‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 107 sur 216 · SODS LA DOMINATION ANGLAISE · texte numérisé non relu

SODS LA DOMINATION ANGLAISE

Ruet au Crotoy, pour opérer la remise de ces places entre les mains du Roi.

Au mois d'octobre, Raoul Le Sage, Gilles de Clamecy , Tabbé du Mont- St -Michel, Thomas Mautaint et Raoul Roussel, se rendent en Hainaut, près duducdeGlocester qui s'opiniâtrait à garder la femme (jLu duc de Rrabantet prétendait se mettre en possession des vastes domaines qui formaient sa dot.

La même affaire amena en Bourgogne Tabbé de Fécamp, entre le lA janvier et le 16 mars 1&25. Ce n'était pas la première mission délicate qui fût confiée à ce personnage : Henri Y Tavait envoyé , en 1422 , à la Cour de Rome, avec les évèques de Coutances et de Senlis, et, quelque temps après, en Angleterre , avec Tévéque de Beauvais.

Le compte de 1 A2A mentionne encore un voyage de Raoul Roussel , de Rouen aux villes d'Amiens, Abbeville, Paris, Mantes et Yernon (dernier janvier — 20 juillet l&2/t ), et un autre de Gilles de Clamecy , à Mantes , Yernon, Rouen , Évreux , etc. ( 27 juin — 8 septembre l/i2/i).

Le Conseil avait été réuni à Paris, par le Régent, aux mois de mai, juin, juillet, dans les derniers jours de novembre et les premiers jours de décembre 1&24, et à Rouen, en janvier 1&25.

Le Régent passa à Paris les premiers mois de Tannée 1&25. 11 y présida les Conseils vers le 19 février et le 11 mai. A la fin de juin , il partit de Paris pour la Picardie, accompagné de son conseiller Guillaume Le Duc et de son secrétaire Jean de Rinel. Il visita Gorbie , Doullens, Hesdin, AbbeviUe et le Crotoy, et vint à Rouen au mois de juillet. Yers la fin d'août , il retourna à Paris où les Conseils furent assemblés. L'abbé du Mont-St.- Michel et Raoul Le Sage l'y accompagnèrent. Au mois de décembre, nous le trouvons à Amiens , entouré des mêmes conseillers , de Thomas Mautaint et de Raoul Roussel.

Dans les derniers jours de janvier, Hamon de Qelknap reçut du Régent l'ordre de se rendre en Angleterre auprès de Henri YL Toutefois , il ne s*«mbarqua à Dieppe que le 21 avril 1&25. Même mission confiée à Thomas Maistresson, bailli de Caux (du 25 juillet au 5 septembre l/i25).

Pierre de Rouville fut envoyé en Cour de Rome, avec un abbé dont le nom n'est pas indiqué , « pour aucunes grosses besongnes et affaires touchant le bien et prouffit du Roi... et le bien universel de Sainte Église. » Ce personnage, dès l'année l/t22, avait déjà été chargé d'une mis»on pareille par le feu roi Henri Y.

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Quelques autres ambassades méritent encore d'être signalées. Â la fin de janvier, Thomas Rampston alla trouver en Hainaut le duc de Glocester, > accompagné de Jean Eslourt , de Tbcmias Mautaint et de Raoul Roussel. Dans le même temps , Gilles de Glamecy était député à la Gour du duc de Brabant avec Raoul BouteiUer. Au mois d'avril , le duc de Glocester était à Galais ; le Régent lui envoya Jean de Harpelay « pour aucunes besognes touchans grandement le ïAen du royaume. » Â la fin de juin, Gilles de Glamecy se rendit en Flandre • devers Monseigneur le duc de Bourgogne et Mesdames de Gloucestre et Haynau , pour les besognes et affaires du Roi. > 11 y retourna le 16 août avec Monseigneur de Londres et Wautier de Hongreford. Enfin , à la fin de septembre , le duc de Glocester , étant en Angleterre, reçut la visite de Raoul BouteiUer, en qualité d'ambassadeur de Bedford. BouteiUer employa cinquante *sept jours à la négociation dont il était chargé. Il avait avec lui Jean Estourt , et un autre ecclésiastique , messire Jean Ghariot

' Dans les premiers mois de Tannée 1^35, Thomas Mautaint fait un voyage de trente jours en Basse-Mormandie, à Gaen , à Bayeux , à Goutances , à Garentan , à Harfleur et aiUeurs , « pour certaines grosses besongnes et affaires touchant le Roy. »

Aux mois de septembre , d'octobre et de novembre , mission de Mattre Jean Manger, auprès du duc de Bretagne. A la fin d'août, Raoul Roussel se rendit en Basse^Normandie oii il eut une entrevue avec les gens de ce prince.

