AVIS ESSENTIEL
Je dois à mes souscripteurs et au public une explication. Le prospectus de mes OEuvres, rédigé par M. Merle avec un goût si fin et une si grande indulgence , annonce que mon Eloge de Corneille sera imprimé dans le premier volume. Je n'ai rien négligé pour tenir cette promesse , mais tous mes efforts ont été inutiles; je n'ai pu le trouver chez aucun libraire ni dans aucune bibliothèque. On me demandera sans doute comment je n'ai pas mon propre ouvrage , je ne pourrai répondre à cette question que par un fait ; je ne l'ai pas. Je me suis rappelé que le premier critique du
XIXe siècle, Hoffman, en avait parlé dans le Journal de V Empire , et j'ai cru devoir citer son article pour prouver que ce discours académique n'était pas indigne d'être offert au lecteur. Si quelqu'un trouve que j'aurais dû m'abstenir d'imprimer un jugement qui m'est favorable , je répondrai que j'en ai retranché ce qu'il contenait de plus flatteur pour moi; ce sacrifice est assez beau de la part d'un auteur, pour que l'on me pardonne d'avoir publié l'avis du plus impartial des critiques modernes.