‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 96 sur 204 · SUR LES LÉPROSERIES ET MÀLADRERIES EN NORMANDIE · texte numérisé non relu

SUR LES LÉPROSERIES ET MÀLADRERIES EN NORMANDIE

Malodery. La chapelle , sous le vocable de S. Errael ou la Maladerie , auprès de St-James, fut réunie au prieuré de St-Maur de jVhôpilal de St- James par Huet, évéque d' Avranches. Mém. de la Soc. des Antiq. de Norm. , t. XVII, p. 168, 378, 384 et h9>?^.—V Avranchin monumental et historique^ par M. Le Héricher.

Bois-Arnadlt (Maladrerie de). — L'ancienne maladrerîe de Bois- Ârnault était assise dans l'archidiaconé d'Ouche, doyenné de Lyre, diocèse d'Evreux. On y recevait les lépreux de Rugles et d'Ambenay ; après la suppression de cet établissement, ses biens passèrent aux fabriques des trois paroisses qui avaient droit d'y envoyer leurs malades (Note de M. Tabbé Caresme).

Bonneville-sur-le-Bec (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Bonneville-sur-le-Bec était assise dans le doyenné du Bourgtheroude, diocèse de Rouen ; mais Bonneville-sur-le-Bec est aujourd'hui dans le canton de Mont for l-sur-Rîsle (Eure), diocèse d'Evreux.

■ Cette léproserie , sous le vocable de Ste Marguerite , existait dès le XIII® siècle; car, d'après M. Le Prévost, on trouve, en 1237, Robert Servin qui confirme la donation faite par Richard du Tremblay à Ste- Mai^uerite de Bonneville et aux lépreux dudit lieu, d'un quartier de froment de rente. En 1288, Raoul de la Boreiière fait une donation à la chapelle de Ste-Marguerite de Buteville. Un pouillé de 1738 constaterait , suivant Duplessis , qu'à cette époque il existait encore à Bonneville une léproserie. Le Prévost, t. I^, p. 368, et t. II, p. 368. —Duplessis, t. H, p. AS/i.

Brbteuil (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de Breteuil, dans le diocèse d'Evreux, n'aurait été fondée que dans le XIP siècle suivant M. Lechaudé-d'Anisy. M. Le Prévost en reporte la fondation à une époque plus reculée : elle remonterait à la fin du Xle siècle, puisqu'elle comptait au nombre de ses bienfaiteurs Guillaume de Breteuil, mort en 1102. Robert III, comte de Leicester, confirme par un acte antérieur à l'année 1190 les biens de la léproserie de Breteuil. Lors de sou passage à Breteuil, en novembre 1328, Philippe de Valois confirme cette charte de Robert III.

116 NOUVELLES nEGHERCHES

LeOjauvier 1193, le pape Céleslin III prend sous sa protection les pauvres de la chapelle et de T hôpital de Breteuil. Le Prévost, t. P% p. 433. — Mém. de la Soc. des Antiquaires de Normandie^ t. XVII , jj. 1 7^.

Bretteville (Léproserie de). — L'ancienne chapelle léproserie de Sté- Marguerite de Bretteville parait être la même que celle de Bonneville-surle-Bec (Voir Bonneville-sNr'le-JBec).

Cahennaie (Léproserie de La).— On trouve aussi Cananée et Cahennée. Ce nom de Cananée est, dit-on, un souvenir du culte, rendu autrefois dans la contrée à la Temme de Cana, dont Jésus-Christ a loué lui-même la foi si humble et si persévérante. La léproserie de St-Thomas de La Cahennaie était assise dans l'ancienne paroisse de La Cahennaie, aujourd'hui Boissy- Lainberville, ancien diocèse de Lisieux, maintenailt d'Evreux, doyenné de Bernai. Aux renseignements fournis par M. Lechaudé-d'Anisy nous ajoa^ teronsles suivants : La léproserie de la Cahennain fut fondée du temps des Croisades pour servir de retraite aux lépreux. Le 27 mai 1&02, Guillaume Pillon, ladre de la léproserie de la Qnehennay, par le conseil de Robert Mellin, trésorier dudit lieu et de plusieurs autres, vendit une pièce de terre. Au XVP siècle, Tévêque de Lisieux avait le patronage de là léproserie, qui fut réunie, le 16 mars 1676 à l'ordre du Mont-Garmel et de Saint-Lazare. Elle a dû être démolie en 1701. (Notes de M. Tabbé Caresme).

Cailli (Léproserie de). — L'ancienne léproserie de CaîlU était assise dans le doyenné de ce nom, diocèse de Rouen ; elle était sous le vocable de S. Taurin , et deux prêtres séculiers l'administraient , en 1266. Dupléssis, t. li, p. /i82.

Calleville (Léproserie de). — L'artcîetine Mproserie de 8t-Gëoi^es ou de Stc Madeleine de Calleville était assise dans le doyéùné ëe Cahville, diocèse de Rouen. Sou existence nous est révélée par le pouiltë de ce diocèse , rédigé au X1II« siècle et dans lequel on lit : capeÛa leprosarie de Calleviïla. Le curé de Ta parôise y présentait en 1488 ; le seigneur du lieu en élait le présentateur en 1563 et l57/i.

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