DU CHATEAU DE DUCE Y
Hontgommery i écartelé au 1" et au &*. d*azur, à trois fleurs de Us f d*or « au 2*. et au S*, de gueules , à trois coquilles de saint Michel ■ d'or, » et surmontées de la couronne de comte, s'y trouvent trèssouvent, répétées. On peut encore les voir sculptées , avec leurs supports héraldiques , à l'entrée du château et sur la plaque de la cheminée du Grand- Premier. Beaucoup d'autres écussons devaient figurer sur les carrelages, mais nous n'avons pu en compléter qu'un seul, écartelé d'hermine au 1*'. et au &'. ; fascé au 2\ et au 3*. Ce blason , dont les couleurs ne sent pas indiquées , et que l'on retrouve déplorablement mutilé sur le manteau d'une des cheminées , a trait évidemment à une alliance de la famille de Montgommery.
Les carreaux à surface lisse , plus diflBciles à reconnaître , nous paraissent mériter un examen encore plus attentiC Ils représentent exclusivement des enroulements végétaux sans légende et sans personnages. Ce ne sont plus , il est vrai , comme sur les briques anciennes , des fleurs ou des feuillages empruntés aux plantes phanérogames. Les lignes flottent à l'aventure et imitent les expansions boursouJflSées des algues et des lichens. Mais , sauf cette modification , ce sont toujours des dispositions analogues , et il est fodle de les rattacher* sans trop d'efibrts , aux types plus nets et plus précis du XlIP. siècle. Malheureusement^ autant les époques anciennes étaient prodigues de combinaisons variées , autant le XYIP. siècle s'en est montré avare. Aussi , au milieu d'un nombre considérable de débris de briques ornées , nous n'avons pu rencontrer , en définitive, que deux dessins différents, qui se développaient d'une manière un peu monotone dans toute l'étendue de ces vastes appartements : l'un représente une rosace un peu lourde, avec bordure perlée ; l'autre , un cercle ayant pour rayons des ramures capricieuses, et inscrit dans un carré aux angles duquel se trouve un ornement indécis qui rap«> pelle de loin les trèfles et les fleurs de lis.
Le ch&teau de Ducey a été bâti en t62&, et U n'est pas douteux que les pavés historiés dont nous venons de parler ne datent de cette époque. Ce sont donc des spécimens certains de la céramique du XVII*. siècle, et ils nous semblent présenter d'autant plus d'intérêt , qu'ils sont , pour ainsi dire , les derniers vestiges de la splendeur d'une famille dont l'in-* fluence a long-temps été prépondérante en Basse^Normandie.
DE L'ADMINISTRATION DE LA NORMANDIE