AQUILA . NON . CAPIT • MUSCAS
(1) Montbéliard au XVIIh siècle, p. 219. V. p. 384, rénuméraUon de» ouvrages de Surleau.
SigaaloDs un plat en terre émaillée, qui appartient à madame veuve Lorenne et qui représente peut être Tancien château et l'ancienne église catholique de Mandeure ; il porte la date :
La chapelle Saint-Symphoriev, qui se trouve de Tautre côté du Doubs et qui a une origine très ancienne, conserve une inscription quelque peu énigmatique, encastrée dans le mur qui fait face à Mandeure. En voici le texte :
483«) ^ TlHm : lïl: CGC: Z : XXYI :
"OenXXZ : BGYÏ\IGÏ\ l VIII i IOÏ\j^ : GXP : X i ^J^ i CI : GlGT i DG :
aj^iGj^ : D&niG ! il^HnnG '.
ai : moïij^i : Bï\omon : gï\g :
EGOimG :
11 s'agit évidemment ici d'une épilaphe composée à l'occasion de la mort de dame Jeanne, femme de Fromon, seigneur de Mandeure. Nous n'en connaissons qu'un : Fromont de la Sale, sire de Grandvillars, vers 1300 {*). Le texte de Tinscriptiou funéraire peut se rétablir ainsi : L'an mil trois cent et tingt-six, dans février huit jours et dix : ci-git dame Jhanne ck Usies.,. (*) Monsi Fromon.,. femme. Deux mots restent inintelligibles, le premier et le dernier de la cinquième ligne.
XLI. — Mathay (Doubs). — Village qui faisait partie des domaines des sires de Neufchâtel-Bourgogne. Dans une bulle de 1143, il est question de : ecclesinm sancti Pétri Majestatis {*) ; en 1 148, d'un Bernardus de Maste (*) ; en 1162, d'wn Theodoricus de
(1) Rtchard, Recherches aur Neuf châ tel, p. 118.
{*Z) Usiers, ancien château qui a donné son nom à Goux-les-Usiers, canton de Levier (Doubs).
(3) Perreciot, Alin.pour 4189, p. VZ^ : bulle du pape GélesUn II.
(4) Viellard, ouvr. cité, p. 2C6.
Soys, praeposittis de Maste (*). La prévôté de Mathay, qui existait donc déjà au XII® siècle, et qui comprenait les villages de Mathay, Lucelans, Bourguignon, Ecot et Bavans, fut d'abord sous la juridiclion de l'abbaye de Baume les-Dames, puis passa, au commencement du XIV*' siècle, aux sires de Neufchatel.
Dès le XII® siècle, on voit paraître à Mathay une famille noble qui n'avait aucune juridiction sur les sujets delà prévôté. Des chartes de cette époque signalent un Jean, chevalier de Mathay, comme bienfaiteur de Tabbaye de Lieucroissaut. Au XIII® siècle, cette famille s'allia à celle de Saint Maurice-en- Montagne. Au XVI® siècle, Mathay passa à la maison d'Arberg, par le mariage de la veuve de Jean V, Françoise de Grammont, avec Claude-François d'Arberg et de Vallengin. En 1700, ce fief va aux Lallemand par le mariage d'Olympine, comtesse d'Arberg, avec Charles-Baptiste, comte de Lallemand. Les Lallemand portaient: d'argent, à la fasce de sable accompagnée de trois-tierces feuilles de gueules deux en chef et une en pointe. Leur devise était :
484°) VINGIT IN BONO MALVM .
La maison noble de Mathay portait : d'azur à une mélusine de carnation couronnée d'or, issante d'une cuve de même (').
Véglise de Mathay renferme plusieurs tombes, dont l'une, d'un noble indigène, est très usée, dont les autres sont trop récentes pour que nous en parlions ici. Au-dessus de la porte principale, on lit cette date :
Au-dessus de la porte latérale de droite :