‹ MémoiresChapitre 29 sur 62 · SUPPLEMENT · texte numérisé non relu

SUPPLEMENT

Dans notre note offerte à la Société (SéaBce du 3 mai) , nous avions constaté de nombreuses lacunes bien évidentes dans la série des espèces appartenant aux étages supérieurs. Nous venons en combler quelques-unes. Offerte en don au Musée de Mond^liard, la collection de notre regretté collègue M. Flamand , nous a fourni d*utiles renseignements : les quelques heures que nous avons consacrées à la détermina* tion provisoire des fossiles jurassiques du Musée , nous ont donné la connaissance de quelques faits importants , et , en outre , une visite au Ptérocérien de la côte de Rôce nous a procuré deux fossiles intéressants : Acrosalenia deeorata et Comatula Desori,

Ces nouvelles données sont inscrites dans ie tableau suivant.

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ACROSALENIA DECORATA , Wright.

MUnia, J. Haime, Pict. — Acrosalenia, Wright, Cott. Des. Et.

Cette espèce qui est rare , tout en ayant une grande extension géographique et des niveaux bien distincts, a été trouvée par H. Flamand dans les calcaires subcompactes à la base du Corallinien de la Petite-Hollande.

Nous avons retrouvé cette même espèce à la côte de Rôce dans les Marnes à Ptérocères.

M. Bonjour nous Ta communiquée des environs de Champagnole , sans indication précise de niveau ; le faciès de la roche nous la fait rapporter à celui-ci.

PSEUDODIADEMA FlAMANDI , Et.

Grande espèce subpentagonale , voisine de taille et de forme du P8. hemisphœricum , dont elle se distin^e immédiatement par ses tubercules moins nombreux , plus gros , et ne dépassant pas le nombre 12. Les autres caractères différentiels sont des cercles scrobiculaires complets , les séries intermédiaires moins nettement doubles , rormées de tubercules trèsfaibles, plutôt disposés en séries internes; les semitubercules plus petits que les tubercules , et diminuant rapidement de taille dans la partie supérieure de Tambulacre , un peu au-dessus de Tambitus , d'où une petite diminution de largeur en ce point ; dans les ambulacres à peine quelques granules intermédiaires plus grands , et non disposés en séries. Appareil apicial inconnu. Péristome moyennement grand , à échancrures larges et profondes; lèvres ambulacraires près de deux fois plus grandes que les autres.

Diam. = 50 """; haut. = 26 °*"; diam. du périst. = 24 -"■.

Glypticien. — Beaucourt. — Rare.

Hemicidaris Hofmanni , Des.

L'espèce donnée par M. Cohtejean sous le nom de H. mitra, Ag. ne nous parait pas autre que celle de Rœmer. Cale, à Cardium^. — Petite-Hollande. — Rare.

Hemidiadema Stramonium, Ag.

Hemicidaris, Ag. Cott. — Var. Des. Syn. pi. 10 , fig. 4-5.

L'unique individu que nous avons examiné est exactement représenté par la fig. des EeMnodermes suisse (pi. 19, fig. 18-i 4) , et par coittéquent a les senîtutorciiles moins espacés que dflfls e^ du Sympsis.

Câe. k Carbis. -^ La Baume. — Très-nve.

CiDARis Flamandi, Et.

Radiole aplati, trigone, court, épais, subcylindrique à la base , nrès de la surface articulaire , puis diminuant insensiblement a'épaisseur pour finir en lame à l'extrémité; pas de sillons latéraux ; Tune des faces plane , les autres un peu convexes , les arêtes arrondies. Collerette nulle ou confondue avec k tige; anneau étroit, très-rapproché de la facette qui est large et qui ne parait pas crénelée. Ornements consistant en très-fines granulations , parfois dirigées en lignes , surtout près du som* met , oh en outre s'élèvent quelques saillies striées et granulées également.

Long. = 35 ~ ; larg. = 10 ™; ép. = 3 """.

Ptérocérien infér. — Beauregard. — Très-rare.

Le radiole le plus voisin de cette espèce est notre dd. costata ; ici les carènes, les côtes sont beaucoup moins marquées, la grande face plane; comparés à ceux du Cid. triptera, ees mêmes caractères différentiels sont beaucoup plus aceentués.

On trouve souvent la base du Babdocidaris Orbignyana disposée comme dans notre espèce ; mais celui-ci reste toujours long , trigone , et souvent garni de fortes épines.

COMATULA DESORI, EU

Assez grande espèce , à pièce basale épaisse, dont les rayons stellaires sont très-étroits; supérieurement , au bord une perforation qui paraît se continuer dans l'intérieur; inférieurement les rayons sont séparés , par des sillons assez profonds , d'une partie médiane sillonnée elle-même ; d*où une apparence d'étoile à 10 rayons. De nombreux bras adventifs , dont l'insertion est profonde et en apparence double (en 8) par deux fortes saillies médianes; ces bras disposés en 20 séries, savoir: 10 principales un peu enfoncées , portant chacune trois bras ; les autres portées sur les côtes intermédiaires , formant deux impressions très-étroites et allongées ; d'oii 50 bras. Pièces supérieures inconnues.

Diam. = 44 "">; épaîss. = 5 "^.

Ptérocérien. — Côte de Rôce. — Très-rare.

Quoique ceUe espèce nous soit iocomplètement connue , nous n'hésitons pas à la séparer de la Corn, costata^ avec laquelle elle a le plus de ressemblance ; ses bras adventifs sont plus nombreux et son étoile articulaire plus étroite.

GENRE DENDROHELIA.

