‹ Mémoires sur l'électro-puncture, considérée comme moyen nouveau de traiter efficacement la goutte, les rhumatismes et les affections nerveuses, et sur l'emploi du moxa japonais en France, suivis d'un traité de l'acumpuncture et du moxa... par le chevalier SarlandièreChapitre 8 sur 12 · IO · texte numérisé non relu

IO

Dans le Sottsoeib (1), lorsqu’on devient perclus , qu’on perd connaissance et que la bouche reste fermée , on pique aussitôt sur Niutju 90 ( 2 ou 3 1 . ) j sur Sinkin ( 2 1 . ), et sur Gokok î79 ( 3 à 5 L).

Tjugjokok est une forte tranchée de l’estomac avec douleur de poitrine, causée par l’ingestion d’une sorte de poisson venimeux; dans ce cas on enfonce l’aiguille sur Tjuquan 56 ( 8 1. \ et sur Ryomon 94 ( 10 1. ).

Katonkok (2) ou Foek-no-kok est une maladie mortelle, qui se déclare après avoir mangé le Foekoe ou souffleur, poisson très venimeux , s’il n’a pas été parfaitement purifié et purgé de tout son poison ( 3 ) : dans ce cas on pique sur

(1) Apoplexie.

(2) Espèce d’empoisonnement.

( 3 ) On connaît deux sortes de poissons très venimeux au Japon, le Foekoe ou le souffleur, et le Kita-no- Makoera ( qu’on prononce Makfra. ) Ce dernier est le plus dangereux, et est d’un goût délicieux et recher-

Sjaktak 131 ( 31 .), sur Sjosjo 156 ( i 1 . ) , et sur Kito ( i 1 . ), pratiquant en même temps une forte saignée.

Lorsque la respiration est interceptée par des mucosités consistantes venant de la poitrine , on pique directement sur Quangen 6 * (îo 1.), sur Kikay 62 ( 81 . ), sur Rinku 181 (ai.), et sur Juzin 335 ( 5 1 .).

Dans les convulsions des enfants, il est d’usage de brûler sur Foemon a49 , et sur Dinju Sï , i4 cônes de moxa, plus ou moins , suivant que l’effet en est plus ou moins prompt.

S la -

Dans les maux violents de poitrine, lors-

ché ; il devient un mets exquis après que le venin en a été soustrait.—Littéralement traduit il signifie oreiller du Nord. Ce poisson est si venimeux que la moindre négligence qu’on mettrait à en soustraire le venin serait suivie de la mort. Après qu’on a eu le malheur d’en manger, le corps se couvre de taches verdâtres ; il survient des hémorrhagies par le nez et parla bouche , et bientôt on n’existe plus. (Note du traducteur.)

qu’une sueur froide perce de tous côtés , on enfonce l’aiguille sur Kami 144 (5 1.) , sur Sinmon l5a (4 1») > et sur Rekkets 136 (31.); si cela ne soulage pas on fait une saignée sur Taïko.

Si la poitrine est oppressée, on pique sur Jusen 335 ( 5 1. ) , et sur RJoku t6 ° (2 1, )

Dans la goutte et le spasme, on enfonce l’aiguille de 5 lignes sur Sjosan.

Un patient dont les mains et les pieds sont paralysés doit souffrir l’acupuncture sur les bras et les jambes à deux sun de Foedi vers le haut, et deux sun à côté dé l’endroit Sanri l6î au pied (51.), vers le haut.

Pour les fortes convulsions des enfants , dans lesquelles ils tordent le corps violemment, on pique sur T'juquan 56 (51.), sur Etju 3l4 ( 3 1. ), et sur Sensiosoek (2 1.) ( 1 ).

(1) Dans un cas pareil je fus témoin à Batavia d’une cure très extraordinaire : on prit un jeune pigeon

On fait une saignée aux personnes qui sont affectées , vers le soir , d’un obscurcissement sur la vue, sur Sjosjo tSS .

