‹ Mémoires sur GarrickChapitre 148 sur 148 · CHAPITRE XIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIT

Les chapitres qui précèdent contiennent tant de détails sur la vie de M. Macklin , soit comme homme, soit comme actem-, qu''il nous reste bien peu de chose à y ajouter pour compléter sa biographie.

Il était un peu au-dessus de la taille moyenne , maigre sans être décharné , mais bien fait, robuste, et ayant les membres taillés en athlète. Ses traits étaient expressifs et fortement prononcés. Il avait le teint pâle, et un air d'austérité que Tintimité seule pouvait adoucir. Ses yeux étaient vifs , pénétrans et doués d''une éloquence irrésistible; sa voix, forte etpuissante; sa taille, toujours droite, tant sur le théâtre que dans la société. Il entrait toujours parfaitement dans le sens du rôle qu'il remplissait. Son. débit était plein de feu, sa prononciation correcte et bien articulée. Il faisait ressortir avec beaucoup de goût les

passages qui méritaient une attention particulière. Sur la scène , il avait de l'aisance sans af^ fectation , et jamais il ne perdait de vue ce qui s^ passait. Il suivait , dans son jeu , la règle générale établie par Shakespeare , qu^il faut que le jeu soit d'accord avec les paroles , et que les paroles le soient avec le jeu. Ses attitudes étaient toujours convenables , et ses traits ne prenaient jamais une expression qui ne fût juste. En un mot, son jeu était une fidèle expression de la nature , et , comme je l'ai dit, il fut le premier qui réduisit en science Tart théâtral.

Il avait plus de talent que d'érudition , et cependant ses connaissances étaient plus étendues qu'on n'aurait pu le supposer , d'après la multitude d'occupations qui avaient toujours employé tout son temps. Il aimait à plaire , mais jamais il n'eut recours à la bassesse ni à la servilité pour y réussir. Il était partisan de la bonne chère et de la gaieté; mais jamais il ne transgressait les règles de la sobriété et de la décence; sa conduite fut toujours ferme, droite, honorable. Il méprisait l'intrigue et la finesse , et détestait la flatterie et la dissimulation. Sa conversation était amusante , et il racontait avec beaucoup d'enjouement des anecdotes spirituelles et des histoires plaisantes.

DE CHARLES MACKLIN. '^']']

Si nous voulions rapporter tous les services qu'il rendit, nous pourrions remplir un volume. Sa bourse , sa maison et sa table étaient toujours ouvertes aux infortunés. 11 était hospitalier, bienfaisant, charitable, humain, et quiconque se destinait au théâtre pouvait lui demander des conseils et des leçons, sans craindre dVn essuyer un refus. Nous ne prétendons pas dire qu'il fut sans défauts ; quel homme en est exempt? il était impétueux, quelquefois même violent; et, dans le premier mouvement, il disait et faisait souvent des choses qu'il regrettait d'avoir dites et faites quand la raison reprenait son empire. Il était processif, mais c'était par principe d'honneur et de justice , et non par esprit de vengeance, car on le vit plusieurs fois faire remise à ses adversaires des condamnations pécuniaires qu'il avait obtenues contre eux.

Comme auteur dramatique, Macklin doit incontestablement être placé à un rang trèsélevé. UHomme du monde offre une hardiesse et une originalité dans le rôle du principal personnage, une sagesse et une régularité dans le plan et les détails, qui le mettent au niveau des meilleures comédies mises au théâtre depuis un demi-siècle. IJ Amour à la mode mérite aussi les plus grands éloges pour la gaieté qui y règne , et la connaissance

du monde et du cœur humain que Fauteur y développe. Ses autres pièces ne sont pas comparables aux précédentes; mais on trouve dans la plupart des caractères bien tracés, et une critique fort plaisante des travers et des ridicules du jour. La conduite en est sage, les scènes en sont bien liées, et jamais il ne sVcarte du respect dû aux mœurs et à la décence.