Au mois d'avrU, Raoul Le Sage fut envoyé au Grotoy « pour le fait des ouvrages et fortifications dudit lieu , » et de là à Hesdin. U passa quarante jours à ce voyage. Du 29 octobre au 17 décembre, U fit une tournée dans le Pontbieu avec l'abbé du Mont-St. -Michel.

Raoul BouteiUer aUa du Grotoy à Galais « pour recevoir et conduire phi«sieurs gens d'armes et de traict nouveUement descendus et venus d'Angle-^ terre, les amener et faire passer la rivière de Somme à Piquigny et recevoir les montres d'iceux. » De là il se rendit à Gorbie auprès du Régent, à DouUens, à Hesdin, à AbbeviUe, au Grotoy (7 juin — 9 juillet). Peu de temps après, au retour de son ambassade à la Gour du duc de Bourgogne, il fut chargé d'une mission dans la province du Maine ( 18 août — 16 septembre).

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Voici quelles furent les principales missions de Tannée i&28-l&29 : Le 8 novembre i&28 , d'après Tordre de Bedford , Raoul Le Sage quitte Gamacbes, sa résidence babituelle, prend, à Rouen, Tabbé du Mont*St.- MicbeUle premier président du Parlement de Paris, Philippe de Morvilliers, et quelques autres conseillers ; il se rend avec eux à Mantes, auprès du Régent, qui commençait à s'alarmer de la tournure que prenait le siège d'Orléans. Raoul Le Sage était de retour à Gamaches le 15 décembre. Il y séjourna près de deux mois : au bout de ce temps, il Tut rappelé à Paris, auprès du Régent et du Conseil, à l'occasion de l'arrivée du duc de Bourgogne à Paris. Il partit de Rouen le 10 février l/i29, avec l'abbé du Mon t-St. -Michel, et revint à Gamaches le 25 avril. Au mois de juin, il se rendit à Harfleur, accompagné de l'abbé du Mon t-St. -Michel et du Receveur-général. Il fit l'inspection de cette place, en augmenta la garnison et y présida une assemblée de bourgeois et d'officiers du Roi des bonnes villes de la Basse-Normandie, convoquée dans le but d'aviser à l'approvisionnement des garnisons et au gouvernement du pays. Chemin faisant, il visita Caudebec et Montivilliers. Il était de retour à Rouen le 9 juillet Dans le courant du même mois, il fit Tinspection des forteresses de la Seine, Pont-de-T Arche, Yernon, Mantes, et de Pontoise, Gisors, Neufchàtel, Eu, Arques, Dieppe et Caudebec. J^ 25 août, il se rendit, avec le Cardinal d'Angleterre, l'abbé du Mont-St. -Michel et le Receveur-général, auprès du duc de Bedford, à Yernon. Le mois suivant, le Cardinal l'emmena à Honfleur, où avaient été convoqués de nouveau les États des bailliages de Caen et du Cotentin. Ils devaient , après la session , s'embarquer pour l'Angleterre; mais il y eut contre-ordre. Ils furent forcés de revenir à Rouen.

Gilles de Durement , abbé de Fécamp , fut mandé , au mois de février 1&28« à Corbeil , auprès du Régent. Il reçut l'ordre d'aller trouver, en Angleterre , Henri VI et son Conseil , pour certaines grosses besognes dont notre compte n'indique pas l'objet. Il partit vers la mi-mars, accompagné de messire Raoul Bouteiller, capitaine du Crotoy, et de Maitre Jean de Rinel , notaire et secrétaire du RoL L'un et l'autre étaient de retour à Eu dans les premiers jours de juin. L'abbé du Mont-St. -Michel alla les y rejoindre et les suivit à Gamaches, où demeurait Raoul Le Sage, l'homme important du Conseil après Bedford. On y traita de plusieurs besognes et affaires touchant le bien du Roi, pour occasion du siège, advisé estre mis par terre et par mer de-

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vant la place du M ont-Si. -Michel, et de la garde du château du Crotoy. Bouteiller s'arrêta peu de temps à Gamaches. Il partit presque immédiatement pour Paris, afin de rendre compte à Bedford du résultat de Tambassade.

