‹ Mémoires. Suivis de documents inédits sur les capitaines gascons pendant les guerres de religion et de la généalogie de la maison d'AntrasChapitre 29 sur 38 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Discours des tiers troubles et guerre civile, etc. (1569-1589)

Au mois d'avril la guerre se rallume, 109. — La Valette, Gondrin et Arné, sont rappelés, id, — Le prince de Condé rassemble ses troupes en Poitou, id, — La reine de Navarre et son fils arrivent à La Rochelle avec 20,000 hommes, 109. — La Valette, Gondrin et Arné, vont joindre avec leurs compagnies les troupes royales, id, — D'Anlras part avec eux, 109. — Monsieur va en Poitou avec toutes forces, id. — Les armées se concentrent, id. — Le frère de d'Anlras est blessé dans une escarmouche et son cheval reçoit un coup d'arquebuse, 109. — Les deux armées sont en présence, 6, 109. — Le prince de Condé fait une charge et culbute les chevaulégers de La Valette et d'Arné parmi lesquels est d'Antras, 6. — D'Antras blessé gravement, 7. — Secouru par ses amis, id, — S'empare du capitaine Lignière, id, — Rataille de Jarnac, 8. — Fontrailles, blessé à la jambe, subit l'amputation, id. — D'Antras est porté à Jarnac où il se fait soigner, 8. — Le marquis de Villars traite avec lui de la rançon du capitaine Lignière, son parent, 111.— -Il le relâche moyennant 400 écus, m. — Le prince de Condé tué à Jarnac, 8. — La Valette et Arné rentrent en Gascogne, 9. — D'Antras se fait porter à Agen sur un brancard, id, — Il y séjourne jusqu'à sa convalescence, id, — D'Ossun, blessé à Jarnac, meurt à Libourne de ses blessures, 9. — D'Antras, rentré chez lui, va prendre les eaux de Bagnères, 114. — Guéri de ses blessures va rejoindre

TRAME DFS MEMOIRES.

sa compagnie sous les murs de Poitiers, 114. — Siège de Poitiers, 10, 11, etc. — Bataille de Moncontour, 15, 16, etc. — D'Aiitras reçoit un coup de pistolet dans sa cuirasse; son cheval, culbuté, tombe sur lui, 29. — Il est dégagé par un de ses amis, 50. — Les catholiques gagnent la bataille, 52. — La Valette, accompagné de d'Anlrasva rejoindre Monsieur, frère du roi, qui les touche de son épée et les fait chevahers, 126.

— Siège de St-Jean-d'Angely, 55, 54, etc. — Mort du baron de Montesquiou, 54. — La ville capitule, 56. — Guerre civile en Gascogne, 58, 59, etc. — Mort du sieur de Pompignan, frère du baron de Montesquiou, 42. — D'Antras prend sous sa protection la dame de Montesquiou et procure son mariage avec Fabien de Monluc, 42, 45. — Massacre de la St-Barthélemy, 44. — D'Antras nommé gouverneur de Marciac, 44. — Expédition du baron d'Arros en Pardiac, 44, 45. — 1575. Siège de La Rochelle, 45, 46, etc. — Lussan, blessé, 49. — Gobas et Caussens, tués, 49. — Monsieur, frère du roi, nommé roi de Pologne, 50. — Siège de Rabastens en 1570, 51. — Monluc, blessé, 52. — La ville est prise, 55. — Le capitaine Lysier, 54. — 1574. Baudéan, tué par Lysier, 55. — Mun et Lubret vengent sa mort, icL — Mariage de d'Antras, 55, 56. — 1575. Sarlabous, gouverneur de Trie, 57. — 1576. Le roi de Navarre quitte la cour, id, — 1577. Siège de Mirande, 57, 58, etc. — D'Antras chasse les huguenots du château de Coutens, aidé de M. de Juillac, 64. — D'Antras à Beaumarchais, C5. — Il va rejoindre le marquis de Villars à Bordeaux, 66.

— Siège de St-Julien et mort de Massés, 67, 68. — Siège de Manciet, 68. — Prise de Beaumont-de-Lomagne, 68. — 1580. Entreprise de Fontarabie, 69, 70, 71 . — D'Antras, enseigne de la compagnie de Baratnau, 71. — Siège de Ste-Bazeilhe et mort de Mont de Marrast, 71, 72. — L'armée est attaquée de la coqueluche, 75. — Expédition de St-Lanne, 74. — Défaite du capitaine Hitton, 75. — D'Antras, blessé à Tépaule; se retire à Plaisance, 75, 76. — Combat de La Gaze-Dieu et siège

