‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 8 sur 204 · XXXII HISTOIRE DB LA GOMPAGNIB · texte numérisé non relu

XXXII HISTOIRE DB LA GOMPAGNIB

H» le conseiller ReuauU , et au Conseil d'administration , qui ne se sont jamais lassés de nos convocations réitérées , porté remède au mal , en liquidant , en partie , le passé et en établissant comme règle de ne plus livrer à Fimpression que des manuscrits complètement achevés ; aussi, dès le mois de novembre, avons-nous pu, — et nous en remercions ici pu* bliquement et chaleureusement notre imprimeur, M. Le Blanc-Hardel , dont le bon vouloir égale le talent, — vous distribuer dès la séance de novembre , à la rentrée des vacances, deux fortes livraisons de nos Mémoires et la première du Bulletin de 1869« La seconde partie du XXYP volume, contenant : l"" La deuxième partie des Itecherches sur les établissements tfinstruc' tion publique et la population dans t ancien diocèse de Rouen , par notre savant confrère M. Charles de Robillard de Beaurepaire ;

2"* La lecture de M. Gaston Le Hardy , qui a su vivement nous intéresser, à propos d*une pierre druidique de Cairon^ dont le nom celtique sigùi&e pierre. Cette lecture, dont vous avez demandé Tinsertion dans nos Mémoires, est intitulée : Tradition et monument d'une paroisse de la plaine de Caen ;

2f* Le travail de M. Le Héricher sur la Philologie des noms propres ; b!" Les savantes et ingénieuses recherches de H. le baron Dunot de Saint-Haclou sur le lieu où s'est livré le combat de la Dive, en 9/i5 ;

5"* L'étude de M. Gaston Le Hardy , intitulée : Un gentilhomme nor^ mand au XT siècle; étude fort applaudie à la Sorbonne ;

& Enfin, la consciencieuse étude de M» le chanoine Laffetay, sur la sainte Basile de t Hôtel'-Dieu de Bayeux et la sainte Basile de Couvert, que nous avons entendu lire dans Tune de nos séances de Tété dernier. Nous tenions à ce que cette livraison parût en son rang et lieu, tout au moins avec la première partie du XXYIP volume, qui était achevée sous la gestion de H. Charma. — Cette livraison de 600 pages débute par le Fons philosophie, poème latin composé de 209 strophes en quatrains monorimes , attribué au chanoine Godefroi de Breteuil , sous-prieur de Ste-Barbe-en-Auge au XIP siècle. Cette dernière production de H« Charma est comme son testament et son adieu à la Société ; elle n'occupe que les cinquante premières pages de cette livraison qui est toute consacrée à une ceuvre de rude labeur. Chacun de vous a pu en juger en lisant la

ANNÉE AGADÉMIQUB 1868-1869. XXXIII

savante introduction » dont M. Joly a fait précéder Tinterminable Roman de Troie^ poème de Beuott de Sainte-More, qui ne compte pas moins de 30,108 vers. Le laborieux éditeur a fait suivre cette longue épopée de notes, d'éclaircissements et de variantes, ainsi que d'un glossaire qui n*était pas assurément de trop.

La deuxième livraison devant compléter ce volume> déjà bien complet, contiendra les considérations historiques, philologiques et littéraires que le roman de Benoit de Sainte-More a inspirées à M. Joly, dont le savoir ingénieux saura , sans nulle doute , pallier la longueur du volume. — A cette double livraison, nous avons pu ajouter la première livraison du BulleitHy contenant Tbistorique de notre premier trimestre. Elle atteste la fervente activité et Tintérèt de nos séances mensuelles ; entre les diverses lectures et discussions courtoises, notons celles auxquelles ont donné lien les recherches historiques de VL de Saint-Maclou sur l'emplacement du combat de la Dive, en 9&5 ; les observations de M. Foucher de Gareil, et la réplique aux dites observations ; une note sur les galeries des tours gothiques, par M. le d' Léon Liégard ; deux autres notes sur une cheminée dans une église, par M« Gaston Le Hardy , puis sur une église fortifiée, par le même confrère, dont les communications sont chaque fois reçues avec une faveur bien méritée» Nous sera-l-il permis de mentionner, non à cause de l'auteur du rapport, mais à cause de l'ouvrage apprécié, le compte-rendu de la spleudide notice de Chilly-Mazarin , rédigée par M. Patrice Salin , chef de bureau au Conseil d'État ? Archéologue passionné , il ne néglige rien et n'épargne ni son temps , ni ses soins, ni sa peine, ni sa bourse, pour éditer, avec un luxe tout-à-fait artistique, les notices qu'il consacre aux monuments en ruine ou disparus ; il les fait revivre dans ses pittoresques descriptions ornées , illustrées d'eaux-fortes , de gravures, de fac-similé photographiques , de manière à parler aux yeux autant qu'à l'esprit, pour mieux graver dans le souvenir des amateurs les merveilles du luxe architectural. Et, pour ce genre d'ouvrages, M. Patrice Salin a raison de penser, avec Horace et Sénèque, que les hommes croient plus à leurs yeux qu'à leurs oreilles : Homines ampliûs oculis çudm auribus credunt (VP Épît. à.Lucilius). — Sa notice sur St-Sulpice de Favières était en quelque sorte un keepsake ; sa notice sur Ghilly-Mazarin est à la fois un véritable] écrin et un trop riche portefeuille d'érudit. —Le rap~

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