‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 134 sur 204 · RECHEBGHES SUR LA POPULATION DE LA GÉNÉRALITÉ · texte numérisé non relu

RECHEBGHES SUR LA POPULATION DE LA GÉNÉRALITÉ

St-Saëns s'étaieut accrus. Âumale, Gaillefon laine, MesDières, Neufcbàtel, Sommery avaient diminué.

Arthur Young (1) exprime son étonnement et ses regrets de voir qu'il n'y eût pas en France plus d'un quart de la population qui habit&t les villes, « circonstance, suivant lui, très-remarquable, parce que, selon les observations ordinaires et fondées sur les Taits , les pays florissants partageaient la population par moitié entre les villes et les campagnes. » Young eût pu se rassurer en observant que le prétendu progrès qu'il appelait alors de tous ses vœux était en train de s'accomplir. La population des grandes villes, des bourgs et des villages avait depuis longtemps une tendance à s'accroftre au détriment des campagnes, et c'était même dans ce fait et dans le développement du luxe, qui en est la conséquence, que beaucoup de publicistes avaient cru discerner une cause fâcheuse de dépopulation. Mais on n'a point eu l'occasion de reconnaître que, depuis ce changement , les gouvernements soient devenus plus solides ni que le peuple se soit estimé plus heureux.

Nous devons nous borner à ces comparaisons partielles et , nous nous empressons deTavouer, assez incomplètes. Ce serait nous jeter en plein dans l'hypothèse que d'essayer de déterminer le nombre des habitants par celui des feux. La difficulté , en effet , est moins de savoir par quel chiflre il conviendrait de multiplier celui des feux , que de compter tous ceux que la misère ou le vagabondage ne permettaient pas de classer parmi les contribuables, et qui ne figurent pour rien dans le chiffre dea feux indiqués dans les projets des tailles et dans les ouvrages que nous avons cités.

Nous mentionnerons cependant des documents intéressants, dont de plus habiles que nous pourront tirer parti. Ce sont : les états des chefs de familles taillables de chaque paroisse, divisés en treize classes suivant la taxe de la taille et de la capitation , et d'autres états des ecclésiastiques, nobles et privilégiés de chaque paroisse, avec le nombre de personnes dont leurs maisons étaient composées. Ces états furent dressés, en 1787, à la fdemande de M. de Galonné, par les receveurs particuliers des finances (2)»

(1) Voyage en France, Arthur Young voyait dans TextrÊme population de la France une des cause» de rinfériorilé de son agriculture.

(2) Arch. de la S.-Inf.X. 586. On voit par ces étals qu*on comptait dans l'élection de Gaodebee

BT DO DIOCiSB DE RODEN A.TANT 1789. 881

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