DES ÉGLISES
Les ^églises Mties sons Gonstanân ^ en Orient et enOcoidént y étaient construites sinr le modèle des anciennes basiliques ^ qui , particulièrement diestinées à contenir une grande affluénce de peuple , convenaient parfaitement aux cërëmonies cbrëtiéunes. Les basiliques servaient, à Rome aui cours de justice et aux réunions de marchands. Un grand nombre d'entre elles furent consacrées au cuhe oMholiqne , par Constantin et- ses successeurs « ces monuments diffî^aient des temples ifous plusieurs rapports. Les colonnes ^ au lien d^étrè ;à Textérienr ^ étaient dans riotérieur de l'édifice ; de-là vinrent les ailes ou ba^ côtés des églises qui furent -natarellement formées par les detit rangs de colonnes intériettres( Vo jez planche k '«• ^ fig. I , le plan d'une ancienne basilique transformée en église )• ]Le portique n'était pas couvert; la principale entrée était par un bout^ TaUtre était ordinairement terminé l;n demi*cercle. C'était là que siégeaient les juges ou Les magistrats Comme y siégèrent ensuite les prêtres et Tévéque^
}a f^^e loayrnee vers Tasseinbl^e. Cest.dans cette position que l'^v^qiie cëlëbrait les saints mystères. Cette poi Moo senotî - circulaire portait le nom d'abside. £n gênerai ^ les temples , plus petits , nëtaient pour ainsi dire qu^un sanctuaire où le'^people ne pénétrait pas (i). Les chre'tiens, au iCQpti^îrei se réunissaient dans la même enceinte ; ils participaient tous aux sacrifices et aux ce'rëmonies, excepté les pénitents et les catéchumènes* Les églises devaient doue diOcrer des temples.
Sous le rèigne de Constantin , les conslruclions avaient encore de la légèreté , mais elles laperdirent entièrement à la fin du lY ^. siècle. LMglise de Saint-Paul , J^utie hors des murs de Rome ^ sous Yalentinien , TUëodose et Ai^^^^^î^^ > ^^ présenta que des murailles épaisses avec des fenêtres étroites et arrondies.
Les églises fondées au V^. siècle à Rome ^ à
.Bavèneet ailleurs, furent construites' sur le
même plan et également remarquables parle dé-
. faut de gouyt*
Le sénat de Rome avait donné l'exemple de
. piller les anciens monuments , pour décorer les
nouveaux , lorsqu'il orna Tare de triomphe de
(i) Mémoire de IL' Qaatitmtre de QdÎDOf , tur les teiDpIe» aotiqaei.
S44 iRCHinCTOM MttMKVtt
Connasda aux dirent de cdm de IVi|faB;lip chrétiens suiTirenl âveagléne&t cetesefl^pW^ <o dëpouiUant les temples el les toadbeaiax de kart ancêtres. Bs regardèrent les édifices de Tancienne Borne comme nne mine féconde à exploiter ; les métanz forent fondaS| les marbres arrachés (i); mais tout ce vandalisme ne servait apt'k produire un assemblage informe, à montrer qne lascnlptnre n'ezistak plus,et qne la science de Pardûleele se rédoisatt à savoir élever un mnr«
Les églises constmites dans les autres contrées de llËurope , et notamment en Normandie , jus* qu'au Xn^» siècle , furent une imitation de ce style corrompu ; c'est pourquopil était indispen* sable de donner d'abord une idée de la stroe* ture et de la disposition des premiers monoments religieux élevés sous le Bas-fjnpire.
La principale différence qui exista entre les églises romanes et tes basiUqoes romaines con-^ sisle j i^. dans ^extension que Ton donna au chœur | d*oii il résulta un alongement considérable et une division des églises en deux parties ^ a^. dans la forme de croix que ces dernières prirent de bonne heure prâasânent entre le chœur et la nef.
