‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 93 sur 101 · ARCHITECTURE RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

ARCHITECTURE RELIGIEUSE

Les balustrades ne présentent plus de petites arcades comme dans le XII^. et le XIII^« siècle, mais des quatre-feuilles encadrés ( plan* 8 , fig. 5 y ^ j 5) j de petites roses et des cercles différemment combinés.

Les frontons ( pl« 8 , fig 7 ) , les tours , les tabernacles (pi. 8 , fig. 6 ) et les contre-forts (pi. 8 , fig. 9 ) sont garnis de crochets.

Les cordons destinés à soutenir les voûtes , ne furent plus des arcs simples formant une seule intersection , ils se ramifièrent , et for-^ mèrent des compartiments où Pélégance du dessin se montra toujours. Partout où ces cordons se rencontraient , ils étaient liés par une pièce en saillie formant un cercle ou un écusson.

Les fenêtres s'élargirent beaucoup et perdirent de leur hauteur j la tête avait souvent la moitié de la hauteur totalq de Togive ; des cordons constamment applatis et garnis de crochets dessinèrent souvent des frontons autour des fenêtres , et ornèrent différentes parties des murs : on peut voir , planch. 8 , fig. i 9 une fenêtre du XIV^. siècle ; il suffira de la comparer à la fenêtre du Xni®. y figurée planche 7 , pour en voir la difiérence. Dans les églises qui notaient pas terminées par une abside , il y eut presque tou-

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jours , da côté de Pesl j une grande fenêtre qui occupa presque toute la largeur du chœur ; ce fut la même chose dans le XV^. siècle.

Les colonnes groupées devinrent maigres , et ne se détachèrent pas comme auparavant ; à lar fin du XI V*^. siècle, ce nMtait plus que des demireliefs ; d^un autre côté, on employa souvent à soutenir les grandes arcades ^ de gros pilliers r(Hids et peu âeves , surmontés d'un étroit chapiteau ( plandi. 8 , fig. lo) ; ces pillters furent unis ou entourés de nervures anguleuses , ou enfin ornés de colonnes très-fines , réunies sous un même chapiteau. .. > «

Les contre-forts étaient comme auparavant surmontés de pinacles, et servaient d^appui aux arcs-boutants \ mais ils devinrent trop saillants , et par conséquent moins légers ; ils eurent même un aspect de pesanteur qui nuisit à la beauté de Tensemble. Dans la seconde moitié du XiV«^. siècle et dans le XV«. , le goût des contreforts devint si général qu'oii en ajouta smL murs les moins élevés et aux constructions les plus solides (i) : les églises bâties antérieure*

(i) J'ai TU à pliMÏevn églises de eampagoe des contrefort» ^BÎ oot presque autant de saillie qiie de hauteur ; je citerai de préférence ceux de l'église de GaiitiUon > ajprondissen'ent de BajeuK,' je les crois du XV*. siècle.

^S ARCUltKCTOAS RSLIGUOSC

ment n'en furent pas exemptes , et ces appUcations postérieures pourraient tromper un œii

peu exercé.

Les tabernacles ( plane. 8 , fig. 9) dwnrent extrêmement communs dans le XIV*. siède , et s'appliquèrent sar les murs.

On trouve «de l'architecture du XIV«. siède , dans les églises de Saint-Pierre et de Saiot-Jean, et dans l'bncienne église Saint-Etienne à Caen , dans l'église Trinité de FaUise , dans quelques chapelles latéral^es de la cathédrale de Bayeux et de celle de GouUnces , dans la belle église Saint-Ouen de- Rouen , la coUégiale d'Ecouis , dans la cathédrale de Bourges , dans celle de Strasbourg» etc. , dans l'église collégiale du Saint- Sépulcre à Paris , commencée en i3a6 , par Guerin de Lordgne (1) } plusieurs chapelles de l'église Notre-Dame de la même ville , la Sainte-Chapdlede Vincennes, fondée vers i379, dans la cathédrale de York-Mmster en Angleterre, ainsi que dans la plupart des grandes églises.

(1) L'inscription suiTante, placée bot le portail, appfeniitle nom de cet architecte : . L'an de grâce MCCCXXVll , le ^b- « dredi devant Noël , fut chantée la première mtase dé cette « église et les foodemens lerea : si cotame il appert, par mabtre . Goerin de Lorcigncs , qui eregti ce porUU et le fonda prcmie- « rement. »

DP MOTBN ACB. ^9

GOTHIQUE TERTIAIRE OU FLAM- BOYANT.

