‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 40 sur 101 · OBJETS ANTIQUES · texte numérisé non relu

OBJETS ANTIQUES

.dH manche de quelque ustensile que la statue aurait tenu au poing ; le tout peut avoir S pouces de hauteur : cela ressemble aâseï a fai fi* gure des prêtres gaulois reprësenAâ dirai Teu^ vrage de D. Martin , Hisi. de la religien d^s Gauhis^ txmu i«'., planche i*^*., fi îo5.

Une hache en fer , assez semblable sfux nôtres , vint ensuite s^olTrir aux r^chen^s de notre laboureur ^ mais elle est remarquable en ce qu'elle fsA recouverte de plaques de cuivre bien ^ouh déesy ou amalgamées av«c le fer , le taUlaat excepte'. Tignore si des haches antiques , autres que celle-'ci^ sont pourvues de cette sorte d'ornement : à côte se trouvait un morceau de silex s^ui-transparent ; ce rognon arrondi d'agathe ou de calcédoine blanchâtre ^ de forme ovoïde , approche de la grosseur du poing.

Parmi ces débris se sont trouva des figu— rines en plâtre, assez bien cooservëes pour y faire reoonnaître , selon moi, des Venus ; la nudité la plus absolue , la pose de ces figures , une chevelure bien fournie , ornée de bandelettes ^ d^oii s'échappe à droite une mèche de cheveux tenue du même côté par la main , qui semble la {Mresser^ et retombant avec grâce sur le sein droit, tout me fait penser que ce sont des images de Vénus apfarodite ou anadyomène.

DÉCOUVERTS A BKHTLLBVILLE. 55

La maÎB gaedie sondent une draperie et quelques feoillageB ; im socle cireulaiie sert de base à la Deeese , dont le faire , bien supérieur aux objets en brmi£e , offire un tout assez gracieui de 7 pouces 4 iiguesé

Ces Vàos , si réellement ce sont des Tâius , eeoHBe je le ereis , ont été coulées en deux parties lengitucKoedes réunies avec du' plftuu liquide. La réQexien me porte à croire que ces figures r^résenteat Venus sortant du baiu plnlAl que Venus aphrodite , qui , formée de l^écuàie de la- mer et sortant de cet AénaetA , ne pouvait avoir à son usage une draperie ni dès fleurs , mais peutF^tre quelque branche de varec.

Pai compté les débris de ces0latiietle8(i)^}U reeonimqu^ en existait dans ce d^|>ôt au moios ônq parfaitement saubtabtes , à l'exception que la partie semelle n'était pas également signalée en tontes , les unes l'ajaut fort apparente , les autres faiblenent exprimée , ou point do teut. Tels sont les c^ls de Penvoi qui m'a été adressé par M. Fleory , maire actuel de Jobourg , paroisse viG>irsine de celle -ou la découverte a eu lieu.

(i) Ben «tatoettc» absolmncnt senbiâbies et de même di« meotion ont clé trouvée:! par M. Heven, daiu le département de rEore ; le maséum de Gacn en possède les pUtres.

{fiait du rapportcmr. )

5A \)BJET& ANTIQUES

Sot rinviUlîon des propriétaires du terraîoi qui recelait ces monumeivts , j'allai à DiguUeviUe ^ je commençai par faire épandre les terres provenant de rcxcavation ; aux premiers coups de bêche , j'aperçus un petit socle en bronze d'environ a pouces de longueur , oblong , creux, et qui paraît avoir été fixé au moyen de rivets de fcF encore apparents j à côté était un bœuf également en bronze , bien endommagé par Toxide ; sa longueur f st de 3 pouces : encore bien qu^il fût auprès du socle , ce sodé ne lui appartenait pas , mais bien plutôt au cerf dont il vient d'être

fait menticm*

N'ayant plus de recherches a faire dans la terre remuée , nous avons élargi et approfondi la fosse : cette opération nous a procuré un masque absolument semblable au premier , mais plus dégradé; ensuite une tête de a pouces et demi de hauteur, sans occiput , bien conservée , et couverte de la plus belle patina possible j un petit oiseau bien informe se trouvait à côté : il est posé sur uu socle creux , dans le fond duquel on aperçoit les rivets de fer qui le fixaient sur un support quelconque : ce morceau est grossier et à peine ébauché j il n'a ni l'attitude , ni le volume de l'aigle légionnaire.

Parmi quelques fragments de poterie , f ai ra-

DÉCOUVERTS ▲ DIGULLEVILLB. 55

massé avec plaisir une patère en terre cuite , mal-hèureasement un peu endommagée , mais parfaitement semblable à celle que tient à la main droite un sacrificateur en bronze dont je suis possessear« Pai remarque quelques parcelles de charbon ayee ees dékîs. Un des vases avait son gotdol oa orifice supérieur double, ce qui n^est pas sans exemple dans ces sortes de fabriques romaines. Aucune inscription , aucune médaille n'accompagnait ce dépôt. Les diverses questions que j'ai pu faire à ces bonnes gens , auxquelles j'ai reconnu autant de sincénté que de désintéressement ^ n^ont pu me procurer aucun renseignement satisfaisant , et , malgré les contes plus ou moins absurdes qu'on a laits , et qu'on m^a dâ)ités comme à beaucoup d'autres , je doute fort qu'on ait rencontré des objets précieux, un trésor enfin , dans cet endroit. Ce dépôt se compose-tril des débris d'un laraire et d'ex-voto qu'on aurait voulu anéantir et faire disparaître après les avoir mutilés , afin d'ôter aux idolâtres j nouvellement convertis au christianisme , des objets qui y les rappelant à leur ancien culte, auraient pu les rendre relaps ? Ou ces soi-^sant convertis, les considérant encore comme des objets de leur ancienne vénération, les auraientils^quoiquebriséspar les propagateurs delà religion

Page 1