‹ Mémoires, souvenirs, œuvres et portraits (volume 2)Chapitre 148 sur 154 · QUI MAVIIT ENVOYÉ SES ŒUVRES · texte numérisé non relu

QUI MAVIIT ENVOYÉ SES ŒUVRES

Que j'aime ce joli recueil ,

Où tout ensemble l'on admire La plaintive élégie en longs habits de deuil ^

La vive el piquante satire ,

Le poëme majestueux ,

La stance à la marche légère ,

L'ode aux éclats impétueux ,

L'épître noble ou familière,

Et jusques aux contes joyeux !

Vous voir, c'est vous aimer ; vous lire, c'est vous croire.

Vos plaintes ou vos traits malins

Se gravent dans noire mémoire ;

Votre malheur est de la gloire ,

Et vos crayons sont des burins.

Lorsque des passions vous peignez les tempêtes , A voire voix on s'attendrit ; Vos fables nous offrent des bêles Qui feraient honte à bien des gens d'esprit ; .le vous admire encor , quand vous savez en prose Rendre Shekspir , par vous ressuscité ,

Ou lorsque vous plaidez la cause De l'infortune et de l'humanité :

A chaque ligne , on reconnaît votre ame. Vos accens m'ont touché, votre style m'a plu ; Vous avez (c'est un don qui vous est dévolu) Un talent d'homme , un cœur de femme..; Vous voyez bien que j'ai tout lu.

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