Lorsqu’une pustule nommée Tsio , qui est très maligne, se déclare au visage, aux mains ou aux pieds, elle occasione d’abord de la démangeaison , et ensuite de la douleur, qui bientôt est suivie d’un fièvre violente, à laquelle on peut succomber en 24 heures : il faut y enfoncer aussitôt l’aiguille ; puis on extirpe la pustule, on laisse couler le sang, et on presse ensuite avec le doigt sur un endroit creux de l’avant-bras, ou placé à 3 sun audessus de Rekkets 136 ,[ et on brûle sur cet endroit 5 à 7 cônes de moxa.

qu’on dépluma dans la région de l’anus ; on le pressa contre l’anus de l’enfant malade. En peu de minutes le pigeon eut de fortes convulsions, et mourut; on le remplaça aussitôt par un autre, qui eut le même sort, et on continua ainsi jusqu’à ce que l’enfant fût sauvé. {Note du traducteur. )

Dans la syncope par perte de sang ou après une blessure, on enfonce directement l’aiguille sur Ryoku 160 ( 2 à 10 1. ) ,et sur Fjakjê ( vertex ) (2 1.), et sur Quanjé (2 1. ).

S’il résultait une syncope occasionée par la douleur que ferait éprouver un testicule blessé, dès qu’il commencerait à se gonfler et qu’on apercevrait une inflammation, avant qu’elle se développe , on mêlerait, un peu de poudre d’anis avec de la salive ; on frotterait l’endroit blessé, et on y brûlerait ensuite 5 à 7 cônes de moxa , et 7 cônes sur Quangen \

Dans un cas de rage ( 1 ) , on pique sur Fia kje (vertex) (2 1. ), sur Sanri l6a au pied (51), et sur Gokok ^ ( 3 à 5 1. )

(1) Le mot rage signifie ici aliénation d’esprit avec délire à la suite d’une forte fièvre. Parmi plusieurs questions que je fis en 178s, au médecin du Zjogoen > Katsra Hoziud , je lui adressai celle-ci.

« Trouve-t-on au Japon des ehiens enragés dont la

Dans une rétention d’urine , on fait bouillir aussitôt trois à six livres de sel marin ordinaire dans une quantité suffisante d’eau qu’on verse dans une cuve où on place le malade jusqu’au nombril, ensuite on le met au lit, et on enfonce sur Sima-no-kets, 2 sun au-dessous de l’ombilic et 5 lignes de chacun de ses côtés , l’aiguille, à une profondeur assez forte pour quelle puisse se croiser dans le ventre, ensuite on pique 6 sun au-dessous de l’endroit

» morsure soit mortelle ? S’il y en a, quel en est le re- #mède ?»

Peu de temps après je reçus sa réponse, où il me dit : « Il y en a , et cette maladie est si dangereuse lorsque » le chien est véritablement enragé , qu’on meurt dans »la journée, avec des tourments affreux, si on n’a b pas recours aux remèdes les plus salutaires ; lorsque »la rage n’est pas si prononcée , on meurt en quatre- » vingt ou quatre-vingt-dix jours, quelquefois au bout »de l’année.

»Dès qu’une personne est mordue , on lave la plaie »avec de l’urine , et on fait une saignée tout près de la » blessure, on place sur la plaie une coquille de noix » remplie d’excréments , et on y brûle de gros cônes de » moxa : par ce moyen le venin est bientôt extrait.

«Nous avons encore une autre manière de

Ejoky — en arrière du genou , à 1^ fin du pli (51.). — S’il s’agit d’une femme enceinte, on pique seulement sur Ejoky pour la même maladie.

Dans les aigreurs ou rapports acides de l’estomac, on brûle le moxa sur Sensjosok; mais si l’acidité n’est pas forte on y enfonce simplement l’aiguille.

Lorsque les enfants sont atteints de la petitevérole accompagnée d’une forte fièvre, on fait une petite saignée en dehors du pli du genou,

s guérir cette maladie: on mêle un peu de thériaque » dans de l’eau bouillante salée , on en lave la plaie , «puis on y répand du vitriol, on la couvre d’un em- »plâtre pour qu’elle reste ouverte quarante à cinquante «jours: le malade doit s’abstenir] pendant un an de » Zakki, iïAtski, de volaille , de poisson huileux, et «de tout ce qui est gras ; il ne lui est pas permis de » se baigner avant cent jours, ni de faire aucun tra- «vail fatigant; alors la guérison est sans danger. «Il y a encore plusieurs autres méthodes de guérir »les morsures de chiens enragés, que je ne puis démailler ici. » (Note du traducteur.)

