LA TERREUR
1 7 %\. — Kivarol a retracé avec éncr';ie celle t|»uuvantablc année, t D'autres que moi, dit-il, peindront
» ce règne de la Terreur, ou, pour rélernelle humilia* » tien des ambitieux sans génie, on vit le plus obscur » satellite de la philosophie moderne s'élever au pou- » voir absolu par un sentier que les philosophes lui » avaient ouvert de leurs mains et jonché de leurs tê- » tes ; époque où sur une surface de trente mille lieues )) carrées, six cent mille Français se trouvèrent tout- )) à-coup sans asile et sans issue, où chaque loi ajoutait » à la lâcheté plus encore qu'au désespoir ; où l'on ne » savait plus que gémir, payer et mourir... L'agonie » de ce peuple a duré quatorze mois, et il n'a pas tenu » aux ennemis de l'humanité que le dernier Français » ne se soit enfin trouvé en présence du dernier bour- » reau.»