(0 Ct fol ffvtool les coIoBBf • tfà'ou pilla.
vu MOTSR AOK. S4>
La religioa chrétienne parait avoir été intro* diûte liam les GaiileB vers la fin da II*., siècle; à celle époque , plusieurs assemblëes de ckrëlieM s'ëtaUirent dans les provinces méridionales; Ljon eut poiur ëvéque le discale de Polycarpe , Ton des écrivains le plus célèbre de son lemps^ Dans le UI^. siècle ^ plusieurs missionaaires partirent de Rome ponr £iire des prosélytes dans les pays de Tours j Toulouse ^ Narbonne , Paris ^ limoges^ Glermont ; mais^ nonobstant leur sèloi as n'avaient pas encore d'églises-^ et célébraîent Foffice divin dans la maison des nouveaux conr vertis : s*il en eiîsta quelques-unes en France dans dans le III®. siàde ^ nous ne savon» rie» aor kw forme (i)»
La eoBversian de Constantin produisit u» grand changement ; ce prince fit constsuire luirmême une église en Auvergne ^ plusieurs autres^ s'élevèrent ailleurs smr des j^ans adoplésà Rome et dans le reste de lltalie.
(i) Il arriva amni deê mÎMionnailia en Normandie , dans la te* coade moitié db III*. siècle. On place ordinairement l'arrivée dt St.-Mélon vers s€o ; il est diSIcile ^'il n'y ait pat on |iett d'eaagéniion dans les cinquante années d'apostolat (^n'on loi attribue ; mais il y en aurait aassi à les réduire à 1 1 on la ans. St.- IVkaite et ses eompagnons paraissent avoir cherclié à pénétitr en Normand!* dès a5o ; mais ils furent arrêtés et Bartyrisé% «n chemin. Notre première date certaine est 1» présence Hâ'Avilkn an concile ô'Agitn en 3 14..
(A^a 0I4 Jlf. Auf. U Prévoêi.)
546 ABCHITfiCTUAJC RBLIGUUSE
' II est probable qae les premiers évéques ^i prêchèrent IMvangile en Normandie au IV^. rnèck élevèrent plusieurs oratoires ; mais la crypte de St.^ervais , à Bouen , est peut-être le seid hionument religieux du IV«. siècle , qui subsiste encore. St. -Melon, mort avant 5i4)etAvi« tianus son successeur, y furent enterrés (i).
Nous trouvons plus de détails sur cette époque 'dans rbîstorien Grégoire de Tours;il nous apprend ce que nous chercherions vainement ailleurs. 6t.*Martîn de Tours bâtit dans cette ville
une église en Phonneor de St. - Pierre et de
St. -Paut ; il détruisit Fidolâtrie, et bap* 4i8a les habitants des campagnes. Bricdus et
Eustochius , ses successeurs , animés du même 'tèle, élevèrent plusieurs églises à Tours et dans ie voisinage, mais elles étaient petites (ii) et
proportionnées au nombre et aux facultés des -chrétiens , qui étaient pauvres pour la plupart. Dans le V«. siècle, Tart de. bâtir semble avoir
été pratiqué dans (e^^ûiules avec plus de magnifi- . cence. Grégaire deTours rapporte que Perpétuus^ • évêque de cette ville, sous le règne de Chilr
déric, trouva que la petite église bâtie par
BricciuS) sur le tombeau de Saiat-Martia ^ était ;
(i) Gallia Ghrûttona ^ Tolume 1 1.
(a) Briccius cdificarit ecclesiam parTuUm taper corpiM beati Martini; €rêf. de Tonrs, hiat. de FraDcé.
nu MOTSlf AGE. 547
un monomeiit trop modeste pour la mémoire d'un ai grafid aaiht , et qn^il en ûi construire on plus vaste. Grëgoireen donne une description que Ton doiiregardercomniebiencertaine.EUeavait, dit-il, cèM cmqaante^iaq pieds de long , soixante de large et quarante-cinq de haut -; dans tèut IVdifice il y avait dn^aante-detiz fenêtres et cent Vingt colonnes (i).
Le même prâat Perpetmis bâtit Tëglise de St.-Pierre et de St.-Paul ^ où il déposa la châisse ;en marhre qui avait renferma les reli* qnes de St.-Martin. Eufronius , ëvéque de la même ville , fit construire TEglise de St.- Simphorien (a) ; et , vers la même époque , Naniatius , ëvéque de Germent y semble avoir rivalise avec Perpetuus y et Pavoir surpassé par la magnificence avec laquelle il rebâtit sa cathédrale. Elle était construite en forme de croix^
(i) Qui cùm Tirtntea atatdoaf «d «epuichrvni e{Qi fieri cerneret celliilain que super eum fabricata ▼idens parvultiiD ^ iodigaaUm talibui miracalU ÎDdicaYît. Qaft snbmotft , magnant ibi b«aiUc»m - quas vaqué hodiè^ peroMiisik , fabricavit. Qu» babetur à civitate paasus DL. babtit in loogum pedes centum ^ •ezaginta inlatum texaginta : liabet ia altum D«que «d cameram , pedes quadragiota quioque. Fenestraa îo altario triginU daas , ia capso yigenti coIumoM f quadraginte noas io toko ediGcio , fenestras Ijj, colamoas CXSi^ 9sUa octo , tria io altaria, quiiiqiM in capso. Greg. de Tonn, bis!, de France) lÎTre i» S i4.
