‹ MémoiresChapitre 30 sur 62 · DE MONTBÉLIARD · texte numérisé non relu

DE MONTBÉLIARD

Le Patois de Tascienne Principauté de Hontl)éliard est une des mille nuances des patois romans , parlés dans tous les pays de langue française , et qui passent , par des transitions plus ou moins ménagées ou plus ou moms brusques , en allant du nord au sud , des sons sourds et de l'allure calme de la langue d'oui , aux sons vibrants et au mouvement rapide et saccadé de la langue d'oc.

S 2- Le patois du Montbéliard est , au fond , une des formes les plus caractérisées du dialecte francomtois , et tient le milieu, comme ce dernier , et celui du pays de Porrentruy , ,entre le patois lorrain , et les patois suisses et méridionaux.

Indépendamment du fond , qui est essentiellement latin ou roman , avec un mélange d'éléments celtiques et germaniques» une des propriétés distinctives de notre patois réside dans l'accent, qui revêt, avant tout, l'intonation francomtoise , et qui porte en outre la physionomie toute spéciale de l'accent unique et incommunicable du pays de Montbéliard.

Notre patois se distingue encore par quelque chose de lourd , et en même temps , de goguenard et de burlesque , qui imprime souvent aux choses les plus sérieuses , un cachet de singularité , qui porte à rire.

Les sons et les articulations dont se compose le patois du pays de Montbéliard , présentent quelques originalités , qu'il importe de bien saisir.

Les plus importantes sont :

1/ La nasale in, qui se prononce toujours, non pas en faisant dominer le son de Ya, comme dans pain ou pin; ni le son de Ye , comme dans rein ou seim ; mais toujours le «son de Yi, comme dans la préposition latine in, en ayant soin de ne pas faire sonner la consonne n , mais de la réduire au son nasal combiné avec t tout pur,

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