Première époque ; de i4oo à i46o.

Nous venons de voir que dëjà Parchîtecture gothique commençait à dégénérer à la fin du XIV®, siècle ; elle déclina plus sensiblement encore pendant le cours du XV®. : sa beauté essentielle avait consisté dans le degré d'élévation convenable , donné aux diflférentes parties de l'édifice j et surtout aux ogives. La largeur considérable de celles-ci et rabaissement général furent lesprindpalescauses qui produisirent la chute du fenre ; on ne trouva plus l'esprit qui Pavait fait naître , c'est-à-dire , une, tendance à l'élévation; les colonnes , si agréables à l'œil , devinrent de simples filets ; les formes prismatiques furent souvent préférées aux formes rondes*

Voici en peu de mots les principaux caractères de l'architecture dans le XV^. siècle.

Les colonnes j si Ton peut encore donner ce nom à de maigres filets , sont pour la plupart d'une extrême finesse ; leurs chapiteaux figurent souvent deux bouquets de feuillage , l'un audessus de l'autre ( planch. g , fig. 9 ) ; elles

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sont souvent remplacées par de simples nervures anguleuses d'an effet peu agréable , qui avaient déjà commencé à se montrer dans le XIV*. siècle.

Au lieu de colonnes pour soutenir les impostes , on employa aussi des consoles chargées de feuillages ( planch. 9 , fig. 11).

Les fenêtres ont perdu leur forme gracieuse» Dans le XIII*. siècle , le triangle , formé des impostes au sommet ,, occupait à pen près le tiers de la hauteur de l'ogive entière ( planch. 7 , fig* II): dans le XV*. , au contraire , le même triangle en occupe plus de la moitié , et qùelcjae— fois presque Les deux tiers y défaut de propor* don qui choque péniblement la vue (1} ; d'un autre côté, depuis les impostes j usqù'au sommet, il règne souvent une bordure de feuillages frisëis ^ formant des crochets de distance en distance , et dont le prolongement dessine une espèce de croix, de fleuron , ou de fleurs de lis , au-dessus de la tête de Togive ; on peut voir , par la figure 7, planche 9 , qui représente une fenêtre du XV«. siècle , combien cette bordure écrase les fenêtres, déjà trop courtes , et trop éloignées des forme s

. (1) Quoique c« défaot soh trët-fréq«ent dam les moDument» du XV*. siècle, ou trouve, cependanl encore des fenâtres biea proportionnées , par exemple, 4 l'Âglise Satnt-Ou«n de Aoueo.

DffK

J>V MOTBlf AGK. 65 1

^^^ STdtes da Xni*!. siècle. Les mêmes dëfeatsde proportion, quoiqae moins saillants peut-être, se retrouvent néanmoins dans les arcades et* les portes.

^^ On Voit souvent les bords intérieurs des ^ ogives festonnés ; cet ornement est d\me grande âégance , j^en donne un exemple dans les «* fenêtres de Pabside ( planch. lo , fig.'îi ) de IVglise Notre- Dame de Caen. On sera peutêtre étonnd, en- voyant cette plahche, de trouver à: <l^ véritables lancettes dans le XV^. siècle j ^^ itiâis il faut se rappeler que, dans les absides dont W la conrbui^ est très^rononcée , on a toujours "? été forcé de placer des ogives étroite^ ; en - ^aràl cas', il faut que les accessoires servent de ^ guides j car les formes sont trompeuses. ^ Au-dessus du sommet des ogives , il y a tou-

jours une espèce de prolongenaent formé par les nervures qui Tentourent , et qui partent des impostes; ce prolongement , formant un pédicule plus* ou moins élevé , supporte quelquefois des bouquets de feuillage.

" On voit à peu près la même chose au haut ^e tous les frontons ; j'en ai figuré (planch. q, fig. 8 ) qui se trouvent sur la -tour de Phorloge de la cathédrale de Bayeuz ; ils sont couronnés * d'un bouqq^t de feuilles de choux frisés.

fifid AaCHlTSCTUAl RELIGIECSS

Les feuilles de vigne , de chicorée ( pbnch. 9 , fig. Il) , de chardon y de cboox frises etc. ( planch* 9 9 Ag> > i ^ ) 9 sont des sculptures très-communes dans le XV®. siècle.

