‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 157 sur 204 · N BASSE-NORMÀNDIB AU MOYEN A6B · texte numérisé non relu

N BASSE-NORMÀNDIB AU MOYEN A6B

geoDsqui étaient pris dans ces mêmes parages. Ils devaient, toatefois, donner cinq sous tournois pour chacun de ces poissons aux marans ou pescheurs qui les apportaient à l*éyêché (!)•

Le varech et la coutume de marchandises dépendaient également de ce domaine, t Et mesme avons, portent les aveux de 1&82, droit de t verest et de coutumes sur toutes et chascunes les marchandises ou t autres choses apportées par mer et descendues au dit lieu de Port , de c quelque sorte ou espèce qu'ils soient. »

Hais la propriété la plus considérable de Tévèché était, on le sait, à Neuilly. Il y avait là « fort chastel et assis sur la rivière de Vire de grant

< et somptueulx ediflBce clos de forte muraille et environné de doubles « fossés pleins d'eau. • C'était le vrai domaine féodal des grands seigneurs qui se succédaient sur le siège épiscopal, dont Topulence était devenue proverbiale en Normandie.

La baronnie de Neuilly-rÉvèque jouissait de tous les droits maritimes que nous avons énumérés jusquMci, ainsi que les baronnies voisines d*Isigny et de Leslan ville.

c A raison de laquelle nostre baronnie du dit lieu de Nully nous avons c droit decoustume et aquêt sur les bateaulx chargez de vins ou autres

c marchandises qui descendent de la mer en la rivière de Vire et amontes

< contremont la dicte rivière. Et avecques ce, avons la coustume des c marchandises passées et rappassées par les mectes de la dicte baronnie. >

Le droit exclusif de pêche s'étendait sur les rivières de Vire et d'Elle, depuis Tendroit dit des Claes de Vire jusqu'à Isigny, et, au-dessous d'Isigny, jusqu'au bec dOre^ où se fait le confluent de la Vire et de l'Ore. c Esquelles rivières aucun autre que nous ou noz commis ou fermiers ne c doivent peschier ne tirer filiez sans le congié de nous ou de nos dis c officiers sur paine d'amende et forraicture (2). •

Les estui^eons et les poissons gras appartenaient à l'évêque , pourvu qu'ils fussent pris dans les limites qui viennent d'être tracées. Il n'était pas question , dans les aveux , de la gratification à laquelle avaient droit,

(1) Aveux de i&60, 1^75 et iA8S (Arch. nationales et Arch. de Tévêché de Bayeux). Un des membre» de notre Société, M. H. Sabine» architecte à Paris, a copié aux Arch. nat. Jes aveux de iA82. Nous espérons les publier bientôt dans nos Mémaira.

(S) Aveux de iA82, sup. eit,; n«* A3 et à&»

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