à la distance d’un sun de l’endroit Etju 5,4 ( cette distance est calquée sur la longueur de la deuxième jointure du doigt du milieu chez l’enfant); alors la petite-vérole fait aussitôt éruption. Si cette précaution est négligée, on neretire dans la suite aucun succès.

Dans les syncopes qui suivent les fortes chutes , on pique sur JRensen 41 ( 5 1. ) et sur Rjoku . 160 ( 81. ) ; autrement il n’est pas d’usage d’y enfoncer si loin l’aiguille.

Dans les flux diarrhéiques violents, on pique sur Kikay 6i (S 1.), sur Tensoe 98 (51.). Si on l’obtient aucun effet, on y brûle le moxa.

Lors des fortes douleurs de poitrine accompagnées d’une grande oppression, on piqüe sur Tayrio^ 6 (81.), sur Sinmon 152 ( 3 1. ) , et sur Kimon 187 (4L ) >

Lorsque la paume de la main se f end par l’effet de la gale , on brûle sept à neuf cônes de moxa sur Kansy l4 V

MÉDECINE JAPONAISE. Il5

Dans la colique, on enfonce l’aiguille sur kenrio 296 (81.), sur Saninko^ { 31. ), sur Taysio 234 (3 1. ) , sur Tay fak 196 ( ai,), sur Tayjen (2 1. )/ et sur Tayrio 146 (81.).

Pour les maux de ventre au-dessus de Tom* bilic, on pique sur Tjuquan 56 (8 1.) et sur Forià 171 (5 1.) ; mais si c’est au-dessous de l’ombilic, on pique sur Saninko 194 (5 1.) et sur Joriosen 174 (5 1 .).

Si on ressent une pesanteur d’estomac par l’usage de mauvais aliments, on enfonce l’aiguille sur Tjuquan 36 et sur Tensoe 96 (81.), sur Riomon ^ L) et sur Kozon 197 (4 1 .), ce qui fait vomir le patient ; après quoi ori pique de nouveau sur Tjuquan 66 (8 L).

Dans les suffocations ( 1 ) de matrice., on pique sur Sjomon 122 et sur Gimon 111 { 6 1. ) , sur Quangen 64 (10 1.) , et quelquefois même, suivant les circonstances , vingt lignes.

(1) Probablement convulsions.

Chez les femmes affectées de vapeurs ( 1 ) on enfonce l’aiguille sur Tensoé 98 et sur Tjuquan (10 1.); on a grand soin cependant de ne point piquer sur l’endroit même où est l’endurcissement, mais à côté, et d’agir toujours dans ces cas avec prudence.

Pour les douleurs entre la poitrine et l’ombilic, on pique sur Kanju 454 et sur Figu 456 (3 1.), et sur Sanri 164 au pied (51.).

Dans une obstruction qui prive de l’appétit, on pique sur Tir,en (51.), sur Tayfak 196 (31.), sur Tayrio 156 (8 I.) et sur Sinmon 154 (3 1.).

Dans les douleurs de poitrine, on pique sur Tjuquün 56 , su r KjofeeU I .) 57 et sur Siomen lat (6 1.) ; on donne en même temps un vomitif pour évacuer les mucosités.

(1) Hystérie.

Lorsqu’après avoir mangé on ressent constamment une envie de vomir , on pique sur Gequan 58 (81. ), sur Sanri l6î au pied (51.), sur Jeju a5? (3 1.) et sur Kakju î53 (31.).

Si le ventre est gonflé et dur, on pique sur Tjaquan 56 (81.), sur Saninko 194 et Taykje(5 1.), et sur Fiju i56 (31.).

Pour les maux de reins on pique sur Etju Sli (51.), sur Siosan(j 1.) et sur Kanron (3 à 51.).

Si on ressentait des douleurs aux épaules ; il faudrait étendre les bras en haut : il se formerait alors une dépression au-dessus de l’épaule, dans laquelle on piquerait sur Kjokots** 1 (10 1.) et sur Kengoe 268 (3 à 51.).

Dans les douleurs au coude, on pique sur Kioktyu ’ 7 ’ (10 1.) et sur Sanri J73 au bras (5 1 )

Il8 MÉDECINE JAPONAISE.

Dans les douleurs au bras, on pique au-dessus du poignet (métatarse), sur Jotje 278 (31.), sur Wankois 154 (3 1.), et sur Sanri 275 au bras (5 1.).