Polypier dendroîde , à gemmation nombreux , irrégulière^ quelquefois spirale ; cœnenchyme bien développé et très-compacte, surtout dans la tige mère. Polypiérites costulés seulement près du calice, et les intervalles couverts d'une granulation très-forte. ColumeUe styliforme ; cloisons in^es , non dentées , non débordantes.

Ce genre a la plupart des caractères des AeroheUa , moins les cloisons extrêmement développées, et de plus une columelle.

Dendroheua coalescens, Et.

Thamnastréa sexradiata. Th. CoU. — Stylina coalescens ? Goldf. Petref.

Polypier branchu , commençant par une base élargie , puis formé de rameaux serrés, très-inégaux , à surface irrégulière, droits ou courbés , anastomosés. Calices saillants , les cAnes renflés , de petit diamètre , assez profonds ; intervalles phis ou moins grands suivant l'âge et la grosseur de la tige. Calice ouvert dans toute sa hauteur ; cloisons droites , inégales suivant les ordres ; deux cycles ; les secondaires peu dévdoppées , les primaires un peu débordantes, toutes soudées à la columelle par des trabiculins espacés. Les intervalles des calices garnis d'une grosse granulation , s'érigeant en côtes seulement sur les calices et surteu t près du bord ; 4 cycles.

Diam. du cal. = 4 V» °*°*; dist. des centres calicinaux = 2 à 5 "" ; en moyenne = 3 ™ ; diam. des branches = 42

Zoanthairien. — Rare.

PlEUROSMILIA CECILIiE, Et.

Esfbcst d'assez petite taille, peu élevée, à calice peu profond , fortement elliptique. Cloisons très-inégales , les primaimaires et les secondaires très-fortes et ayant 3 à 4 fois l'épaisseur

des suivantes ; quelques tertiaires Toisiœs du grand diamètre , intermédiaires entre celles-ci et les tertiaires propres, d'où i6 grandes cloisons ; les tertaires arrivant presque jusqu'à la cdumdle, les autres inégales suivant les ordres, ei partageant régulièrement la distance du centre au bord ; en tout 120 cloisons , dont le dernier ordre rudimentaire. Cdumelle très-large et très-épaisse.

Cale, à Hactres. — Arbouans. — Rare.

Haut. = 25 à 30 "" ; diam. = 35 sur 25 °"".

Comparée à la PL Virgtdina, cette espèce a le calice plus elliptique et une beaucoup plus grande différence d'épaisseur encore entre les cloisons principales et les autres.

ASTROCŒNIA BOIGEOU , Et.

Petite espèce que nous ne pouvons différencier aujourd'hui de notre espèce du Corallien que nous avons désignée autrefois sous le nom de Ast. SancH-Mihieli ; devant le petit nombre d'individus que nous avions rencontrés , la taiUe moindre des calices nous avait paru seulement constituer une variété. Cette même taille retrouvée ailleurs et dans des conditions différentes nous semble un caractère distinctif.

Cale, à Cardium. — Petite-Hollande. — Très-rare.

Stylina Mdstoni , Et.

Espèce en masse amorphe ou lobée , appartenant au système octoméral ; deux ordres ae cloisons dont le dernier très-faible ; eolumelle profonde, paraissant avoir été assez forte; gemmation assez abondante; calices serrés, peu inégaux; côtes non observées.

Diam. des calices = 2 '/» ""; des polyp. =: 4 "■'•

Calcaires à Corbis. — Baume. — Rare.

L'espèce la plus voisine est notre St. Waldeckensis ; elle ne peut être confondue avec elle à cause de ses calices et surtout de ses polypiérites plus petits , qui lui donnent une physionomie différente. Ces mêmes calices sont plus grands que ceux de la SL octonaria.

Stylina hexaphtllia , E. H.

Cryptocœnia, d'Orb. Prod. — StyUna, E. H. Polyp, paléoz, et Hist. du Corail.

Polypier en masse amorphe ou en tète lobée. Calices

très^-serrés , presque sans intervalles , peu élevés , à muraille tranchante, circulaires, peu profonds; 3 cycles , le premier allant presque jusqu'au centre; le second très -faible; de grosses côtes correspondantes aux cloisons , courtes , non oonfluentes ; pas d'mtermédiaires visibles.

Gomme cette espèce est incomplètement connue , nous avons cru devoir donner les caractères des individus que nous avons étudiés.

On en trouve de beaux spécimens dans les Calcaires à Corbis ; le diam. des polypiérites est de 4 Vs ^t rarement 5 "". L'individu trouvé dans le Ptérocérien de Rôce a ses calices un peu plus serrés ; il est vrai qu'il est jeune et que la gemmation est très-abondante.

GONIOLINA GEOHETRICA , BUV.

Chôma, Rœm. Nord. Ocl. Suppl. p. 35, pi. 18, fig. 39. — Sphcmtes regularis, Quenst. Hand. p. 030 , pi. 01 , fig. 25. — GanioUna geometrica, Buv. Meuse, p. 47, pi. 32 , fig. 38-39. — Terebratula elaveUata, p. 325, pi. 25, fig. 9-10.

Cette espèce se trouve déjà indiquée dans l'ouvrage de M. Contejean ; ce qui a trompé notre excellent ami , c'est qu'elle est recouverte d'une valve à'Ostrea.

Ces espèces ne sont pas les seules que nous devrions avoir à rappeler ou à décrire ; elles sont trop mal conservées pour que nous ayons pu donner des caractères suffisamment précis de reconnaissance.

IVOTES

sur le Patois de l'aneienne Priacipauté

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