(a) Crég. de Tourr» Hist. de France. Lir. a. S i^*
.S4B IRCBlTBCtDAB ABtlGlSCSB
avec ûe$ sâim f et termiii^ par uneabâde ronde ; les mors du sanctuaire étaient revêtus de mac^ bre (i).
Dans d^aulres provinces, Piavasion des Francs avait d^abord été signalée par la destruction f mais plus tard le baptême de Clovis fortifia le christianisme. Ce monarque fonda pbisieuranio*
(i) Saàctns Tei6 If «mitiiu port- obitoni Rqslicî epboepî «pod ArTemoa , in diebas illis Octavns ent episoopiu. Hîc ecdesîâm qu» Dunc constat y et veterrîma Intra maros ci7itatt8 habetvr , ano atodio fabricavit , habeatem în longtim pedea ccntsm ^iaqnaginta , in latum pedes aexaginta ia altum iofira eapanm oaqiM rameram , pedea quinquagii^ta : in ante absidem rotuodam babens , ab utroquc latere oscellaa eleganti coostnictas opère « totiinque ediScinm in iDodam cracia babetur eipMÎtiiBi* Habet feoeatraa XLII , columaas LXX , oatia octo. Terror oamqne ibidem Dei et claritas magna conspicitnr : et verè plemmqae inibi •dor qnaai aromatinn auaTÎaaiaiiia adrenire à reiigioaîs aenlitar. Farîetea ad altariom opère farfork) » ex mnlto marmonim gencie ezArnatoa babeft. Exacto ergù in duodecimo anno beatua pontifes «Bdificio , Bononiam cititatem Itallae sacerdotes dirîgit , nt ei relîqaiaa aanctonim Vitaiia et Agricolae esbibeant 9 qnoa pio nomine Gbriati Dei noatri manifeatisaimè cracifizoa «fae cogne- Tîmna.
Giégoiie de Toura raconte ensuite qne l'éponae de Nanatiiit fonda une égiiae en l'bonnenr de St-Btienne » et qa'eUe liaait d'anciennes bistoirea anz peintres et anz acnlptenrs qoî décoraient lea mnraiUea , afin qu'ila en fissent le safet de lenr* peintnret. Gujus conjnz Basilicam aancti Stephani anburbaoo narorom «diicaTÎt. Quam focia colomm adomare velletf.tenebat Jibran in ainn ano » legena historiaa actionia antiqnaa pictoribus , indicana qn« parietibus fingere debeient. Gf<ég« da To«n.Hiat. d« France « Cbap, 9. S 1^ «< >7*
nastèf es et d«s églises 9 dont lespriadpales sont Tabbaye de Saint-Pierre et Saint-Paul j élevée bors des murs de Paris , et commencée en' 507, l'église et Tabbaje de Saint-Père àChartres, et celle de Saint-Mesmin près dX)rléans. D'autres encore furent construites par son ordre. Après la mort de ce prince , Childebert y son fils et son successeur , bâtit ^ près de Paris , Téglise et TaUbaje de Saint-Vincent , appelée depuis Saint- Gennaiu-des-Prés , et Clotaire I^^. fonda , à Soissons 9 Téglise de Saînt-Médar , que termina son fils Sigebert. "^
Toutes les constructions de cette époque ressemblaient à celles dont Grégoire de Tours nous a laissé la description ; oblongues^ terminées drculairement à Test, elles prenaient quelque^ fois la figure d'une croix ; les voûtes étaient supportées par des arcades ; les fenêtres étaient arrondies : en un mot , on reconnaissait dans toutes les parties une imitation plus ou moins grossière de Parchitecture romaine : cette ressemblance se conçoit facilement ; en efiet y comme Fa dit M. de Gerville , dont les savantes re- •ehercbes ont jeté tant de jour sur le sujet que
je traite aujourd'hui , les Romains j maîtres de notre pays durant plusieurs siècles y laissèrent des modèles aux peuples qui les remplacèrent j
55o ARCHiT£CTURK RftUQl£USiL
les missionnaires qai y annoncèrent l\ étaient envoyés de Rome ; plusieurs d^entre enx avaient des noms latins ; ils faisaient a Rome de fréquents voyages , ils en rapportaient des ins^ tructions pour Tadmini^tration de leur troupeau, des modèles pour construire leurs églises.