Si des contractions nerveuses déterminent des douleurs au cou, l’aiguille doit être enfoncée sur Foetje 39 (31.), et sur Foefoe 28 (3 1.).

Pour la dysenterie, on pique sur Tjuquan 56 (81.), sur Tensoe 98 (51. ), et sur Quangen 6i ( 10 1. )• On répand ensuite un peu de sel marin torréfié dans le trou de l’ombilic, et on brûle autour environ cent à deux cents cônes de moxa.

On agit encore d’une autre manière , c’està-dire en enfonçant l’aiguille sur Tjuquan 66 ( 10 I.), sur Tensoe 98 (i5 1.), sur Jogan (5 1.), et sur Fikon(i 2 1.),

Si c’est une diarrhée légère, on pique sur Sekmon 63 (5 1.), sur Siman Sl (4 ï>), sur TJuquan 56 (81.), et sur Tensoe 98 (5 1.).

S’il y a envie d’aller à la selle avec ténesme, on pique un sun et demi au - dessous de l’ombilic sur Kikay 6 * (8 1.), et trois •sun au-dessous de l’ombilic sur Quangen 64 (10 1.).

Pour de fortes éructations, on pique sur Nay~ kan 145 (51.) et sur Quangen 64 (10 1.).

Pour les maux de tête, on pique sur Fiakje (vertex), sur Soeten (2 1.), et sur Into 76 (31.), ayant l’attention d’enfoncer l’aiguille en couchant vers le bas ; ensuite on pique sur Foetjé 39 (3 1), sur Foefoe 25 (3 h), et sur Sanri l6 % au pied (5 1.).

Dans les douleurs du dos, l’on pique sur Etju 314 (5 lig. ), et deux sun à côté de Sjukoesuy , sur Bokoju 262 (3 lig.}:

Dans la toux sèche, l’on pique sur Senkok 398 (1 lig.), sur Kîoktak 142 (31:), et sur Koko^

8 Si-

Quand, dans une toux très forte, l’on crache des matières mêlées de sang, l’on pique sur Foemon 249 (3 1.), sur Siaktak 131 (31.), et sur Sanri 162 au pied (51.).

Dans des crachements de sang, on pique sm Sinmon 152 (31.), sur Tjuquan 56 (iol.),sur Quangen 64 ( 1 31. ), et sur Sanri 162 (5 1. ).

Dans de fortes hémorrhagies nasales, on pique sur Anton 24 (41-) ? sur <Siaktak lil (î), (31.), sur Sanri 162 au pied (51.), et sur Gokok 279 (3 à 5 1.).

Dans les diarrhées avec perte de sang, l’on pique sur Sekmon 65 (51.)i, sur Tensoe 97 (8 1. ),

(i) On revient souvent sur ce lieu Siaktak : c’est là où est placée la veine radiale. Je soupçonne;que c’est souvent une saignée qu’on cherche à produire, car on a recours principalement à ce lieu dans les affections inflammatoires.

sur Fiakje (vertex) (2 1.) , sur Etju îl4 (51.), sur Saninko 193 et Inpak 336 ( 3 1.) ( 1 ).

Lorsqu’on ressent quelques pustules brûlantes en dedans de la bouche et sous la langue, il est d’usage de piquer sur Rjoku 160 (2 1.), et sur Gokok * 79 (3 à 5 1.). Si l’on n’en retire pas un bon effet, l’on fait une saignée, qui alors est très salutaire.

Dans la jaunisse, l’on pique sur Tjuquan s& (8 1.), et sur Riomon 94 (de 10 1.).

Dans les douleurs de reins, l’on pique sur Etju su {5 1.) et sur Boko \ 3 1.); ensuite l’on brûle du moxa sur Fatsriu-no-kets.

Dans des fièvres tierces, l’on pique sur SjomorC s * (61.) et sur kymon 1 * (toi.); mais dans

( 1 ) En considérant combien tous ces endroits sont éloignés les uns des autres, on remarquera évidemment que les médecins japonais cherchent à agir ici par révulsion.

des fièvres quartes, sur Kakoky { 1 1.), sur Sinmiak (3 1.), et sur Sanri (5 1. ).

