LA RESTAURATION
Ces vins que nous amassons Pour les boire • À la victoire, Seraient bus par des Saxons !
Plus de vins, plus de chansons !
Pour des Kaimouks durs et laids.
Nos filles Sont trop gentilles.
Nos femmes ont trop d*attraits.
Ah ! que leurs fils soient Français !
La chanson se range sons les drapeaux déchirés de la France. La France est envahie. Jurons, dit-il, dans Ma dernière chanson peut-être :
Jurons, au risque du trépas.
Que pour les ennemis de la France, Nos voix ne résonneront pas.
Mai 4 814. — Nous sommes vaincus. Les Bourbons nous ont promis la liberté de la presse et de la tribune ; ils reviennent en nous rendant les conquêtes de la révolution, un moment proscrites par les conquêtes de la gloire. C'est une compensation. Le poëte accepte l'alliance :
Louis, dit-on, fut sensible Aux malheurs de ces guerriers, Dont rhiver le plus terrible A seul flétri les lauriers.
Près des lis qu'ils soutiendront.
Ces lauriers reverdiront.
L'illusion ne devait pas se prolonger. Aussi, dans les
LKS CSKVX
Première attaque à cette aristocnitie des champim' bataille et an vieilles fonnes aapmntt^e^ aux empires da passé. Les sénaleon se friaignimit au faiseur <le rats, qwi leur répoodit, après afoir ri beaucoup de la chanson : < Messieurs, fai laissé chanter U Boi\ ifrntM, juas l'aiet laissé chanleTt permettez-nu» de' laisser danler les séoatean. » Daos ta chanson de«l Gwaa, le poêle semble regretter d'avoir été trop loial dans ses attaqoes emtre l'homme qui délend la Pn piedàpied:
Ta poiat qoitté aot dinub :
EDe trinqae à U gamgutXte, laâat entre denx soldits.
Il est érident qa'ea 1813, après les désastres i MosooD, le moment était mal choid pour faire de Vtk podtioD à l'empereor. Le poêle patriote le compre et en janvier 181 i il chante let GauktU et Us Frana :
D'jLilïla GDiT«Dt U Toix, Le barbare,
Qn'eUetgare.
Vient une seconde fais Périr dans les chaiopa gaalois.
ûai, gai, serrons noi nngB,
Espérance
l>e UPranoe,