‹ Mémoires. Suivis de documents inédits sur les capitaines gascons pendant les guerres de religion et de la généalogie de la maison d'AntrasChapitre 24 sur 38 · EXPÉDITION DU CAPITAIXE SUZ · texte numérisé non relu

EXPÉDITION DU CAPITAIXE SUZ

deBaiuléan et nioy de sen alcr à Tliolouse pour siipplyerles messieurs de Parleuianl et capilouls de voloir bailler à Mousieur de Fouteuilles et à luy quatre pyesses de canon pour battre ledit chasteau avec lattirailh et munitions requises et nécesseres pour la batterie et compaignies pour les conduire et fère lexécution; ce que facilement ils obtindrent, et en peu de jours se rendirent vies et bagues saulves, et estant sortis furent conduits iusques à la frontière de Byarn en un lieu assigné ainsi quil avoit esté promis combien quils se doubtoient bien de quelque exécution sur eulx en chemin plus tost que darriver audit lieu, mais ils furent conduits en assurance suivant la foy promise.

Le feu y fut mis incontinent après leur partemant par je ne scay qui, de fasson quil est à présant en un pauvre et misérable estât et la ville aussi sans espérance de le voir jamais remys ^ ; et despuys la prinse lesdites pyesses de canon furent randues à Tholouse par les dits sieurs de Bandeau et de Fontanilles au grantcontentemant des susdits sieurs de Parlemant et de toute la ville, qui furent très ayses et contans de ladite exe cution leur offrant encore le tout s'il estoit question dy revenir.

Ledit sieur de Baudean fut bientost après t> pourveu en lestât de mareschal de camp par monsieur le marquis de Villars, lors lieutenant de Boy pour la Lygue en Gascougne (146), et sen venant pour exercer son estât et voulant

a Le château de Monlezun, à 6 kilomètres de Marciac, est aujourd'hui dans un hien plus « pauvre et plus misérable estât. » Trois cents ans se sont écoulés depuis que d'Anlras le vit brûler, et le temps pour aller moins vite que le feu, n'en est pas moins un terrible destructeur. Les grandes ruines de ce château attristent de près; mais de loin leur effet est des plus pittoresques. Cette vieille forteresse était la demeure des anciens comtes de Pardiac, du nom de Monlezun, souche des nombreuses familles de ce nom répandues dans la Gascogne. Le gros village bâti à l'ombre du château était la capitale du comté de Pardiac.

b Bientost après: longtemps après eût été plus vrai, car en 1585 Géraudde Baudéan était enseigne de la compagnie de Baratnau et vivait encore en 1587; c'est donc après cette dernière date qu'il faut placer l'affaire de Saint-Blancard. Du reste, le marquis de Villars ne fut nommé lieutenant pour la Ligue en Gascogne qu'après la mort d'Henri 111; il faut donc reporter encore ce fait tout au moins à Tannée 1590.

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