Raoul Roussel, Maître Quentin Massue et Durand de Thieuville furent chaînés de parcourir la Normandie, à Teffet de s'informer de la manière dont se comportaient les capitaines, les baillis et les vicomtes, et de recevoir les plaintes que les justiciables pouvaient avoir à porter contre ces officiers. Us visitèrent Cou tances, Avranches, Vire, Falaise, Caen, Bayeux, Carentan, Yalognes, St.-Lo , Évreux, Pont-Âudemer, Pont-de-l' Arche , Vernon ,' Mantes , Pontoise , Gisors , Neufchâtel et Gournay. Leur tournée dura du 2 octobre 1428 au 25 mars 1&29. Raoul Roussel nous est connu. Quant à ses deux compagnons, leur qualité nous est révélée par le compte de Pierre Surreau : Quentin Massue avait la charge déconseiller et de maître des requêtes de l'hôtel du Roi en France ; Durand de Thieuville était contrôleur du gi*enier à sel établi à Honfleur. L'un et l'autre avaient déjà , en plus d'une circonstance , reçu des marques de la confiance du Régent. Le premier, à la fin de septembre 1&28, avait accompagné Raoul Bouteiller à la cour du duc de Bretagne, et ce fut au retour de ce voyage qu'il s'adjoignit à Raoul Roussel; le second , au mois de novembre 1&27, avait été chargé, avec Girard Pigache, alors vicomte de Montivilliers, de se transporter à Harfleur pour y procéder à une enquête sur la conduite du capitaine Guillaume Mineurs, que l'on accusait d'abus de pouvoir au préjudice des bourgeois et des soudoyers.

Nous citerons encore deux missions en Angleterre : l'une , confiée à Jacques Boulenc (décembre 1428 — 1". mars 1420); l'autre, à Jean Corbuissier , écuyer , lieutenant du maître des eaux-et-foréts , et à Jean Chambrelain, contrôleur delà Recette générale (juin — 2 juillet 1420). Elles avaient pour but d'obtenir du Conseil d'Angleterre une flotte et des gens de guerre \youT mettre le siège par mer devant le Mont-St. «Michel. Corbuissier retourna en Angleterre , par ordre du Grand-Conseil , au mois de septembre 1429. 11 avait à remettre au roi Henri YI, au duc de Glocester et au chancelier, des lettres-closes par lesquelles on les pressait de hâter le départ d'une nouvelle armée qui devait se réunir au corps de troupes déjà rendu en Normandie pour le siège du Mon t-S t. -Michel.

Les agents administratifs du Gouvernement étaient, comme auparavant ,

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les baillis , les vicomtes et , au dernier degré de la hiérarchie , les sergents. Les baillis étaient gens d'épée plutôt que magistrats. La justice se rendait en leur nom , par Tintermédiaire de leurs lieutenants. Ils flguraient en personne à la guerre , se chargeaient de capitaineries , transmettaient et faisaient exécuter , dans les limites de leurs départements respectifs , les ordres de Tautorité supérieure. Les vicomtes leur étaient subordonnés. De même que la qualité d'homme de guerre domine dans le bailli , celle de comptable domine dans le vicomte. Les baillis sont de hauts et puissants personnages appartenant à la noblesse et , pour la majeure partie , à la nation conquérante. Les vicomtes portent des noms français et se recrutent dans la bourgeoisie. Il n'y a point d'exception à cette règle. Ainsi le voulaient d'anciennes ordonnances qui refusaient à la noblesse les places de receveurs des deniers publics.