Dans le dernier cas , Ton agit encore d’une autre manière; savoir, l’on pique sur Inpak 336 et sur Sjosjo 156 ( 1 1. ), sur sjomon 122 (51.) et au milieu du Daysoey 207 ( 5 1.). Piquer aussi à l’épine du dos est en grande réputation.

Lorsqu’on est affecté de vertiges continus, l’on pique de trois lignes sur Siosy ( 5 1. ), sur Foetje 3 * , sur Tentju 20 % et sur Sanri 162 au pied (5 1.).

Dans une gonorrhée, l’on pique sur Boko (31.), sur Quangen 6lt (10 1.), et sur Sinju 239 et Zjotjoju (31.), ce qui avance l’effet des autres remèdes.

Contre des rêves obscènes et des déperditions pendant le sommeil , on brûle de cinq à sept ou de neuf à onze cônes de moxa à la distance de trois sun des endroits Sjusisuy et Sekots 265 .

Dans des douleurs de goutte, l’on pique sur Foetje 39 ( 3 1.), sur ,JFoesy 116 et Insi 159 ( 41. ), sur Sanri l6i au pied (51.), et sur Sekots 266 et Joro ( 6 1. ).

Aux environs de l’ombilic, on trouve quatre points figurés en losange, sur lesquels on brûle lemoxa, ou on enfonce l’aiguille de douze lignes aux hydropiques ; ensuite, on pique sur Quangen 64 ( 10 1. § et sur Saninko 194 (3 1. ) ; cependant l’on enfonce l’aiguille plus ou moins , en proportion que l’enflure est plus ou moins forte.

Mais si Lhydropisie s’est répandue sur tout le corps , alors on pique sur Tensoe 98 (51. % sur Riomon 94 ( 10 1. ) , et sur Quangen 64

Dans des maux d’yeux, soit qu’ils causent des douleurs , ou qu’ils soient enflammés, et qu’un pus séreux en découle , on fait promptement une saignée ; ce qui ne se fait pas dans d’autres maux d’yeux. Lorsque la prunelle de l’œil est couverte de beaucoup de sang, et

qu’elle est tout-à-fait obscurcie, on pique sur Fiakje et Dosiriu 1 ( al.), sur Siosy c en couchant l’aiguille vers les os des tempes (4L)? sur Rinku ! a ( 2 1.), et sur Gokok ( 3 à 51. ).

Dans des tumeurs de l’aine, dans des tumeurs rouges, et dans les gonflements qui surviennent à la suite de maladies honteuses , on pique sur les endroits Ota 84 ( loi. ), dont le premier est à quatre sun de distance de l’ombilic et au-dessous; les deux autres sont à un demi-sun de chaque côté du premier : quelquefois celacause beaucoup de soulagement au patient.

Lorsqu’il vous survient beaucoup de petites pustules au visage, on pique sur Roku 147 (al.), et quelquefois on fait une saignée.

On verse aux noyés du vinaigre dans la bouche , et on leur enfonce profondément une aiguille sur Kubi 55 pour les faire vomir et les faire respirer. Cela est souvent d’un bon-succès s’ils sont subitement retirés de l’eau. Dans d’autres maladies , l’aiguille est enfoncée en cet endroit en la couchant.

Trois suns au-dessous du nombril, sur Quan gen 64 , il y a trois endroits , à peu de distance l’un de l’autre, sur lesquels, dans un accouchement pénible, on enfonce l’aiguille de deux à trois suns , suivant que la femme est d’une constitution plus ou moins forte; et on lui donne en même temps à prendre le remède suivant :

Poudre de safran, 1/2 drachme;

— de cannelle, 1/2 idem;

Fleurs de lis blancs’, 2 drachmes-, sur lesquelle^ on verse deux tasses d’eau qu’on fait bouillir et qu’on réduit à une ; cela est d’un effet si salutaire que non seulement elle accouche heureusement, mais qu’aussi cela la débarrasse d’un enfant mort et de l’arrière-faix.

Lorsque les femmes, après l’accouchement, ont l’esprit comme aliéné , et ont de l’inflam mation par la grande quantité de sang, on pique sur Juzen 558 ( 5 1.), sur Tjusio 148 (2 1.) * et sur Roku 147 (de 2 à 3 h).