Les compartiments et les découpures qui remplissent la tête des fenêtres, et les grandes roses prësentAt rarement des dessins arrondis comme auparavant ; ils ressemblent à des flammes , des cœurs allongés , des langues , ou à certaines feuilles. Tous ces dessins sont contournés, et diilèrent essentlelleQ\ent des rosaces , des quatre» feuilles encadrés , et des grands trèfles ; c'est ce qui a déterminé à appeler ce système d'ornement des fenêtres , le système flamboyant, par opposition au système rayonnant des deux siècle^ précédents. Les balustrades ou rampes présen* sent les mêmes changements dans leurs découpures ( plancb. 9 > fig* 3 , 4 ^ S 1 6. )•

Les contre-forts sont multipliés et trop saillants ,<iomme je l'ai fait observer plus haut.

Les tours n'offrent pas beaucoup de changements ; dans quelques-unes seulement , on trouve que la pyramide est exhaussée , et commence à quelques pieds au-dessus de la balustrade de la tour ; jttsques-là. cette balustrade et la base de la pyramide avaient été de niveau. Aux églises de campagne du XV*. siècle , on voit beaucoup

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de tours carrées terminëes en bâtière ( i ) ( pK 8 , fig. la).

Les arceaux* des voûtes deviennent prisma*^ tiques y avec des nervures déjà d'un grand relief , et forment beaucoup de compartiments , caractère qui est plus saillant encore dans le XVIe. siècle.

On trouve de Tarchitecture du XV«. siècle dans la tour de l*hor1oge de la cathédrale de Bayeuz | dans plusieurs chapelles de Pégllse Saint-Jean , de Féglise Saint-Pierre et dan» l'église Notre-^Dame de. Caen , dans celles de Cagny y de Carpiqnet j dans une chapelle voisine de Saint-Laurent de Condelles ( Calvados ) y dans Téglise de Saint-^Lô j dans celle de Valognes , dans une petite chapelle de Panden couvent de Saint -Taurin d^Evreux. Les églises (TAIençon, Argentan y le Treport, Har'fleur^ une poi|ion de Péglise de Gisors et un portail de Saint-Ouen de Rouen y présentent encore des exemples du même stjlé y ainsi que beaucoup d^aulres monuments religieux de lïormandie : néanmoins le XY^. siècle ne^ fut pas très« riche en constructions ; il faut en attribuer la cause aux malheurs qui affligèrent

i) G« mot fit coBMCTé poor csprtm«r la lormt de ccf Hmxu

6S4 JUICBITECTVBE AKUGUlTtS

la France pendant roccppalîon . anglaise , et an prix de la main-d'œuvre , qui avait aof— mente* •

GOTHIQUE TERTUIRE.

Deuxième époque ; Jin du XF: et XVI*^ siècle {époque de la Renaissance).

Depuis i46o environ ^ on voit, dans Tarchi-^ tecture gothique , des altérations sensibles qui annoncent son déclin : cette architecture est surchargée d^omements ; on y trouve en mêmetemps une imitatioi; plus ou moins éloignée de

Tarchitecture antique ; ce dernier changement y qui devait ramener peu àpeu au goût classique| et faire abandonner entièrement Tarchitecture à

ogivtB , eut prindpalement lieu sous Louis XII;

et • sous Françpis 1^^. j il fut onéré en grande partie par des artistes italiens qui parcoururent la France à la fin du XV<^. siècle et au commencement du XVIe. ; mais y en même-temps qu^on revenait aux forn^es rondqs^ et que la transition du genre gothique à T^rchitecture antique produisait un style nouveau , on continuait à bâtir comme dans le XV<^. siècle; nous en avons la preuve dans le grand portail de Téglise $aint-Ouen

DU HQTfiN AGE* 653

tle Rouen , construit en i53o, dans une f^tn taine de la. même ville , bàiie en léfoo ( la ion«taine de la Croix de pief re ) y et daqs plusieurs autres monuinents de Normandie ; il y eut donc deux stjles difierents dans le gothique tertiaire du XVI«. siècle ; je n'en ai qu'un à indi-. quer , puisqii^ Pautre nWre hen de plus que dans le XV^. siècle.

