CAT . IN . PAGE
AMEN
237o) CY.GIT.LE./ CORPS.DE./ PIERRE./ FRANÇOIS./ DUPRÉ.DE./ MILLAN/DRE. NÉ. LE./ o JUIN. 1791./ DECEDE. LE. 15./ MARS 1797.
2380) CY. GIT. / LE. CORPS. / DE. GATE / RINE. DUPRÉ. NÉ / GELIN. DÉCÉ/DÉ. LE. 4./ SEPTEM/BRE. 1788./ ÂGÉ. DE. 70./ AN. REQUI / ESCAT. IN. PAGE./ AMEN.
Boncourt possède d'anciennes maisons, La maison Julie Prêtre est de
239") looiî
(1) Troulllat V, p. 245.
(2) Trouillat V, p. 768, 769.
(3) Trouillat V, p. 549.
(4) Trouillat II, p. cxxi-cxxii.
La maison Charles Prêtre porte ces inscriptions : 240«) 1632 (corps de logis)
241*) 1655 IVC (grange).
Enfin, on lit sur la grange Kilger cette inscription : 24E«) I G K
CHM lis CPT
XII. — Bourguignon (Doubs). — Village de l'ancienne prévôté de Mathay, qui, à partir du XIV® siècle, fit partie du domaine des sires de Neufchâtel-Bourgogne (*). Son nom indique clairement une origine burgonde. Comme Técrit M. Th, Perrenot, Bourguignon dût être primitivement villa Burgundionum, ou villa de Burgundionibus {*). Mais ceci nest qu'une hypothèse, car la plus ancienne mention de cette localité ne remonte pas au-delà de 1306 ; en cette année, il est question d'un ciiene de Bourgoingnons ("). Bourguignon possédait une chapelle qui eut une certaine notoriété : la chapelle Sainte- Anne, où l'on voyait une relique provenant, disait-on, des martyrs de la légion thébaine et donnée par Claire-Eugène, princesse d'Aremberg. Elle avait été fondée et dotée par Eve Bannelier, femme de Jean Guyot, de Maiche. Elle fut détruite en 1635 par les Croates, et réédifiée par Jean-Claude Bongenet, curé de Villars-sous-Ecot, et par Anne-Paule de Malbouhans, petite-nièce d'Eve Bannelier (*).
Il existe encore à Bourguignon un ancien château qui est devenu une ferme. Au-dessus d'une porte, qui est actuellement murée, on lit cette inscription en minuscules gothiques :
(1) Loye, ouvr. cité, p. II,
(2) Ouvr. cité, p. 95.
(3) Ibid., p. 25.
(4) E. 1668 : Archives du Doubs. — V. abbé Richard, Recherches historiques et statistiques sur l'ancienne seigneurie de Neufchâtel. 1840. p. 266.
243) âieu te soit en eue- 2. bannelicr et la r^e marie acy* amen* fait la xvc et xxvi.
Ce qui veut dire : Dieu te soit en aide. z. Bannelier, et la vierge Marie aussi. Amen. Fait Tan 1526.
Les Bannelier étaient les seigneurs de Bourguignon. Ils portaient d'argent à un sanglier rampant de sable. D'après Sucliaux, c'était une « famille de Besançon qui ligurait déjà parmi les co-gouverneurs de la ville en fonctions l'an 1291. Elle fut alliée aux Cliifflet, aux Guyot de Maiche » (*), et aux Malbouhans.
Beaucoup de vestiges d'anciens édifices ont été employés pour la réfection de maisons modernes. Signalons quelques dates qui se voient encore sur plusieurs bâtiments :
2440) 1. J.ftS. B/ 1725
246<») lïls / D. S. B. 1725 (maison Tiphine)-
246«) ils / 1725. M.S.T.
247«) G J.ls S/ 1732.
