AN. 8. I. B
XI. — Boncourt (Suisse). — Village de l'ancien évéché de Baie, mentionné dans une charte de 1140 (Bononis Curia) ('). Le prieuré de Lanlhenans et le monastère de Grandgourd y eurent des possessions dès le XIV siècle (*). Une famille noble y existait à la même époque ( Valnerus miles de Boncurt) (^) et s'y maintint plusieurs siècles (Pierre de Boncourt (1233) (*) ; Hugues-Jean de Boncourt, notaire publique à Besançon (1238) (*); Ambert et Margot de Boncourt (1282) («); Jean de Boncourt (1406) (');
(1) Tpouillat ï, p. 280.
(2) Trouniat ], p. 302 et II, p. 28 (1147 et 1187).
(3) TrouHlat I, p. 353.
(4) Trouillat I, p. S29.
(5) Trouillat H, p. 530.
(6) Trouillat II, p. 354.
(7) Trouillat V, p. 20i.
Henri et Renaud de Boncourt (1416 (*) ; 1432) («) Les limites entre Tévéché de Bâle et la seigneurie de Délie n*étaient pas très bien définies au XV® siècle, puisque nous voyons le duc d'Autriche et l'évéque de Bàle faire dresser une enquête à Délie au sujet de leurs droits respectifs à Boncourt (1481) (').
En 1792, la seigneurie d'Ajoie se composait de 29 communes, formant cinq mairies : la mairie d'Aile; de Bure (Bure, Boncourt, Buix, Gourtemaiche et deux fiefs relevant directement du prince-évêque : Milandre et le Mairas) ; de Chevenez (Chevenez, Damvant, Grandfontaine, Roche-d'Or, Réclère, Rocourt, Bressaucourt) ; de Cœuve et de Courtedoux (*).
Dans le cimetière de Boncourt, on voit une croix qui porte cette inscription :
Une tombe du XVl*^ siècle est si usée qu'il est impossible d'en lire l'épitaphe. Quelques tombes du XVIil® siècle existent encore :