Pour transmettre les ordres du Roi , les lettres«closes du Régent ou du Conseil, on avait recours aux chevaucheurs de Técurie du Roi, aux hérauts, aux poursuivants du Roi et, à leur défaut, aux hérauts des hauts fonctionnaires du Gouvernement. D'ordinaire, les actes qui n'avaient rien de confidentiel , comme les lettres-royaux , les ordonnances , les commissions émanées du Trésorier et du Receveur-général, étaient transmis par des messagers à cheval et plus souvent encore par des messagers à pied. En 1 /i29^ pouf n'emprunter nos exemples qu'à une année, nous voyons cités comme chevaucheurs de l'écurie du Roi : Gilles Ravine, Bertrand Bouville, Odinet de Hubert, Perrinet Le Galois , Mahiet Chastellain ; comme hérauts : Bedford, Secret , Mame , Candalle ; comme poursuivants : Condé et Secret , Marcheenay ou Marchiénoir, poursuivant de Guillaume de BrouUac; Thucy, poursuivant du bailli de Rouen ; Lyon , poursuivant de Thomas Bourgh ; Flour de Glay, poursuivant de Monseigneur Robert de Hongreford ; Désir, poursuivant de Mous. Yautier de Hongreford ; Chasteaubleu, poursuivant de messire Thomas Blount ; Dieux-y-pourvoie , poursuivant du prévôt de Paris ; Secret , poursuivant de Jean Fastolf. Une fois nous voyons chargés de la transmissibn des dépèches : Raoulin , trompette de messire Guillaume Oldhalle, et Etienne Rayne, trompille du bailli du Cotentin (p. 685 et 775).

On sait que , pendant toute la durée de l'occupation anglaise , la Normandie fut désolée par les brigands. Pour ne point éveiller leur défiance , pour dérober, autant que possible , à leur attention les ordres officiels, on

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eut souvent recours , de préférence aux courriers ordinaires , à des femmes et à des ecclésiastiques. En l&S/i , on s'adressa à une femme pour porter, de Rouen à Falaise, au lieutenant du vicomte la commission de la quotepart de Taide de 60,000 1. imposée sur la vicomte de Domfront (p. &26). Le messager Aubery avait déclaré que, pour lui, il n'oserait pas s'aventurer dans un pays infesté par les brigands. En 1/^29, une femme de Jargean , Jeanne La Pignie, porta au Régent , à Paris, une lettre de Hamon de Belknap et de Pierre Surreau , par laquelle ils l'informaient de la manière dont le comte de Salisbury avait accueilli ses ordres relativement à la conduite de Tarmée. Une autre femme , Agnès la Royne , de Rouen , fiit employée en maintes occasions pour la transmission des dépèches. Ce fut elle qui porta aux bourgeois d'Ëvreux les lettres-closes que le Ck>Bseil leur adressa, au sujet de la composition qu'ils avaient faite avec les Français. Cette fois elle ne fut pas heureuse ; elle tomba aux mains des ennemis et sauva sa vie à grand'peine. De pareilles commissions furent confiées à Jean Gautier , curé de St. «Michel de Rouen ; à messire Guillaume Leroy , chapelain de Raoul Le Sage , et à frère Pierre Néelle , du couvent des Carmes.

ADMIIflSTBATIOFf DB LA JUSTICE HT DBS FlflAHCKS.

Pour tenir l'Échiquier de Normandie, on avait recours à des conseillers du Parlement de Paris , conformément à un usage suivi antérieurement à la conquête. Le compte de l/i2& donne les noms de ceux qui y furent appelés cette année-là, avec l'indication de leurs titres, de leurs gages et du nombre de jours qu'on leur compta pour leurs vacations.

La session commença le 13 octobre et finit le 2& novembre (1). La présidence fut donnée à Maître Philippe de Morvilliers , licencié en lois , conseiller du Roi, président au Parlement de Paris. 11 reçut , à titre d'indemnité, 100 s. par jour en outre de ses gages ordinaires : ce qui fil, pour cinquantedeux jours, 260 1.

(1) M. Floquet : Hittaire du Pnrhment de Sormnndie, t. I, p. S32 etiuÎT.

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Il fut assisté de Maître Jean de MailU, doyen de St^-Germain-rÂuxerrois, conseiller et maître des requêtes de THôtel du Rd, même indemnité.