de Beaumarchais, 16, 77. — Départ de M. de Montespan pour Lyon : nécessité de sa présence en Gascogne, 78. — Expédition du capitaine Suz et siège de Monlezun, 79. — Le château est pris et brûlé, 80. — Mort de Baudéan, à St-Blancard, 81, 82. — Autre expéilition du capitaine Suz à Marciac, 81, 82. — 1579. Les sieurs de Lons et Bégole s'emparent de Marciac, 83. — D'Antras se retire à St-Justin, 84. — Marciac déUvrée, 84. — Monluc le jeune à la poursuite de Parabère, 84, 85, 86. — [Fin du manuscrit autographe.] — 1585. Prise et reprise deBabastens, 142. — La Palu bloqué dans St-Aunis, 142. — Suz délogé de St-Bertrand de Comminges, par d'Antras, Labatut et Lengros, 171. — 1^87. Massacre des convives du château deLasalle, 141, 142

de 1589 àl610(?)

1589. Lau s'empare de Marciac pour la Ligue, 169. — Y bâtit une citadelle, id, — 1585. Les habitants la démolissent, id

Lettres adressées à J. d'Antras par le roi de Navarre, M. de Cornusson, M. de Gramont et M. de Baratnau.

A Mons' de Cornacq.

Mons' de Cornacq, ayant entendeu que ma femme cest acheminée pour me venir trouver, je me suis délibéré daller au devant d'elle et m'abvancer jusques a Bourdaux et désirent destre accompagné des s" gentilhommes qui me sont amis et serviteurs, je leur ay escript et prié de se rendre au meilleur équipage qu'ils pourront le dixième de ce mois à Bazats où ils me trouveront; et parce que je suis fort assuré de vostre bonne volonté, je vous prie d'en faire de mesme; et croyez que je n'oublieray jamais ce plaisir et bon office s'en présentant l'occasion; et m'assurant vostre venue audit jour, je prie Dieu, Mons' de Cornacq, vous tenir en sa saincle garde. De Nérac, ce 1" jour d'octobre 1576.

Vostre amy, Henry.

Je partiray dans quatre ou cinq jours parquoy adviserez si vous pouvez m'y venir trouver (1).

(1) Nous publions cette lettre d'après une copie prise, en 1855, par M. A. Curie-Seimbres, aux arcliiyes départementales de Tarbes, dans un petit cahier manuscrit renfermant des notes généalogiques de l'abbé de Vergez. Cette même lettre a été publiée, avec quelques variantes et surtout avec quelques rajeunissements d'orthographe, par M. J. Guadet [Recueil des lettres missives de Henri IV, t. viii, Supplément, 1872, p. 96), d'après une copie communiquée par M. de Lagrèze, correspondant du ministère de l'instruction publique. On indique ainsi la provenance du document : Archives de la préfecture de Tarhes. Mss. de Tascher (sic). M. Guadet n'a consacré aucune note à Monsieur de Cornacq. Un reproche, à ce sujet, lui a été adressé dans la Revue critique du 15 février 1873, p. 111.

Monsieur de Cornac, j'ay donné charge au capitaine Lons présent porteur de vous aller trouver et vous dire de ma part quelques choses qui importent. A ceste cause, je vous prie de le croire comme si moy mesme le vous disois, et vous asseure que vous n'avez meilleur amy que moy comme il vous dira plus amplement. Et me remetans à sa suffisance, je prie Nostre Seigneur, Mons' de Cornac, vous donne sa sainte grâce.

D'Agen, ce dernier j"" de décembre 1576.

Vostre bien bon amy,

Henry (1).

Monsieur de Cornac, j'ay commandé à Bégolle vous aller voyr de ma part pour les occasions qu'il vous dira. Croyez le donc et fêtes estât asseuré de mon amytié. Atant je prie Dieu, Monsieur de Cornac, qu'il vous tiene en saseincle garde.

A Bassoues, ce penultiesme may (2).

Vostre bien bon amy,

Henry (3).

Monsieur de Cornac, c'est lundy prochain que j'atlens céans mon cousin Monsieur le duc Despernon et par ce que je

(1) Bulletin d'Auch, t. i, p. 472. — Arcli. d'Antras.

(•2) Peut-être le 31 mai 1577, car on sait qu'à la fin de mai 1576 le roi de Navarre était du côté de Niort, que le 29 mai 1578 il était à Agen, que le 31 mai 1579 il était à Pau, que le 31 mai 1580 il était à Cahors, etc. En mai 1577, au contraire, il n'existe pas d'alibi pour le plus actif, comme le meilleur de nos rois, dans le tableau dressé par M. Berger de Xivrey.