Les talens et les qualités privées de Macklin lui valurent Festime et Famitié des personnes de la plus haute distinction. Le feu duc d'York , le lord chancelier , le comte Camden , le marquis Townshend , furent ses protecteurs constans; mais il eut une obligation toute particulière à lord Loughborough, qui Favait connu dès sa jeunesse et qui avait apprécié son mérite. Dès que ce noble lord eut appris que Macklin, forcé par Fàge de quitter le théâtre, se trouvait dans Findigence, il constitua à son profit une rente viagère payable de six en six mois* L'ostentation n'eut aucune part à cet acte de générosité; car il fut ignoré. Ce fut Mac* klin lui-même qui nous en informa , presque à son lit de mort, en nous priant de rendre public ce trait de bienfaisance , et de faire connaître en même temps la reconnaissance qu il lui avait inspirée.

DE CHARLES 3IACKLIN. 879

Personne n'eut jamais plus de tendresse comme époux , plus de sollicitude comme père, plus de constance comme ami, que Charles Macklin. On peut dire que , dans la situation où le sort Tavait placé, il joua son rôle avec autant d^intégrité que de talens. Il était trop sage pour être avare, trop prudent pour être prodigue; il avait trop de noblesse dans Famé pour jamais commettre une bassesse. Sa grande ambition était de plaire au public comme acteur, et de faire du bien dans sa vie privée.

Il dépensa une grande partie de ses épargnes pour Féducation de ses deux enfans. Jamais il n^accepta un engagement à un spectacle de province, sans stipuler qiFil lui serait permis d'aller jouer à Londres , le jour de la représentation au bénéfice de sa fille. Bien loin d'imiter dans sa conduite le juif dont il jouait si bien le rôle sur le théâtre, il prétait sans intérêt à ses amis , et même à de simples connaissances , toutes les sommes qui n'excédaient pas ses moyens, et nous pourrions citer un grand nombre de créances de cette espèce dont il ne reçut jamais un schelling.

En un mot , aucun acteur n'a été plus admij'é et plus maltraité , aucun homme n'a été

38o MÉMOIRES

plus serviable et moins apprécie que Charles Macklin (i).

(i) Nous allons joindre ici quelques anecdotes relatives à Macklin , que nous puisons dans l'auteur anonyme que nous avons cité plusieurs fois.

Macklin , déjà parvenu à un âge avance , mais conservant encore toute sa vigueur, soupait un jour dans une taverne avec quelques Irlandais qui l'y avaient invité. La séance fut longue, la conversation animée, et quelquesuns des convives oublièrent les règles de la sobriété. Quand il fallut se séparer, l'un d'eux avait perdu, si non toute connaissance , du moins l'usage de ses jambes , et Macklin Je chargeant sur ses épaules, le porta dans la voiture qu'on avait fait venir. Le lendemain , cet individu alla lui rendre visite , et lui témoigna son regret de lui avoir donné la peine de le transporter ainsi. « N'y » pensez pas , répondit Macklin , je me souviens d'en M avoir fait autant pour votre père il y a bien long-temps; 3» plus de cinquante ans peut-être. — Mon père m'a sou- » vent parlé de ce fait, répondit l'Irlandais; mais ce n'est » pas à lui que vous avez rendu ce service ; c'est à mon y> bisaïeul. ))

La bonne santé dont jouissait Macklin dans une extrême vieillesse , était un objet de surprise générale ; les dames admiraient surtout ses dents , qui , si elles n'étaient pas de la première blancheur, semblaient encore en état de lui rendre tous les services auxquels elles sont destinées , et dont il ne lui manquait pas une seule. Elles lui demandaient souvent comment il avait fait pour les conserver si long-temps , et il s'amusait à leur donner plusieurs recettes plus bizarres les unes que les autres. Enfin, se trouvant un jour serré de près à ce sujet, par une beauté antique qui commençait à perdre cet ornement naturel, il lui dit qu'il allait lui donner sa lecelte véritable.