Quelquefois elles sont attaquées d’une autre aliénation d’esprit, causée par une stase du sang ; alors on enfonce l’aiguille sur Gokok 279 ( 4 1* ) sur Sanri (51.), sur Fiakje (vertex) (2 1 .), mais en la couchant; en arrière seulement, on l’enfonce sur Saninko 194 de trois lignes en bas.

Lorsque le s femmes ressentent, après les couches, des douleurs à la poitrine et au ventre par une grande perte de sang , l’on pique sur Quangen 64 ( 10 à i5 1. ), et sur Saninko 194 («•)•

Si on rencontre dans le bas-ventre un endurcissement qui quelquefois est de la grosseur du poignet, on pique sur Kansi 144 ( 51. ) , on brûle 3 à 5 cônes de moxa sur Tayky II8 , ensuite l’on pique sur Saninko 194 (31. ), et on y brûle encore 3 à 5 cônes de moxa.

Lorsqu’une femme ressent des douleurs aux reins et qu’elle urine difficilement, on cherche l’endroit Sjukoesuy, et on enfonce l’aiguille

MÉDECINE JAPONAISE. x 12^ à la distance de trois suns des deux côtés sur les endroits Boko (5 lig. ), on.y brûle 5o cônes de moxa.

Lorsqu’une femme s’aperçoit quelle a un endurcissement dans le ventre, et que celui-ci est causé par un engorgement des règles , on pique sur Quangen 64 ( 1 o à 1 5 1 . ) ; si cela ne produit point d’effet, l’on y brûle trente cônes de moxa, ce qu’on fait trois fois par an.

Dans le vomissement continuel et lorsqu’on pousse des vents par la bouche pendant les fortes chaleurs, on pique sur Siko 49 ( 5 1.).

Si dans les fortes chaleurs on se trouve incommodé par des vomissements répétés et par une diarrhée permanente, on pique sur Ziko 304 (51.), sur- Siaktak 131 (31.), sur Sanri (5lig.), et sur Tayfak 196 (3 h )=

Il arrive aussi qu’il survient une défaillance par les fortes chaleurs jusqu’à perdre la parole et avoir de fortes convulsions ; dans ce cas il

faut faire de suite une saignée sur Etju 5l4 . Si le patient ressent des douleurs au-dessus de l’ombilic, on pique de 5 lignes sur Sanri; mais si c’est au-dessous, alors on enfonce l’aiguille de 5 lignes sur Inriosen m ; si la douleur se fait ressentir au-dessus et au-dessous, on pique sur Sjoren 163 ( 51. ), et si elle est accompagnée de contractions vers les reins , on pique sur Tay fak 156 de 3 lignes. La poitrine et le ventre étant enflés, l’on pique sur Nayty l6g , et sur Sekots 369 (3 lig. ), et dans de fortes convulsions, sur ■Sinju* (1 1.).

Quand un individu est attaqué de cette maladie , on lui donne aussi une tasse d’eau chaude , dans laquelle on a fait délayer un peu de sel marin , comme potion vomitive, et ensuite on recherche le lieu de la maladie , afin qu’on puisse se servir de remèdes internes ou bien de l’aiguille , selon qu’elle est plus ou moins grave.

Lorsque dans une forte défaillance l’on n’aperçoit plus de signe de vie, l’on enfonce l’aiguille au milieu de l’endroit Daysoey 30 ? (5 1.) vers le haut.

Si quelqu’un avait été étranglé, il faudrait le faire mettre au lit, après quoi l’on enfoncerait l’aiguille tout droit sur Joriosen 174 , Kansi m , et sur Jotje 3 ° 6 .

Si pendant le sommeil une forte sueur a lieu au-dessus des reins , ce qu’on considère comme un affaiblissement, l’on pique sur Jntû 76 et sur Karni 1 ^; mais si c’est au-dessous , alors sur Quangen 64 , et sur Tensoe& ( 10 1.).

Dans la crampe aux pieds , l’on pique sur Joriosen 174 (61.), sur Saninko 134 (31.), sur Kozon 197 (51.), et sur Ronron 3 ” (31.).

