pouvait voir, dans deux maisons, d'anciennes tombes provenant de l'abbaye de Lieucroissant : Philippe de Scey (f 1362 ; frère Balthazar, prieur (f 1543); abbé Jean du Tartre, et Antoine, son frère (f 1545) (").
LU. — - Roohe-les-Blamont (Doubs). — Village de l'ancienne seigneurie de Blaniont. Il est cité sous le nom de Rupes dans une charte de 1040, par laquelle Hugues l^^, archevêque de Besançon, donnait à l'abbaye de Baume-les-Dames la propriété de l'église de ce village : altare quoquede Rupibus ('). Un siècle plus tard, nous voyons un certain Bernard de Roche apposer sa signature au bas d'une donation en faveur de l'abbaye de Belchamp : Bemardi de Hoca (1147) (*). En 1181, cette abbaye jouissait de quelques biens à Roche : apud Rochas^ dimidiam colungiam (^). Dans ce village, comme partout ailleurs, de petits fiefs, ou des parties de fiefs, appartenaient à différents seigneurs (meix Fautonville, Ballandieret de la Fougereuse) (•). Parmi les anciennes familles de Roche, nous citerons les Mathie. Gueutal, Mérot, Viénot, Frelot. Lanoir, Grosrenaud, Chasserot, Coulomb, Guidot, Louis, Montagnon, Nourry, Vurpillot, etc. {'].
L'église de Roche possède une ancienne cloche qui porte cette curieuse inscription :
(1) V. Annuaire du Doubs, par Jules Gauthier, 18S4, p. 79.
(2) Rapprocher rinscriptionn*' 691 de l'inscription n» 4^9.
(3) Trouillat, I. p. 171.
(4) Tueley, Cartulaire, p. G6.
(5) Ibid., p. 93.
(6) E. b91. f^92 : Àrch. du Doubs. Le premier seigneur de Roche qui nous soit connu s'appelait Thiébaud et vivait vers 1310. Ses descendants prirent le nom et le titre de seigneurs de Blamont vers la fin du XIV* siècle.
(7) E. 8j7. 898 : Àrch. du Doubs.
6950) LAVDATE DOMINVM IN CYMBALIS BENE SONANTIBVS
te Atvim laudamus t
MAVRIT^A DIESBACH CAN BISVNT AC 9MEN PRIORA VALUS CLVSE •FlERi FECIT ANNO 1588
PARRAINS . CLAVDE . DE . RYE . CLAVDE . RENE . DE . RYE .(' MARRAINNES . JEANNE . ET . HELENE . BONVALOT . DICTX . DE . COTTABLE . 1588 .
Cette cloche porte les armoiries des Diesbach et du prieuré de Vaucluse. Nous connaissons l'histoire de ce monastère, grâce à la belle étude de M. Ul. Robert (*).
Le village de Vaucluse (canton de Maiche), autrefois Vallis clttëa, Vallis clausa, Valchisa, Valcluse, Vaulcluse, est mentionné pour la première fois dans Tacte de partage entre Louis le Germanique et Charles le Chauve (•). Le prieuré fut cédé à l'ordre de Cluny en 1107. Les seigneurs de la Roche en étaient les bienfaiteurs; aussi plusieurs d'entre eux y furent-ils inhumés. En 1290, il y avait à Vaucluse un prieur et quatre religieux. Au commencement du XIV<> siècle, la décadence du prieuré s'accuse fortement ; vers 1303, le monastère tombe en ruines. Il se releva vers 1350. Les églises de Dampjoux, Provenchères, Saint-Maurice, Chamesey, Soulce, Dampierre, Dannemarie, Pierrefontaine et la chapelle de Montjoie en dépendaient. Au XWi^ siècle, les prieurs appartiennent à la famille des Diesbach d'origine suisse. Maurice de Diesbach, dont il est question dans l'inscription précédente, fut prieur de 1584 à 1595. Il était docteur en droit, chanoine et ofTicial de Besançon. Il mourut et fut enterré dans cette ville en avril 1595 (*}. Il avait été nommé à l'archidiaconé de Salins le 24 novembre 1593.
Au commencement du XVII^ siècle, les revenus du prieuré de Vaucluse, qui étaient de 2.000 livres, furent répartis entre
(1) V. Art. Saint-Hippolyte, et abbé Loye, Histoire du comté de la Roche... p. lei
(2) Monofraphie du prieuré de Vauclusu^ ordre de Saint-Benoît, IX*-1IX* siècle. Mém. Soc. Em Mont. 1888, p. 1-91.
(3) Dom Bouquet, Recueil des historieiis des Gaules, T. VII, p. 3t.
(4) G. SÛO : Arch. du Doubs.
les professeurs de TuDiversité de Besançon. Le prieuré perdit peu à peu ses droits sur certaines églises de Ja contrée et l'archevêque y nomma directement des curés. A la fin du XVIl^ siècle, un grand relâchement se faisait sentir dans le monastère. La Révolution le ferma. En 1793, il servit de prisi>n et, dans le cours du X1X« siècle, il fut occupé par une fabrique de toile et tissus.
LUI. — Saint-Dizier (Territoire de Belfort). — Très ancien village, qui fit partie pendant de longs siècles du comté de Belfort. D'après l'auteur anonyme des Actes de Saint Dizier, cette localité existait déjà vers 670, au moment où le saint, venant d'Allemagne, se rendait en Burgondie. 11 y avait là un petit oratoire construit en l'honneur de Saint-Martin, et des cultivateurs assez nombreux habitaient dans les alentours. La légende ajoute que ce lieu s'appelle Saint-Dizier, ou, plus exactement, le mont de Saint-Dizier (»). C'est probablement dans les premières années du VUI® siècle que cette nouvelle appellation devint courante. Mais ce n'est qu'au X^ siècle que le village est nommé pour la première fois dans une charte : en 913, Conrad 1°', roi d'Allemagne, confirme à l'abbaye de Murbach ses privilèges et la possession des églises de Saint- Dizier, de Sainte Suzanne et de Délie : basilicae videlicet Sancti Desiderii et Sanctae Susannae Dadilaque (*)... Dans une charte de 1232, nous lisons que Saint-Dizier, Croix et Délie, appartenaient au comte Ulric de Ferrette. La môme charte cite quelques personnages de Saint-Dizier : Willermus plehanus de Sancto Desiderio^ et Joliannes vicarius ejus.., Rodolfus villicm de Sto Desiderio (•).
Véglise de cette localité est très ancienne. Si nous n'avons retrouvé aucune inscription qui pût nous donner des précisions certaines sur ce point, nous avons recueilli, cependant, des indices qui ne sont pas sans valeur : le clocher a été surélevé à une époque récente; or, les travaux exécutés ont laissé subsister la forme antique du clocher primitif. I) autre
(1) Trouillat, I, p. 56 : Extrait des Actes de Saint- Dizier^ § 5.
(2) Ibid., p. 127-128.
(3) Ibid., p. 525, 526.
part, une pierre de taille qui est entrée dans la construction du vieux clocher et qui estvisibleà droite, a conservé un fragment d'inscription très ancienne, comme le prouvent la forme et la grandeur des lettres :
Oa sait aussi que des fouilles ont mis au jour d'antiqves tombeaiuc et que l'église actuelle est bâtie sur un ancien oratoire chrétien ('j. A l'intérieur, un baptistère porte cette inscription :
697») J.ls 1774.
A côté, on voit un sarcophage dressé contre la muraille. A l'extérieur, dans le cimetière, nous n'avons noté qu'une inscription intéressante, sur une croix de pierre :