DE CHARLES MACKLIN. 38 1

Il a cté donne à peu (riiommes d'atteindre Fàge avancé de cent sept ans, et parmi le

Détachant alors de ses gencives deux râteliers complets , il les mit sur la table , et lui dit qu'elle pouvait s'en procurer de semblables pour sept guinées chez un dentiste dont il lui donna l'adresse.

La conversation de Macklin était en gênerai gaie, ingénieuse et plaisante ; mais il lui arrivait quelquefois de la préparer d'avance, et il avait recours à des expédiens singuliers pour en amener le sujet. Un jour qu'il devait souper dans une taverne avec Foote et quelques amis , il résolut de ne pas avoir recours à des lieux communs pour briller dans la conversation , et prenant un traité scientifique sur la poudre à canon , il passa la matinée à le lire avec attention , et en grava les principaux traits dans sa mémoire. C'était un sujet de conversation peu ordinaire , et il se passa quelque temps avant qu'il pût trouver occasion de l'introduire. Enfin , prenant son parti, il se leva tout-à-coup en tressaillant, et s'écria : « Que veut dire ») ceci? Avez-vous entendu ce coup de pistolet? » Personne n'avait rien entendu ; Macklin persista , et dit qu'il fallait qu'il fût arrivé quelque accident dans la maison. On fit venir le maître de la taverne , qui assura qu'il n'avait été tiré aucun coup de pistolet dans sa maison. « H faut 1) donc que mon oreille m'ait trompé , w dit alors Mac- Min ; a mais s'il existe dans la nature des objets qui peu- 5) vent produire le même bruit que la poudre à canon , on )) ne peut en trouver qui aient les mêmes propriétés. » Et le sujet de conversation qu'il voulait amener se trouva iatroduit.

Après sa retraite du spectacle, un jour qu'il était à Covenl-Garden , assis sur la dernière banquette d'une loge, lin jeune homme à la mode , debout devant lui , et causant à voix haute avec ses voisins , l'empêcha it de voir et d'entendre. Macklin lui toucha doucement l'épaule avec sa

petit nombre de ceux qui y sont arrives, if n'en est guère qui aient ëte' exempts de toute

canne, et l'importun s'étant retourné : « Mon cher mon- » sieur, lui dit -il, si vous voyez ou si vous enlendez » quelque chose qui mérite attention, ayez la complaisance » de nous en faire part ; car nous dépendons entièrement » de vos bontés. » Tout le jnonde se mit à rire , et le jeune freluquet ne pouvant chercher querelle à un centenaire , fit une pirouette sur ses talons , et disparut.

Macklin était intimement lié avec Frank liaiman , peintre d'histoire. Etant allé le voir quelques jours après la mort de sa femme, avec laquelle le disciple d'A pelle n'avait pas vécu dans une union très-parfaite , il le trouva en querelle avec l'entrepreneur qui avait été chargé des funérailles, et prétendant qu'on avait fait en cette occasion des frais extravagans. Macklin écouta quelque temps cette altercation en silence; enfin voyant qu'elle ne finissait pas , il dit au peintre avec un air de gravité : « Allons, » allons , mon cher Ilaiman , payez ce qu'on vous de- » mande, par égard pour la mémoire de votre femme. Si » elle se trouvait aujourd'hui en votre place , je suis sûr » qu'elle ne regretterait pas la dépense. »

Pendant que sa fille était dans la fleur de ses charmes et de ses talens , un riche baronnet vint un matin rendre visite à Macklin. On venait de lui servir son déjeuner, et il l'invita à le partager avec lui. Le baronnet accepta , et tout en déjeunant il ne cessa de parler de miss Macklin dans les ternies les plus louangeurs. Macklin l'écoutait avec plaisir ; la représentation au bénéfice de sa tille venait d'être annoncée , et il pensait que tous ces éloges se termineraient par la demande de quelques billets qui seraient payés généreusement. Mais le baronnet avait d'autres intentions. Après avoir continué quelque temps à parler ainsi en style de panégyrique, il dit que ce n'était point par la location d'une loge ou par des bagatelles sem-

