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LE VIEUX BOCEN ET SES MONUMENTS

broDze , beaucoup mieux conservé que ceux de Nerva et de Trajan , les accompagnait dans le terrain profondément situé où se trouve la muraille faite de pierres moulées, provenant de constructions d'une date plus reculée. Cette dernière médaille porte, sur Tavers, la belle et noble efl^ede Tempereur Antonin-le-Pieux , unanimement regardé comme le bon génie de notre contrée , oti ses monnaies et celles de sa famille sont très-abon dantes. On lit autour de cette tête laurée , tournée à droite : antoninvs. AVG. pivs. FEL. TR. P. COS. iji, L'Indication précédente du troisième consulat d* Antonin-le-Pieux répond à Tan 140 de l'ère chrétienne , pendant lequel il eut pour collègue H. £lius Aurelius Verus César, d'après les fastes consulaires dressés sur les marbres du Capitole à Rome. Au revers de cette belle médaille se trouve une grande figure de femme debout, casquée et vêtue de la siota , des deux côtés de laquelle on remarque les sigles S. C (" senatus consulta ).

Un moyen bronze de l'empereur Marc-Aurèle vient clore la liste des médailles trouvées au pied de la dernière muraille antique ; sur Tavers se trouve la tête radiée de Tempereur , avec une légende qui rappelle ses titres et qualités. Cette' médaille, qui est , on le sait , des plus communes, présente néanmoins un certain intérêt à cause de son revers. On y remarque, au centre, un trophée d'armes barbares, supporté par une longue haste au pied de laquelle deux captifs sont assis et adossés. Ce trophée guerrier est surmonté par les mots : Victoria germaniga , rappelant probablement la victoire signalée que Marc-Aurèle remporta sur les Germains près du Danube, alors gelé, l'an 173 de l'ère chrétienne (1).

Les fouilles pratiquées presqu'en face de celles dont nous avons parlé jusqu'à présent , et en même temps , à l'encoignure de la rue Géricault ( ancienne me de l'Aumône ) , ont aussi amené la découverte de quelques médailles romaines. Nous citerons , entr'autres , un beau moyen bronze d'Annia Faustina , la Jeune , femme de Marc-Aurèle. Cette impératrice, qui ne fut pas moins célèbre par les grâces du corps et les charmes de l'esprit que par ses débordements inouïs, mourut en Orient, l'année 175 de l'ère chrétienne, au commencement de l'hiver. La gracieuse statue en pied de

(i) Voycx DK TiLLUORT, Bùtoive deg Empereun^ rè^e de Maro-Aurèle, à Tan 173; Gbbvibr » Hùtoire de» Empereun, même date, el les bisloriens contemporaine.

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