Xni. — Bourogne (Territoire de Belfort). — Ce village faisait partie autrefois du comté de Belfort. Les Romains y ont laissé des traces. Les Burgondes vinrent s'y établir probablement vers le VI® siècle, comme le prouvent les nombreux ossements qu'on vient de retrouver sur l'éminence qui est désignée sous le nom de la Côte, Le cimetière barbare, l'un des plus riches en armes et en ustensiles parmi ceux qui ont été reconnus jusqu'à ce jour, permet de supposer, par le nombre des tombes, que l'agglomération burgonde qui occupait ces parages était très importante; par certains bijoux, que quelque grand chef y habitait ; et, par l'absence d'armes dans les tombes les plus récentes, que les Burgondes avaient quitté la
(1) Louis Suchaux, Galerie héraldonobiliaire de la Franche-Comté. Tome I. p. 41. 1878. — V. aussi Annuaire du Doubs, 1880, p. 67 : Armoriai de Franche- Comté.
vie guerrière pour s'établir définitivement à Bourogne comme agriculteurs (*).
En 1150, un certain Lambert est decanus deBoronia{*). En 1325, un noble, Perrin de Borogne, est vassal des sires de Neufchâtel- Bourgogne ('). Les Neufchâtel possédaient, au moyen-âge, ce village en franc-alleu. Par le mariage d'Ulric II de Ferrette avec Jeanne, fille de Renaud de Bourgogne et de Guillemette de Neufcliàtel, une partie de cette terre passa à la maison de Ferrette. Jeanne épousa en deuxièmes noces Raoul de Hesse, marquis de Bade. Ses filles se partagèrent sa succession en 1347. Bourogne échut à Ursule de Ferrette, qui vendit son lot à Albert, duc d'Autriche. La maison d'Autriche posséda Bourogne jusqu'à la réunion de l'Alsace à la France (1648). Louis XIV donna ce fief au cardinal de Mazarin ; ses héritiers en jouirent jusqu'à la Révolution. — Une autre partie de Bourogne fut apportée en dot par Bonne de Neufchâtel au comte Guillaume de Furstemberg (commencement du XV^ siècle). Le 18 novembre 1522, Guillaume céda cette terre à Hannemann de BrinighofTen, à titre de récompense pour a de bons et loyaux services rendus pendant dix-sept années )). U. de Brinighoflen était bailli d'Héricourt. En 1524, il entrait en possession de son fief. Ses descendants devinrent protestants, comme le prouvent Tépitaphe de Marie Emérence de Gohor, et une note que nous avons retrouvée dans un vieux registre de Dambenois : « Le S' de Brinighoflen, seigneur de Bourogne, ayant fait une donation de cent livres à l'église de Dambenoy pour être données aux pauvres, la ditte somme a été distribuée comme s'ensuit... » (*) L3 dernier des BrinighofTen donna en 1738 sa seigneurie à sa nièce, Antoinette-Maximilienne de Bâville, qui devint Madame de la Faye. Cette terre passa ensuite à Pierre Merlin de Saint- Dizier, lieutenant du roi (1767), et, par sa fille, Marie- Claudine, à François Meinrad de Barth (1781) (*)
(1) V. dan«ï le Bulletin archéologique, 1908, 1" livr. p. XLVlï, et 1909, lll< livr. p. 282-33i, les notes si intéressantes de MM. Lablotier et F. Scheurer sur les fouilles qu'ils ont exécutées 'a Bourogne de 1907-1909.
(2) Viellard, ouvr cité, p. 2fô.
(3) Loye, ouvr. cité, p. 120.
(4) Registre des deniers sacrés de l'église de Dambenoy.., commencé le 28 octobre 1749.
(5) A. Janvret, Coup d'œil rapide sur l'histoire de Bourogne duXIV^ siècle à la Révolution {La Frontière, 2 nov. 1890) ; — Des noms et surnoms de Bourogne, Délie. 1889.
Les armoiries des Brinighoflen étaient : de gueules chape d'ai^ent à une pointe de gueules ; et celles du village de Bourogne : d'azur à un mouton d'argent surmonté de la lettre B d'or (').
Les deux tombes, dont nous allons reproduire les épitaphes, ont été placées dans le chœur de l'église de Bourogne :
248°) ANNO. DNL 1.55.9. VFF.
DEM. ZEHENDEN. TAG.
OCTOBRIS. SCHTVRBE.
DER. EDLEN. VND.