Dans les douleurs qui se font ressentir au-dessous du genou , l’on pique sur Kozon 197 (31.), et sur Ronron 3 “ (31.); mais si c’est au-dessus, alors sur Joriosen 174 (61. ) , et sur Saninko 194

Si dans une maladie on a l’intention de faire

l3o MÉDECINE JAPONAISE,

vomir le patient, l’on pique sur Tjuquan 56 (loi.), et sur Taysio 234 , vers le haut ( 3 lig.), l’on enfonce l’aiguille sur Jokok ( 1 1.). Si pourtant cela n’a aucun effet, alors on pique aussi sur Sanri l6a au pied, et sur Kubi 5î .

Dans de mortelles angoisses , lorsque la gorge est comme suffoquée par des mucosités, on pique premièrement sur Tyufoe ,o6 (de 5 à 61.) ; si cela ne soulage pas, on enfonce l’aiguille de i o lignes, en frottant l’endroit un peu avec le doigt, pour le rendre souple.

Quand de long-temps l’on n’a pas été à la selle, l’on enfonce l’aiguille sur Quangen 64 (de 20 1. ), et sur Fikon (ia 1.).

Dans les incontinences d’urine pendant le sommeil, et lorsqu’on sent quelques bosses et duretés dans le ventre, on pique sur Tensoe s3 , Riomon 94 , et Jnto 76 ; mais si l’on ne sent point de bosses, l’on brûle sept cônes de moxa sur Tîukiok 65 . N’aperçoit-on point de soulagement, l’on pique sur Kikay 62 ( 2 1. ) , et sur Day-

MÉDECINE JAPONAISE. l 3 t

ten 986 ( 3 1. ), et on y brûle en même temps du moxa.

Si à la tête , au visage , à la poitrine , aux reins, aux mains et aux pieds , s’élèvent de petites pustules malignes , ét que lê patient soit incommodé par une forte tension dé ventre , accompagnée de vives douleurs et d’une forte fièvre ; si les testicules sè retirent jusqu’au ventre et que la verge devienne noire, c’est une situation très dangereuse, il faut saignér très promptement.

Hormis ce qui a été dit à l’art. 69 , il est d’usage , dans des couches pénibles, de piquer sur Kokets (61.), sur Gokok a79 , et Saninko 195

Quoique dans aucun pays au monde on n’ait plus l’habitude dè se baigner et de se laver qu’en cet empire , où dans toutes les classes * depuis les premières jusqu’aux dernières , cela se fait deux fois par jour dans de l’eau chaude, cependant il arrive souvent que des parties gé-

nitales des femmes il sort une odeur désagréable, alors l’on pique sur JDayten ao6 (3 1. ), sur Tayrio 146 (al.:)., sur Tjusio 148 ( 2 1. ), et sur Kokan ao5 (31.).

Dans les douleurs de la verge, et lorsqu’il en découle une matière pituiteuse, ce qui est sensé une sorte degonorrhée, l’on pique sur Sekmon 63 (5 1.), sur Quangen 64 (îo 1.), sur Kikay 6s (81.), sur Kiokkotz 66 (6 1.), et sur Dayien *° 8 (2 1 .) ; on fait en même temps une saignée, et on brûle trois cônes de moxa sur Bokzan i2$ .

Aux lépreux on enfonce l’aiguille sur Nintju 9& ( de 2 à 3 1. ), sur Kensy i65 (3 1. ) et sur Siaktak 154 (3 1.), en les saignant en même temps ; mais en leur faisant boire de l’eau mercurielle, et en pratiquant une copieuse saignée , on obtient un meilleur effet.

L’on a l’habitude de couper sur Etju , 314 au visage, sur les mains et les pieds, toutes les protubérances et d’en faire découler du sang.

Dans des suffocations de matrice très fortes, accompagnées d’une propension infructueuse

MÉDECINE JAPONAISE. l 33

à aller £ la selle, ou à uriner ; lorsqu’il y a endurcissement du ventre et gonflement de tout le corps, on pique sur Foekrju 321 (3 1.), sur Sanri (5 1.), sur Jnriosen 191 (5 1.), sur Zjoquan 55 (8 1.) , et.sur Sjomon 122 (3 1.).

Dans les fortes selles et les vomissements dont on est pris en hiver, et qui sont accompagnés de maux de ventre et d’une soif permanente , on brûle aussitôt à volonté des cônes de moxa sur Jrito 16 et Kikay 62 , on a soin de tenir le patient bien chaudement.

