‹ Mémoires, souvenirs, œuvres et portraits (volume 2)Chapitre 7 sur 154 · LES DEUX BAILLY · texte numérisé non relu

LES DEUX BAILLY

1792. — Au moment où M. Bailly, qui depuis a noblement expié par une mort héroïque son fol amour pour les théories, venait de faire à l'Assemblée l'éloge de la Révolution française , on lui adressa sous enveloppe une citation de son meilleur ouvrage :

li Ne souhaitons Jamais de révolution, plaignons » nos pères de celles qu'ils ont éprouvées ; le bien , » dans la nature physique et morale, ne descend » sur nous que lentement, peu à peu, j'ai presque » dit goutte à goutte ; mais tout ce qui est subit , «instantané, tout ce qui est révolution ^ est une » source de maux. Les déluges d'eau , de feu et » d'hommes, ne s'étendent sur la terre que pour la » ravager, o

(Bailly, Lettres de V Atlantide de Platon , onzième Lettre, page 21).]

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