‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 95 sur 204 · SUR LES LÉPROSERIES ET MALADRER1ES EN NORMANDIE · texte numérisé non relu

SUR LES LÉPROSERIES ET MALADRER1ES EN NORMANDIE

çbaudé-d'Anisy sur la léproserie de Beaumout, uous ajouterons les suivants. Cette a^icienne léproserie figure aussi sous le nom de Bréauté" sous-Beaumont. Eludes Rigaud , dans le livre-journal de ses visites pastoraies, constate que, dans un synode tenu le 3 des ides de novembre de r^n 1260, il reçut la résignation volontaire du chapelain de la léproserie de Beaumont ; « Ipsa die resignavit spontanée capellanus leprosarie de Bello Monte capellaniam. » Cette chapelle, en 1668, était sous le vocable de Ste Marguerite; mais, dans un aveu de 1692, elle figure sous celui de 3te Madeleine. Ses biens et revenus furent, lorsque sa suppression fut ordonnée, réuuis à l'hôpital du Havre. Duplessis, t. I,"p. 371.

Bec-Crespin (Léproserie du). — L'ancienne léproserie du Bec-^lrespin était assise dans le doyenné du Havre, archidiaconé du Grand-Caux, diocèse de Rouen ; elle était sous le vocable de S^ Eustacbe, et existait dès le XUV siècle. Alors les lépreux prétendaient avoir le droit de patronage et celui de présenter à la cure de Trouville , dans le doyenné de St- Georges. Les biens et les revenus de cette léproserie, furent, lors de sa suppression , réunis à l'hôpital du Havre. Duplessis , t. L p. 326.

Bénouvjlle (Léproserie de). — La léproserie de Bénouville était assise dans le dojenné de Douvres, archidiaconé de Caen, diocèse de Bayeux. Il existait anciennement à Oistreham une chapelle qui, dit-on, était entretenue par les trois paroisses dé St-Aubin-sur-Mer, Bénouville et Oistreham. Elle est marquée sur la carte du diocèse de Bayeux, par l'abbé Outier. Il ne reste plus qu'un souvenir de cette chapelle. C'était sans doute celle de la léproserie des trois paroisses de St- Aubin, Bénouville et Oistreham dont l'existence a été révélée par M. Charma, secrétaire de la Société des Antiquaires de Normandie lors d'une exploration qu'il a faîte au Gâtilloil de Bénouville-sur-Orne. Dans le terrain occupé par cette léproserie , il a trouvé le cimetière délaissé, mais intact des anciens lépreux. Il constata surtout trois sépultures lapidaires, c'està-dire couvertes de pierres plates et brutes que M. l'abbé Cochet regarde comme étant celles des premiers habitants de la léproserie du

11/i NOUVELLES RECHERCHES

CâtilloD de Béoouville. Bulletin monumental^ \. XXV, p. 118. — Statistique monumentale du Calvados , par M. de Gaumont, t. I*', p. 425 et suiv. — Mém. de la Soc. des Antiq. de Normandie^ t. XIX, p. 485 et 492.

Bernai (Léproserie de). — Aux reuseignements donnés par M. Lecbaudé-d'Ânisy, nous ajouterons les suivants : Dans le pouillé de Tancien diocèse de Lisieux, dont faisait partie Bernai avant d'appartenir au diocèse d'Evreux on lit : Decanatus, de Bernayo.... Capella B. mariœ ynagdalenes. — Leprosaria loci. Le patron au XVP siècle est le seigneur d'Alençon, dominus de Alencoyiio. Dans le pouillé général de Normandie, dressé en 1641 9 les habitants de Bernai avaient le patronage de la léproserie. Ce patronage donna lieu, en 1576, à un débat d*où les habitants de Bernai sortirent vainqueurs. Ils continuèrent de concert avec les habitants de St-Pierre de Menneval, à nommer un bailli pour administrer le temporel de cette léproserie. — La Madeleine de Bernai jouissait d'un droit de coutume sur la foire tenue à Bernai au moment de la Pentecôte. Elle possédait quelques propriétés foncières.

On a découvert dans la ferme de la Madeleine des caveaux qui ont servi de sépultures et renfermaient plusieurs couches de squelettes avec un nombre considérable de vases funéraires. Dans Tun de ces caveaux on a trouvé les vestiges d'un autel; chaque squelette de lépreux avait la tête appuyée sur une pierre , et était accompagné de pièces de monnaie. La plus ancienne de ces monnaies est de 1225, la plus moderne est un liard de 1724. Mém. de la Soc. des Antiquaires de Normandie, t. XIII, p. 30, 32, 33; t XVII, p. i&l.—Méin. et notes de M. Le Prévost, t. P', p. 321. ~ Bulletin monumental, t. XXV, p. 71 et t. XXVII, p. 422.

Beuvron (Maladrerie de). — Aux renseignements fournis par M. Lécha udé-d'Anisy sur la Maladrerie deSt-James de Beuvron, nous ajouterons les suivants. Dans un acte sur les rentes et revenus de la chàtellenie de St- James de Beuvron, on lit : « A la Maladerie l'an mil IIP et quinze, une f meson 0 les appartenances, assis à la Maladerie bute d'un bout au chemin « le Roy... » Un autre acte du 25 février 1551 rappelle la chapelle à la

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