Si cela arrive pendant les chaleurs, et que ce soit accompagné de sécheresse de la boi^ che, on pique sur Naykan 145 (5 1.), sur Sanri (5 L) , sur Tayfak 196 (0 1.), et sur Gjozay 138

Lorsque cela est accompagné de fortes contractions et de défaillances, on enfonce l’aiguille aussitôt sur Foetje 39 (3 1.) et sur Fiakje (vertex) (a 1.) ; on presse en même temps sur Tjokjo 232 (31.) au-dessous du Nisio4tjè , ou de la qua-

tjrième vertèbre, ensuite l'on pique su x Ronron 3ïî (3 I.) et SU? Sanri (2 1.).

Dans de fortes diarrhées mêlées de sang, ou dans les dysenteries, lorsque le malade tombe à tout moment en faiblesse, on enfonce directement l’aiguille sur Taysio 234 ( 3 1.), sur Kikay 62 (8 1.), sur Saninko 104 ( 4 L), sur Tjukiok - 5 p et sur Dayten 206 (2 }.).

Dans les maux de poitrine et de ventre causés par un sang épaissi , on fait une saignée à Etju Sl4 , qui est entre. Sjotjn 517 et Azê.

Lorsqu’on aperçoit à l’extrémité de la langue des enfants quelques pustules, oü de l’inflammation , l ? on fait une petite ouverture à la partie externe du petit doigt, à côté de l’ongle, pour en tirer un peu de sang.

Quand des. enfants en bas âge sont toujours pleurant et inquiets pendant la nuit, il est d’usage de piquer sur Tjuquan 66 (2 à 3 1 .), ou bien d’y brûler du moxa.

Lorsque des enfants sont attaqués de défaillances avec de fortes contractions des yeux, et avec tension des paupières, on pique sur Tjuquan 56 (8 1.) et sur Jnto’’ 6 (2 1.), en couchant l’aiguille , mais sur Jumon 311 on peut aller jusqu’à la profondeur de 10 I., et sur Sjomon 122 (6JL).

§ io3.

Pour débarrasser unefemme en couche d’un enfant mort, l’on pique sur Gokok 279 (3 1.) et sur Saninko 194 (51.) ; il est aussi d’usage dans ce cas de brûler du moxa à la cime du petit doigt du pied , ou d’y piquer avec l’aiguille.

Lorsque le sein d’une femme se gonfle, l’on enfonce l’aiguille sut Rinku 5 * (3 1.), sur Sanri (51. ), sur Sinmon l5s (3 1. ), et sur Saninko 1 ^ (41. ).

§ io5.

Lorsque des nourrissons vomissent le lait, l’on enfonce l’aiguille sur Tjuquan 56 (de 5 à61. ).

S soê.

Lorsque, dans des maladies vénériennes, l’on

l 36 MÉDECINE JAPONAISE.

ressent des fortes douleurs le long de l’épine du dos et aux jambes, accompagnées de contractions, l’on pique sur Foetje 39 (31.), sur Tjuquan 56 ( 8 1.) , sur Sekots 265 (6 1.), et sur Foesi 116 (4 !.')•

â la fin du printemps, ou au commencement de l’été, plusieurs personnes sont attaquées de maux de tête, d’étourdissements, d’apathie, de lassitude, d’assoupissement, de manque d’appétit et d’une oppression de poitrine; dans ces cas, l’on enfonce l’aiguille sur Kokwo^^l.), sur Fayju s5 ° (31.), et sur Germon (31.), et on leur recommande un exercice convenable.

Lorsque, par un gonflement à la gorge, l’on ne peut rien avaler, on fait aux endroits Kito et Sjosjo 156 une incision à la profondeur d’une ligne , afin d’en tirer une certaine quantité de sang.

Les femmes qui ont desflueurs blanches, ou une perte de sang, sont placées à califourchon un long bamhoë ; l’on trouve à cinq mm

MÉDECINE JAPONAISE. l3^

au-dessus de ce bamboë à Fos sacrum trois points qu’on suppose être chacun à la distance de quinze lignes l’un de l’autre, et audessous de ces points, un sun plus bas , trois autres points : sur chacun de cés six points il est d’usage, dans ces cas , de brûler sept, onze ou quatorze cônes de moxa.

§ no.

Contre l’écoulement.des hémorrhoïdes, l’on a l’habitude de brûler du moxa au-dessous de l’endroit Sjunisuy.

fin.

Page 1