On cite après eux Maître Quentin Massue, dont nous avons eu déjà Foccasion de i>arler, 270 K ;

Maftre Guillaume Gotin, conseiller du Roi au Parlement, 60 s. par jour, 162 I. ;

Maître Jean de Longueil , conseiller du Roi au Parlement , même indemnité;

Maître Thomas de La Marche , conseiller du Roi au Parlement , même indemnité ;

Maître Mathieu Courtois, conseiller du Roi au Parlement , même in-* demnité ;

Maître Alain Kirketon , conseiller du Roi et archidiacre en Téglise d'Évreux, 156 1 ;

Monseigneur Raoul Le Sage, Tabbé du Mont*St -Michel, Jean Estourt, André Marguerie , tous conseillers du Roi et da Régent ; chacun d'eux reçut 50 livres, en sus de ses gages ordinaires (1).

On donna 130 livres à Maître Guillaume Gresle , notaire et secrétaire du Roi, pour avoir ronpli Toflice de secrétaire à FÉchiquier; et pareille somme à Maître Adan; Milet , clerc de Jean Milet , alors occupé en Champagne pour les affaires de F État.

Maître Jean de Lespine tint le greffe pour la partie eriminelle ; il prenait le titre de « notaire et secrétaire du Roi et son greffier criminel en son Parlement de Paris •. Guillaume Sebire, greffier du Conseil de Normandie , tint le greffe pour la partie civile. On donna au premier 130 1. , et au second 57 1. 10 s.

Aux années 1&25 et lft29, il n'y eut point d'Échiquier. On sait, d'ailleurs, qu'il fut très-rarement réuni pendant Foccupatlon anglaise (2).

Il y avait eu pour la Normandie, pendant quelques années, une Chambre des comptes particulière dont le siège avait été établi à Caen. C'est là que nous voyons Pierre Surreau aller faire vérifier le premier compte de sa gestion. Dès \k2li elle n'existait plus; elle avait été réunie

\\) Le compte de Pierre Surreou, de Tannée IA25 ( 9A366 f. 25), mentionne qu'une somme de 99 I. ftjt donnée à Guillaume Fitz-HenrI pour avoir vaqué à TÉchiquierde Normandie, (S) M. Floqaet : Oist, du ParL , t. I , p. 23à.

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à celle de Paris. Aux mois de septembre , d^octobre et de novembre , un Maître de cette Chambre , sire Michel de Lalier , vint à Mantes , à Yernon et à Rouen pour Térifier, an nom du Régent , les états des vicomtes et des grenetiers. Le compte de la Recette gépérale de Tannée l&2/i fut ou! et clos le 2li mai lb2h , au bureau des Comptes , à Paris , en présence de Maître Pierre de Canteleu , trésorier et gouverneur général des finances.

Une Chambre des comptes spéciale fut établie dans la ville de Mantes pour Âlençon , le Haine , Mortain , Beaumont , Mantes et autres pays conquis appartenant à M. le Régent du royaume de France , duc de Bedford. Elle était présidée par un conseiller du Roi Mons'. Loys Boui^ois, chevalier, aux gages de 250 1. par an. Il y avait trois conseillers maîtres des comptes , Jean Brinkelay, Richard Rnault et Waultier Smyth, aux gages de 200 L ; et un greflSer, Hervieu Le Bec, aux gages de 150 I. Au mois de janvier l/i26 , le Régent envoya à Paris Waultier Smyth et Hervieu Le Bec avec charge de se faire délivrer , aux archives de la Chambre des comptes , tous les registres relatifs aux domaines qui formaient son apanage.

Les officiers des finances étaient : le gouverneur-général , le receveurgénéral , les vicomtes , les receveurs des aides , ceux des imposition^ foraines et les grenetiers.

Du 2 janvier 1&22 au k janvier 1&29 , la chai^ de trésorier-général et gouverneur des finances fut confiée à Hamon de Belknap. Il touchait 600 1. par an, et, pour chevauchées, 9 1. par jour. Il eut pendant long-temps pour clerc et greffier Waultier Smyth , dont nous venons de citer le nom.