DE CHARLES MACKLIN. 383

maladie sérieuse pendant ce Jong espace de temps. Macklin jom't de cet avantage, cl

blables , qu'il voulait prouver l'estime qu'elle lui avait inspirée , et qu'il avait dessein de lui en donner des preuves plus solides. « Que voulez-vous dire, Monsieur? lui demanda Macklin. — Je veux dire, reprit le baronnet, » que j'en veux faire mon amie pour la vie. Je lui assure- » rai quatre cents livres de rente pour sa vie , et je vous en » donnerai deux cents à vous-même, le tout hypothéqué » sur mes biens. » Macklin étendait alors du beurre sur une rôtie. Il se leva brusquement , rouge de colère , et gesticulant avec force , sans quitter le couteau qu'il tenait à la main , il lui dit qu'il ne lui donnait qu'un instant pour se décidera sortir par la porte ou par la fenêtre, a Je n'eus » pas besoin de lui faire deux fois cette menace , disait » Macklin en racontant cette anecdote , le drôle ne fit » qu'un saut de sa chaise à la porte ; descendit les esca- » tiers quatre à quatre , et traversa le jardin en courant, » comme si le diable l'avait emporté. »

Dans le temps qu'il avait ouvert l'espèce de cours de littéi'ature auquel il avait donné le nom à' Inquisition hritan^ nique , un jour qu'il causait avec Garrick , il lui dit que le public n'avait pas encore prononcé sur la question de savoir lequel jouait le mieux le rôle de Roméo , de Garrick ou de Barry; mais qu'il avait dessein de la décider dans une de ses séances. « Et comment vous y prendrez-vous , » mon cher Macklin? » demanda Garrick, qui tremblait toujours toutes les fois qu'il pouvait craindre quelque attaque contre sa réputation, a Je vais vous le dire , répon- » dit Macklin ; je comparerai la manière dont vous jouez » tous deux la scène du jardin. Barry y arrive la tête » haute, comme s'il était le maître delà maison, et il y » fait l'amour à si haute voix , que si les domestiques de » la famille Capulet n'étaient pas plongés dans une lé- >> thargie mortelle , ils devraient s'éveiller et accourir au

c€ peut être une raison pour que nos lecteurs désirent connaître son régime habituel et sa manière de vivre.

Ce ne fut qu\\ quarante ans, qu'il commença à donner quelque attention à sa santé. Jusqu'à cet âge , il buvait beaucoup, quoique

» bruit pour faire danser le galant sur une couverture. » Mais que fait Garrick? demanderais-je alors. Il sait qu'il 7) s'introduit chez des ennemis mortels ; il entre donc dans )) le jardin sur la pointe des pieds , craint d'élever la voix, » et regarde autour de lui comme un voleur qui vient à » minuit pour faire un mauvais coup. » Ce commentaire sur son jeu ne fut pas tout-à-fait du goût de Garrick. Il remercia pourtant Macklin de ses bonnes intentions , mais en le priant de chercher quelque autre sujet de dissertation , et de laisser au public le soin de décider cette question.

Une des premières leçons qu'il donnait aux acteurs qu'il instruisait, était qu'ils devaient ne s'occuper que de ce qui se passait sur le théâtre , ne pas promener leurs yeux dans toute la salle pour y chercher des connaissances ou quêter des applaudisscmens, et ne regarder les spectateurs que comme des banquettes. Dans les répétitions, l'extrême désir qu'il avait que le décorum de la scène fût exactement observé, lui inspirait quelquefois des observations minutieuses qu'il faisait avec un air magistral ; il allait jusqu'à indiquer le moment oii un acteur devait faire quelques pas sur le théâtre ou rester immobile. Un d'entre eux , fatigué de remarques qu'il regardait comme puériles, s'écria un jour : « Morbleu ! monsieur Macklin, » prétendez-vous m'apprendre à mon âge Va b c de ma » profession ? — Non, répondit Macklin avec beaucoup de w sang-froid ; mais je crois que je pourrais du moins vous » apprendre la politesse. » ( Nofe du traducteur.)