A la fin. du .XVI®. , rarchitecture antique y to.ut-à«*fait dégagée. des ornements gothiques^ recouvra ses proportiçns ^ ses formes et sa sioipiicitfî nattirelle. Il faut cependant classer i dans le gothique tertiaire quelqjues monuments rel^^ gîeuxdu XVn^ siàde:) qui font exception à la règle commune, et qui sont encore: bâtis dans le style qui était en vigueur durant le siècle prébédent.

Jusqulila fin duXV^ siècle , on' trouve par* tout des ogives { c^est îi cette époque que les cintres vinrent se mélanger à dlesynet cette forme, renouvelée de i^ârchitecture antique y ne tarda pas à prévaloir* A : la , fin du XV^. siècle et daus le Xyi*. ^ toutes les ogives sont extrêmement larges , ît s'ensuit qu'elles ^sont trèsobtuses, et que l'on y voit à peiné la forme ogivée ; la quantité des baies répond à la grande largeur des fenêtres* Les compartiments sont

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compliques au point quePon ne disbngae pas ton-' jours FenseiAble d^un dessin rëgulier.

Dans le XV^. âècle , on avait place des bouquets de feuillage au-dessus des ogives ; il semble que^ dans le XYP.^ Farchitecte ait voulu imiter ce même orneiHent en le renversant. De Ëi ces noftibreux pendantifs (pi. 9 , fig. la ^ 17% ces culs-de-lampe qui sont suspendus partout à la fin du XV«. et dans le XYI''. siècle , et qui retracent Fimage des stalactites dont la naUire tapisse certaines grottes ;« ce ne fut pas sans surprise que le spectateur se promena sous ces voûtes frangëes d'où pendaient, pour ornement^ des pierres pesant plusieurs mille livres ; ces masses originairement employées à servir de clef et à soutenir les voûtes , furent au contraire soutenues par elles. Au lieu de s^ëlever suivant le génie primitif , les arcades offrirent une tendance à s'abaisser. Les compartiments des voûtes se multiplièrent à l'excès , et devinrent extrêmement saillants. Tous les points de réunion se couvrirent d'une quantité disproportionnée de pendantifs , d'écussons, d^armoiries, dechiûres^ d'emblèmes , etc. ; il résulta de cet ensemble que les arcades, déjà trop surbaissées , n'en parurent que se rapprocher davantage de la vue ^ et prirent un aspect bien éloigné du genre d'élan-

DU MOTRN AGE. ^ 65t

cernent des XU^. , XIII«. etXIV^ siècles. La dépression gënërale se montra au-dehors dans toutes les parties : au lieu de tours éiRucées , on e'ieva des coupoles hëmisphériques : au Heu de tourelles , on plaça des candélabres ou des espèces de vases (pi. 9 ^ fig. i4-). Au commencement du XVIe. siècle, on trouve encore des contre-forts d'une forme élégante, qui supportent des arcs-boutants ( pi. 9, fig. 16 et 18); mais ils ne tardèrent pas à disparaître ; on vit à leur place des chambranles (planch. 9, fiy. I S ) , qui décorèrent les murs entre chaque fenêtre.

Dès )e commencement du XVI^« siècle, li^ plupart des fenêtres furent à plein cintre j san» compartiments , et conformes à celles de Pabside n^* a de IVglise Notre-Dame de Caen , que l'on voit planch. 10 (i). Ce caractère établit une différence bien marquée entre les monument» du XVI*. siècle et ceux du XV*.^ comme on peut le voir planch. 10 , par les deux absides^ de l'église précitée , dont l'une appartient au

(1) Il 7 a encore assez iooTent des meneam ^ sirtent d'ans îè^ fenêtres à ogive , mais Us sont bûarres ci arrondis, sans caractèi» déterminé. Une des raisons qui portèrent k leur -donner ces formes élargies , fat de laisser on plus vaste champ aux peintres war vtrrc.