Tels sont les moyens par lesquels le genre roman s^est répandu d^ns tout le monde chrétien. Ce mot roman , employé pour exprimer l'architecture cintrée, postérieure à la domination romaine , et antérieure au XII^. siècle , a^été consacré par M. de Gerville ; il est bien plus exact que les autres. Avant qu'il fut adopté, on n'avait que des mots vagues et impropres pour désigner l'architecture de cette époque. En Normandie, elle était principalement connue sous le nom de lombarde , saxonne , normande ; en Angleterre sous le nom d'angto-normande. Le nom de rotnane' que nous donnons à cette architecture, qui n'en doit avoir qu'un,puisqu'elle est partout la même , sauf de légères différences de localité , a d'ailleurs le mérite d'en indiquer l'origine , et il n'est pas nouveau puisqu'on s'en s'en sert déjà pour désigner la langue du mèiM temps. La langue romane est la langue latine
dégénérée , l'architecture romane est l'architec^ ture romaine abâtardie.
En Normandie et dans les autres provinces eeptentripnales de la France y Tidolâtrie subsista encore long-temps après que le cliristianisme y eut pënëtrë ; il est certain qu^au commencement du VII^. siècle , le paganisme régnait encore dans plusieurs endroits de notre province» Le pays de Caux était rempli dldblàtres^ et St.T- RomaiD, qui fut évéque de Rouen en 6^6^ trouva encore dans son territoire des idoles et des templeA détruire (i) ; il y en avait dé con-r sacrés à Jupiter , Mercure ^ Apollon , et même un dédié à Vénus (d) , dans la ville de Rouen^ A Bayeux , Tidolâtrie se maintint sur le mont Phaunus jusqu'au commencement du YI^. siècle; il en fut à peu près de même dans les autres cantons de la Normandie* Concluons 4onc que les églises chrétiennes furent très-peu considérables et peu nombreuses chez noos jusqu'au Vn^.siècleyoùnous voyons St.-Regnobert fonder quatre paroisses à Gaen y et St. -^Romain renverser les restes du paganisme à Rouen. Elles étaient . d'ailleurs conformes à celles qui existaient alors dans les autres parties de la France*
(i) L'ifbbé Le Bœuf.
(a) EzUbat juztà urbem , ab aquilone , faDDm Veneris , 91 modiim aniphitheatri , arâ tîtulo , arcAoAqve libidinum «ed»^ famosuDi. Act. S. Rom. V. farin , Norm. Ghrét.
55a ARCHITECTGEE RfiLIQÎftUSS
Je ne crois pas qu'aucone des ^Uses qai oot été construites en Normandie , depni« le VII*. «ède jusqu'au X<^. | ait subsiste josqu^à nous (i). des peuples du nord qui dévasterait ce pays , détruisaient avec acharnement les édifices religieux ; plus tard , devenus chrétiens , le lèie qui les animait , les porta à renverser ceux qui avaient snrvécu pour en reconstruire d'au* très plus vastes. S'il en existe encore mi soient antérieurs an X«« siècle , il n'est guèrd^ossiUe de les distinguer des autres ; c'est poofiquai je passerai rapidement sur le roman primitif («) f il ne différera d^aiUeurs du roman sei^ondaire qoe par des dimensiona m<mis vatfes j pas des ornemenis moins nombreux et mcnns variés^ et peut* être plus de rudesse dans l'exécution.
On doit douter que,dans les siècles antérieurs à rXI*, il j ait eu en France des architectes de profession , le clei^é seul avait conservé quelque idée des arts et de la littérature } c'est parmi les ecclésiastiques qu'il Ëiut chercher des
(i) Ilett nêté « de «lael^es-nnes de oei édites , des detcri^ tioos qu'il ferait bon de recueillir et de rtnembler. J'ai appiie avec grand plaisir que H* Ang. le PreTost s'occupe de ce travail ; personne n'est plus capable que lui « de tirer de ee sujet tout le parti possible.
(s) Tofft ma difîsion en roman primordial et secondaires
BU MOTBIf AGB. t 555
wdiitetts I les autres classes ne prodoislrent foe des maçons.