DE CHARLES MACKLIN. 385

jamais jusqu'à perdre la raison; il passait des nuits entières sans se coucher; il faisait un exercice si violent, que ses forces en e'taient épuisées. A cette époque, il adopta un système de vie plus régulier, ne se permit plus de veiller, ne fit qu'un exercice modéré^ et se borna à sept ou huit verres de vin. S'il lui arrivait d'excéder ce nombre, il prenait, avant de se coucher, une pilule d'Anderson, et il prétendait que cela lui évitait une migraine le lendemain. Il attribuait à la transpiration la bonne santé dont il jouissait, et il prit toujours le plus grand soin de l'entretenir, jusque dans l'âge le plus avancé.

A soixante-dix ans, ayant remarqué que le thé ne convenait pas à sa constitution, il y renonça presque entièrement, et y substitua du lait, qu'il avait soin de faire bouiUir et qu'il sucrait avec de la cassonnade , au point d'en faire presque Un sirop. Ayant perdu toutes ses dents, vers 1764, il ne vécut plus que de poisson, qu'il aimait beaucoup, de légumes, de soupes, de poudings, et quelquefois de viandes hachées. Il aimait beaucoup les œufs, les crèmes et les gelées. Pendant les quarante dernières années de sa vie , il ne but à ses repas que du vin blanc avec de l'eau et du sucre.

En 1770, commençant à être sujet aux

rhumatismes , il renonça à Fusage des draps , el se coucha entre deux couvertures. Il dormait sur un seul matelas, placé sur un lit, au milieu d\me chambre, et sans rideaux, mais ayant soin d\i voir toujours la léte très-haute. Pendant les vingt dernières années de sa vie, il se coucha tout habillé, ne quittant ses vêtemens que pour changer de linge , et pour se frotter le corps de genièvre chaud; ce qu^il faisait très -fréquemment.

Toutes les fois qu^il sortait, son premier soin, en rentrant, était de changer de linge, et iamais il ne conservait chez lui les mêmes habits qu'ail avait pris pour sortir. Chaque fois qu^il transpirait, il changeait de chemise, et il faisait souvent cette cérémonie trois ou quatre fois pendant le cours d\me représentation. Il prétendait que cette précaution avait contribué à conserver sa santé et à prolonger ses jours. Mais nous sommes convaincus qu^il en fut particulièrement redevable aux attentions et aux soins infatigables de sa respectable épouse , mistriss Macklin. Sa tendresse prévenait tous les besoins de son mari , et la connaissance qu''elle avait acquise de son caractère moral et de sa constitution physique , la mettait plus en état de savoir ce qui pouvait lui être utile , que le médecin le plus savant.

DE CHARLES MACKLIN. 887

Pendant les dix dernières années de son existence , il nVivait pas d'heures fixes pour ses repas. Il mangeait quand la nature lui en faisait sentir le besoin, quelquefois à deux ou trois heures de la nuit. Il buvait quand il avait soif, dormait quand il avait sommeil, et, à toutes les heures de la nuit et du jour , mistriss Macklin était prête à pourvoir à tous ses besoins. Personne ne lui rendait plus de justice que son mari, et il ne parlait jamais d'elle qu'avec une sorte de vénération. Nous n'hésitons pas d'aflirmer que ce fut à elle qu'il dut 'l'avantage de parvenir, sans infirmités , à un âge si avancé , et nous nous trouvons heureux, en terminant cet ouvrage, de trouver l'occasion de déclarer qu'on ne vit jamais dans la société une épouse plus attentive, une meilleure mère, une amie plus constante , en un mot une femme plus estimable.

Page 1