‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 67 sur 159 · CAT . IN . PACE · texte numérisé non relu

CAT . IN . PACE

AMEN

Cette inscription est assez curieuse par le mélange de lettres de formes bizarres. L'U est formé de trois traits (U); l'R, de deux traits (F) ; l'N, de trois traits (D).

Quelques maisons sont du XVl® siècle ; mais elles ne sont pas datées. Les inscriptions que nous avons pu relever sont relativement récentes :

377<») 17 M jSs V 01.

(Maison Girardot : d'après la tradition, les matériaux employés à la construction de cette maison proviendraient d'un ancien couvent).

(1) Tuetey, Carlutaire, p. 13.

(2) Ibid., p 87.

(3) Richard, Recherches sur Nevfchâtel, p. 47.

3780) 1769 (Presbytère).

3790) PM. 17 :::3 79 B (Maison Cordier).

380o) 17. CAL. 97 (Maison Carmont).

Nous avons noté trois plaques de cheminées du XVII1« siècle

3810) 1710 / jIlS (Maison Girardot).

382") 1779 (Maison Cordier).

383o) 1797 / PSC (Maison Carmont).

XXXI. — Etobon (Haute-Saône). — Village qui était anciennement, comme nous l'avons vu, le chef-lieu d'une petite seigneurie et qui posséda, du XIII^ au XV« siècle, un chéteaufort très bien situé. En 1256, il est question d'un Viet d'Estobon, curé; en 1281, d'un Wernerius d4^ Eslobon (*). Ce Vernier d'Etobon fut le dernier de sa famille. En 1280, Thierry 111 s'empara de la seigneurie d'Etobon qui passa successivement entre les mains de Renaud, Hugues et Eudes de Bourgogoe, pour retourner définitivement aux comtes de Montbéliard (1362) (*). Le château d'Etobon fut occupé à plusieurs reprises par des seigneurs étrangers, et particulièrement au moment du passage des Ecorcheurs, par un émissaire de Thiébaud de Neufchàtel, Jean de Saint-Méry, le 28 août 1444. Le sire de Neufchâtel s'engageait à rendre cette petite forteresse aux comtes de Wurtemberg quand i)s lui en feraient la demande ('). Le châtelain d'Etobon était alors Guillemin Curie {*). Thiébaud de Neufchàtel prétendait, par cette occupation, sauvegarder et conserver en bon état cette place forte (*). Quand, plus tard, il

(l) Bcsson, Mém. hist. sur Vabbaye et la ville de Lure, P.just, n» VI, p. 202 et pr. VI H, p. 105.

(2; P.-F. Beurlin, Recherches hist. sur le comté de Montbéliard^ p. 15 4.

(3; Tuetey, Les Ecorcheurs, 1, 339.

(4) Ibid . Il, p 15.

(5) Ibid., II, p. 18.

fut mis en demeure de la rendre, il attendit des ordres plus pressants et exigea des dédommagements.

Aujourd'hui.il n'y a plus trace de château ; c^est à peine si, parmi les amas de pierres, on remarque encore des vestiges de fossés.

Dans le temple, deux pierres tombales se voient dans la sacristie. En voici les épitaphes :

3840) ANNE MARIE 885o) CY GIST ET REPOSE LE (pe)

FILLE DE PIER TIT CORPS DE lEAN GE (or)

RE DIENY . MINI GE NICOLAS FILS DE lEAN

Page 1