Et d^abord ^ les anciens écrivains font men-^ tien de plasiears abb^s qui donnaient le plan de leurs convents j et qui travaillaient eux-mêmes à les bâtira
QtéffHge de ïonrs cite plusieurs de ses prédécesseurs et particulièrement Dommatius , qui refaAdt l'église de St. - Gervais et de St. - Pro* tais j comme e'tant des artistes habiles ; il dit poMtivement que Léo , ëvéque de Tours , était bon charpentier.
Agricola^ évéque de Ghâlons-sur^Saône , dirigea lui-même l'érection de. plusieurs églises et particulièrement de sa cathédrale , ornée de co^ Icmnes de marbre et de mosaïques y etc. (i).
St.*Oaen , écrivain du VI®. siècle , parle en oes termes du monastère de Solognac , aux environs de Limoges : « Est autem congregaiio il magna , diversis gratiarum floribus omata ; « habentur ibi et artifices plurimi ^ diversarum « artium periti (o).
(i) Hnlta in cîTîUte illà «dificia fecit , domoi compoinit, ecclesiam fabricaTÎt, qaam columnU fulcmt, rariavit niar* more, muaiTo depinzit. (Greg. de Tours: hlit. de Fran. , llf. X , ff. Si.)
(a) Yita Sti. Eligu , <6.
554 iBCHlTXCTUBB HBLIOimUSB
Dans le VII^. siècle , SL^-Éloi acquit âne grande célébrité. Ajant été appelé à la cour pour faire une selle au roi , ses tal^its lui nàéritèrent la faveor du monarque ; il s'occupa ayec soccès de bijoaterie et dVchitecture y pendant les règnes deDagobert etdeClovisII.II embrassa ensuite Pétat ecclésiastique^ et fut nommé éTéqne de Nojon ^ par Clotaire m.
Au IX*. siècle ^ les religieux de Fabbaye de Sainfc^Gal cultivaient l 'architecture^ la pemtorei la musique j la sculpture , rorféTrerie^ la raér nuiserie , en un mot, tous les arts (i).
Je ne terminerais pas, si je voulais dter tctates les autorités de ce .genre que l'on trouve partout dans les ancien^ écrivains.
LHnventioû des cloches est une des causes qui occasionnèrent plus tard un changement dans Tarchitecture ; Fépoque où elles commencèreut a être mises en usage est très-obscure : on croit communément que ce fut au V*. ou au VP. siècle ; d'abord peu volumineuses , il n^^tait pas besoin d'un bâtiment particulier pour les suspendre ; mais dès le VIII«. siècle (a) leur grande pesanteur rendit les tours indispensables.
(i) L'abbé Le Bœuf; État des scîenccf^ (s) Dans ce siècle » le pape Étieuae III fit bAtir nne Cm» •nr Téglise de Saiot-Pierre » comme le pronve le p«fs«C^ snivsoU
J>V MOTBK ÂGB. m
Ott eaiploja les litres de bonne heure daiur les églises chr^eones (i) ; Gr^otre de Toars' parle de voleurs qui s^introduisirent dans Tëglise de Saint^Bbrtin j en cassant une Titre ^ effractâ Wired sunt ingressi ; cependant il paraît que ^ jusqu'au Xe. siècle j plusieurs édifices en furent dépourvus ; dans quelques ^liseS| on ne pouvait maintenir les cienges alluma à canse du vent ; il en était de même en Angleterre. Le roi Alfred reçut de grands éloges pour avoir invenH dès lanternes qui empêchaient les cieif es de s'éteindre (d)»
Les artfr étaient moins florissants en Angleterre qu'en Normandie ; les habitants de cette île avaient souvent recours à des artistes français r le fameux Biscopius , qui éleva Téglise de Saint» Pierre , dans le monastère de Wermouth , près de Gjrwi , vers Pan 675 ^ avait fait venir de France des ouvriers | pour bâtir à la manière romaine , opère romano , et^ lorsqu'on eut teiw
« Steplmmu III. A»n. 77#IMC tdperbMflictni S. Pciri tmriia ,
• in qoâ trei porait camptnai qiue clerain elpopulom ad olfl-
« ciamdei conTocarenr(Aa«8tM. Blbliofb. ioTitft Steph. III.) »
(1) D'bprtt FHo« % rûtrentioB éeê viliv» efî tdat us fhiiiK«
(sjBcntlMiiD'atMay.