‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 64 sur 101 · SUR LES AZIGIENS CHATEAUX · texte numérisé non relu

SUR LES AZIGIENS CHATEAUX

cette province , les recherches de Dodsworih seul forment cent soizante*deax volumes in-folio ^ déposés a la bibliothèque Bodleyenne^ et que cet infatigable collecteur était,avec Dugdale^aatear du Monasticum ÂngUcanum*

Depuis quelques années , il à paru à Londres , sous le titre de BeautiesofEngland^ une description très-belle et très-détailiée de rAngleterre et du pays de Galles. La lecture de cet ouvrage Irès-étendu et très-soigné m'a été de la plus grande utilité ; j ^ ai trouvé des détails curieux et tout-à-fait nouveaux pour moi sur les Ëimilles Anglo-Normandes I surleurs châteaux et sur Tar*chitecture du moyen âge. Les principaux collaborateurs de ce bel ouvrage sont Messieurs Britton et Brailey.

Sous le nom de ce dernier^ il parait , depuis le commencement de 1 8a5 , sur les anciens châteaux d'Angleterre , un ouvrage avec de fort belles gravures , dont je connais beaucoup de livraisons ; on doit regretter que ce bel ouvrage ne soit pas précédé d'un travail sur Tarchitecture militaire du. moyen âge ; un pareil travail a été ébauche par le capitaine Grose , dans un ouvrage sur les antiquités de la Grande-Bretagne, qui parut il y a cinquante ans ; il y donnait môme un assez beau plan d'ancien château avec ses détails. J'ai

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regrette i]oe , dans im livre consacré entièrement mz anciens châteaux de son pays j M. Brailey n'ait pas suivi son exemple.

Pavais intention de vous parler de rarchilec» ture particulière àcbaque sièclepour les châteaux^ comme je Tai fait pour les églises; mais j outre que cette mtroduction est déjà fort longue,je dois convenir que je ne pourrais pas ^ comme pour ParchilectQre ecclésiastique , citer des modèles particuli^^ à chaque siècle. Les changements perpétuels, dans l^ttaque et la défense des places, en ont fait varier à Pinfini la construction. Presque tous nos anciens châteaux sont un amas confus et soavent ineitricable de ce que la position , le besoin , le caprice, l'indépendance et mille autres raisons ont £ût entasser sans ordre et sans règle^

J*ai ^ni devoir indiquer tous les édifices' de ce fenve qui ont dûexister chez nous dans le mojen jge, et dont soavent il reste à peine des traces ; il m'a semblé que je ne devais pas les omettre, surtout quand ils se rattachent à des souvenirs historiques. Peut-être ai-je poussé trop loin mon catalogue^ en indiquant même c^^m. a dA exister-^ mais je prie d'observer que je ne donne ici que des recher^ ches , que je ne tiens nullement à faire passer pour des réalités ce que je regarde seulement comme des probabilités y et que mon prindpal

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but est d^ouvrir la carrière à ceux qui sont sur les lieux.

Pavais cru d^abord pouvoir suivre dans mon indication Tordre chronologique ; mais je n'ai pas tarde à reconnaître que ce plan ëtait impraticable ; sur plus de cent châteaux , nous n'en avons peut-être pas un qui n^appartienne à plusieurs époques. J'ai donc cru devoir suivre la même marche que pour les églises : mes indications seront par arrondissement ; je commence par celui de Cherbourg ^ beaucoup moins riche que les autres : il sera plus facile à placer avec cette longue introduction.

• Je ne puis la terminer sans reconnaître ce que je dois j pour les recherches qu'il m'a fallu faire, à Tobligeance de M. le Baron de Vanssay , votre prëdëcesseùr. Sa recommandation m\i étë in6niment utile dans les arrondissements d'Avranches et de Mortain. C'est à ses soins que j'ai du l'accès le plus facile au dépôt des archives d'Avranches, et les précieuses communications de Messieurs de Saint- Victor et Guiton*de>la-ViUeberge.

Je ne sjuis pas moins redevable à l'assistance généreuse de beaucoup d'Anglais. Je n'oublierai jamais les preuves que j'ai reçues de leur bienveillance, ni l'infatigable bienfaisance de celle nation hospitalière qui, durant les temps dësas-

BU DiPARTBMENT DE LA MANCHE. IQ^

Ireux de notre révolutioh , a accueilli comme des frères non-seulement les Normands , dont les ancêtres furent les mêmes que les leurs, mais tous lesFrançais malheureux.

Parmi ceux de cette nation qui m'ont le plus assiste dans mes recherches , je dois distinguer dVmemanière toute particulière M. S. W. Warne àe Wejmouth ; cVst à son extrême Obligeance que je dois la communication des ouvrages anglais les plus précieux dont j'aie fait usage. Je crois heureux que vous sachiez combien je lui dois de reconnaissance*

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