Le receveur-général Pierre Surreau touchait 500 1. par an, et, pour chevauchées, k 1. par jour. Il avait pour clercs, en 1&25 : Milet de Bray, Jeannin Surreau et Oudin Le Riche; et, en 1&29: Oudin Le Riche , Pierre Chacerat , Gasselin Le Débonnaire , Laurent Surreau , Jean Surreau et Pierre de La Perreuse. Ces noms sont assurément fort obscurs et méritent de Têtre. Toutefois , je n'ai pas cru sans quelque utilité de les rappeler ici , parce qu'on les rencontre au bas d'un grand nombre dç pièces , sans que rien indique eu quelle qualité les personnes qui les portaient ont donné leur signature.

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G*était dans le bureau du Receveur-général que s'expédiaient les lettres aux vicomtes , aux grenetiers et aux autres officiers des finances , ainsi que les commissions relatives à Tassiette des aides. Indépendamment de la surveillance de son bureau , le Receveur-général avait à faire le paiement des soudoyers ; nous le voyons tour-^à-tour porter Targent , assister aux montres et surveiller les travaux entrepris pour le compte de TÉtat.

En \h!ik et 1/^29^ un nommé Jean Chambrelain était contrôleur de la Recette. Il avait 150 L de gages par an et 40 s. par jour pour chevauchées. Le 5 septembre 1429, il tomba entre les mains des Français. Il fut remplacé par Robert Rotsey.

Le titre de vicomte ne donnait droit , à ceux qui en étaient revêtus , qu'à la recette de Vordinaire des vicomtes. Des commissions spéciales leur étaient nécessaires pour quMls pussent s'ingérer dans la perception des aides. Cette charge était fréquemment confiée à d'autres officiers, soit aux receveurs des quatrièmes , soit à des receveurs particuliers.

Des greniers à sel étaient établis à Alençon , Bernay , Dieppe , Évreux , Falaise, Fécamp, Gisors, Harfleur , Honfleur , Lisieux , Louviers, Mantes , Pont-Audemer , Rouen et Yerneuil. Leur produit était affecté à couvrir les frais de la guerre. Il avait, à l'époque à laquelle nos comptes se rapportent , une importance considérable. Mais, dans les derniers temps, il fut, pour emprunter les termes d'une ordonnance, comme annichilé , et les plusieurs des greniers abastardis et non fréquentez. Encouragés par la mauvaise organisation de l'Administration, les faux sauniers se multiplièrent. Ils vendirent du sel non gabelé , non-seulement dans les campagnes , mais jusque dans les villes , les châteaux et les forteresses du duché. Pour remédier à cet abus , Henri YI décida , d'après l'avis de son Grand-Conseil , qu'à l'avenir le sel serait baillé et distribué par impôt à tous ses sujets. La quantité imposée était réglée d'après la consommation présumée , c'est--à-dire d'après la richesse de chacun. Les particuliers étaient astreints à venir le chercher de trimestre en trimestre , en payant le pria: ordonné , es mettes du grenier dont ils ressor tissaient {^onen, 24 mai 14Û6) (1).

Nous devons encore citer , comme une branche des revenus publics, les

(1) ArchiY. de la Seine-Iafér. Pièces relatives à l'occupation anglaise. .

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hôtels de la Monnaie. Il y en avait deux dans le duché : Tun à Rouen , l'autre à St-Lo.

En 1&2& , on reçut de Robin Lambert , receveur particulier de la monnaie de Rouen , pour l'ouvrage d'or et d'argent fabriqué depuis le 27 mai l/i23 jusqu'au 9 mars IhSS, &9981. et d'Etienne Lambert, qui lui succéda , 500 l A la monnaie de St-Lo , on ne fabriqua que des tersains. Le maître particulier de cet établissement , Jean de Caumont , versa 987 L , et son successeur, Jean Ferry, 3616 I.

En l/i29, on reçut d'Etienne Marcel , maître particulier de la monnaie de Rouen, 29651. et 1358 saluts d'or. On fit cette année-là, à St.-Lo, de la monnaie d'or et d'argent qui valut au Roi 857 1. et 35 saluts d'or.

Voici , en abrégé , le tableau de la recette de Normandie aux années 1&2& et ihSQ :

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