(3) Bulletin d'Auch, t. i, p. 473. - Arch. d'Antras.

désire me voyr accompaigné de ceulx qui me sont certains et affectionnez serviteurs je vous prie me venir trouver incontinent la présente receûe de croyre que vous ne soriez allé en lieu ou vous soyez receu de meilleur cueur. Dis a Dieu Monsieur de Cornac que je prie vous tenir en sa garde.

De Pau, ce iij juyllet 1582 (1).

Vostre bon amy, Henry.

Monsieur de Cornac, je vous envoyé une commission pour constraindre les habitans des villaiges des environs de Marciac pour venir travailher aux fortisfications et réparations nécessaires. Je vous prie avec les consuls y tenir la main que ceste ville soit gardée et conservée à Tobyssance du roy et vous y prendre bien garde à la bien prémunir. Despuis j'ay entendu que vous et Messieurs les consuls y aviez appelle Monsieur du Masses, lequel s'y est geste dedans, de quoy suis très-aise, detan que la ville sera plus asseurée par son moyen. Je ne luy escrips poinct, ne saichant s'il y est ou non. Si portant est qu'il y soict, je vous prie que je soye par la présente lettre recommandé à sa bonne grâce, et à messieurs les consuls. Je vous asseure tous que si je me puis employer de quelque chose, si l'on vous venoit presser, je ne fauldray poinct à vous servir de tous mes moyens, et vous prouveray d'aussi bon cueur que je me recommande affectueusement à vos bonnes grâces, priant Dieu, Monsieur de Cornac, vous donner longue et heureuse vie.

De Thl [Toulouse], le xvij de mars 1577.

Vostre bien affectionné à vous servir.

De Cornusson.

Je vous supplye, si Monsieur du Masses et là, que je soye

(1) Toute cette lettre est écrite de la main d'Henry IV. — Arch. d'Antras.

bien humblement recommandé à sa bonne grâce et que je le supplye m'advertir de ce que ce passera par de là.

Monsieur de Cornac, commandant pour le service du roy à Marciac (1).

YI

Monsieur de Cornac, je vous escrivis par ma dernière lettre que vous vous tinsiez tout prest pour me venir trouver avec vos troupes la part où je vous manderai. A présent, m'estant résolu de m/acheminer, je vous ay donc faict cette recharge pour vous prier bien fort vous tenir tout prest avec vostre troupe, car dans deulx jours je vous advertiray du lieu où il fauldra que me veniez incontinent treuver, qui est Tendroict où je prie Dieu, Mons' de Cornac, vous avoir en sa guarde.

De Bordau, le xxvii may 1577.

Vostre entièrement meilleur et plus afectionné amy,

Gramont.

Monsieur de Cornac, commandant pour le roy à Marciac (2).

. Monsieur, je vous ay bolleu advertir a ceste commodité, comme je sollicite et travailhe tant qu'il m'est possible pour retcouvrer les partyes que j'ay assignées sur les clergés de Condommoys et Lectoure, afin de donner quelque contentements à nos compaignons, ce que je désire infinyment, et espère de retcouvrer bientost Tapointement pour les rendre contents. Car aprest que jaye asseuré les denyers de ses assignations, ce que n'avoit faict encore, je cuide que la reine

(1) Revue de Gascogne, t. xvii, p. 455. — Arch. d'Antras.

(2) Revue de Gascogne, t. xvii, p. 456. — Arch. d'Antras-

nous mandera tous pour l'aller trouver. Occasion de quoy je vous prie vous tenir prest a\ec ung gentilhomme seullement, et pour vous de venir quand je vous advertiray si dadvanture il nous fault aller au devant de Sa Majesté, ce que je ne scay encore pour certain. Touttefoy il sera bon de vous tenir prest en l'équipage requis pour venir quand je vous advertiray, avecque le moings de chevaulx que pourrez, dautant quil ne se trouve guère vivres pour icelle partye. Je pense retcouvrer les parties susdites avant qu'il nous faillie aller vers Leurs Majestés. Je vous enverray incontinent l'argent pour contenter nos compaignons et frères de boyage. Sur quoy me recommandant bien affectueusement à voslre bonne grâce je supplieray Dieu vous donner Monsieur très heureuse santé et longue vye.

Au Barannaut, xviij 1S78.

Vostre bien humble à vous fere service.

De Barannaut (1).

Monsieur de Samazan, enseigne de cinquante hommes domines.

(1) C'est à tort que l'un de nous a dit dans la Revue de Gascogne (t. ivii, p. 457) que cette lettre était adressée au frère aîné de Jean d'Antras. Bernard, seigneur de Samazan, était mort à cette date. D'Antras portait les deux noms de Samazan et de Cornac; il signe son avis au lecteur Samazan. C'est à lui que s'adressait Baratnau. D'Antras dit lui-même, p. 71, qu'il était enseigne de la compagnie de Baratnau. — Arch. d'Antras.

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