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première! l'aatre au deuxième de ces deiiz siècles;

Les trèfles disparurent entièremeat ; îAê fvresl remplacés par des arabesques:, des découpures el des broderies de la plus grande finesse; les médaillons furent assez communs j il j eut des tabernacles , des lanternes y des dais ; mais tous ces ornements prirent une forme nouvelle, comme on peut le voir par ceux qui- sont entre les fenêtres de Fabside no, a de Téglise Notre-Dame de Caeo. Toutes les portes forent divisées ea deux par un pilier centraU

Un icapadère fort remarquable des dernières productions gothiques , c'est la profondeur et la délicitesse avec laquelle on découpait la pierre dans les Drnabeots en guirlandes et les culsde<«laaipe , et cette saiUie énorme des arceaux prismatique^ de la voâte.

On plaça souvent, comme dans le XI V«. et le XV«. siècle , des nervures ou filets en guise de colonnes , qui se prolongeaient' tout autour des arcades , sans qu'il j eût d 'entablement an^ dessous *des impostes ; cependant on donna en général aux colonnes des proportions plus régulières qu'auparavant ; mais , jusque la fin du XVI«. , elles "furent presque toutes éfilées comme dans le Xin<^* siècle : on en voit dans jAusieurs édifices qui présentent des renflements;

PC MOTfilf AGA.', 65^

j^en ai figure de pareilles ( plancli. 9 > fig.

ig)i quispnt tirées de la grande, porte de Nglise Tnnité de F;ala^se. Le chapiteau corinthien et le chapiteau .ioi3iqii.e doipinèrent préside, parafent dans le XVI«, siècle.

. On chercha aqssi à former un entablement 4plus correct ; on distingua l'architrave ^ la frîsp et la Icorniche. Qn. mit pen de balustrades, et elles ofirirent des dessiçs différents de œux.du XV«. siècle, comme il: est facile de- le voir par les figures jlJ^j 18 et ao, planche 9*

On jempLoja beaucoup.de guirlandes ; on tapissa, les murs de .petites rosaces : la 'figure }3 j planche 9 , tirée de Pintérieur de.Fég^ise Saint-Pierre de Çaen y donnera une idée jus^e'de ce genre dWneqients.

Les édifices du XVI^^ siècle ne sont pas communs; ils se bornent. en gjéfiérslà ii^élquefr^éba^ pelles et à . des toiqbeau.^. • Lemrç dimeoifiioi^ peu étendues et peu éI^vée^;coi|trast^t avec la ^ran* deur des construction gothiques secondaires ; ils ont néamnoins^ depuis le'.retoiir aux/forpes rondes , quelque chose de gracieux, et ils plaisent généralement. par d'élégantes proportions, et par la délicatesse des nombreux ortiements qui les décorent. L'abside de l'église Saint-Pierre à Caen est un des plus beaux modèles de ce genre

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d'architecture , et on doit la citer en première ligne , d^autant pins que Ton connaît prëcisément la date de sa construction. Louis XI accorda le terrain sur lequel elle a été élevée , lorsqu'H alla en pëleritfage k la Dâivrande, en't473 ; mais cette abside ne fut commencée qu'en i5ar (i). On trouve encore du gothique tertiaire dans Téglise de Notre-Dame^ dont j'ai' figure les deux absides ( planch. i o ) ^ dans rëglise Saint-Sauveur,rëglise de VaoceMes, Tancienne église Saint-Etienne et Tëglise Saint* Jean de Caen, dans Ke'glise de Tabbaje dTArdennes(â), dans la grande porte de l'iegltser Trmitë de Falaise , dans la chapelle de l'ancien e'véchd de Bajreuz , convertie maintenant en salle pour le tribunal j dans les églises d'Arqués , de Gaudebec , de Canteteu , de Lillebonne y dans l'église Saint-Maeloud de Rouen , et la plupart des autres églises paroissiales de cette ville , dans celles de Gisors , Andelis , etc.

En Angleterre j dans lli chapelle de Notr^ Dame ^de Tabbaye de Glocester , bâtie ver» la

(i) Elle est l'onTrage d'Hector Sohîer, arehitecte de Gaen.

(a) Il e«t inatile de dire qae » lora<{ne je cite cet ègUset , je n'entends indiquer qae quelqnes-nnes de leurs parties, car le reste appartient presque toujours à d'autres époques y comme j'ai eu déjà occasion de le dire.

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fin du XV^. siècle , la chapelle de Westminster, bâtie par Henri VU , en iSoa , etc. Beaucoup d'autres monuments de la même époque offrent tous les caractères du gothique tertiaire.

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