MADAME DE SOUZA
1833. — J'ai passé la soirée le 24 décembre chez mademoiselle Duchesnois, avec madame de Souza , auteur à^ Adèle de Sénaiige, de Charles et Marie et de plusieurs autres jolis romans ; elle était venue pour entendre la lecture d'une de ses pièces intitulée : Le duc de Guise. M. Lafont , jeune poëte rempli de talent, a lu le premier acte; et, comme il avait un enrouement assez fort , je me suis chargé du second ; l'auteur a lu le troisième. L'ouvrage n'a produit qu'un effet médiocre. C'était la première fois de ma vie que
je voyais madame de Souza , dont favais si souven admiré l'esprit; sa conversation m'a paru piquant et de très bon ^oroût. D'après rattachement que M. d Flahault , son fils, témoigne pour l'ordre de chose actuel , je la croyais dans les mêmes principes. J'i été très-agréablement surpris en lui entendant ra conter une excellente anecdote sur une dame de l nouvelle France; \q ne change pas un mot à son rc cit : Madame de Souza ayant rencontré la comtess de ***, l'engagea à lire un roman intitulé : la Bei libre. Huit jours après, elle retrouva la même pei sonne qui lui dit avec assez d'humeur : « Eh bien » j^ai suivi votie conseil , j'ai lu votre Rentière; ](i n' » ai trouvé ni grâce, ni délicatesse de style, ni sen » sibilité. Ah! pour quun roman me plaise, il iai » qu'il soit autrement torche i\\xe c^Xdi, »