‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 174 sur 455 · LIVRE XXXII · texte numérisé non relu

LIVRE XXXII

« pour mes amis se sont boutés contre moi, et ils n'ont fait « qu'accroître ma douleur et aigrir mes plaies. » Mais en vérité, je ne crains plus rien, ayant pour nous M. d'Angers uni à M. Arnauld. Il lui sera aisé de prévenir les mauvais effets que la lettre qu'on lui a surprise pourrait faire, et celle qu'il se résout de faire suffira pour nous préserver de tous les maux dont on nous menace, et pour faire revenir peu à peu M. d'Andilly et nos autres amis, au moins ceux qui le voudront être encore de la vérité et de la justice. M. d'Angers n'a rien fait encore de si grand, ce me semble, que cette action, et j'espère que Dieu l'en récompensera par la force même et par la grâce qu'il lui donnera pour la soutenir jusqu'au bout. Plût à Dieu qu'il y eût [huit] ou dix évêques qui lui ressemblassent, la vérité serait bientôt en sûreté, votre maison et TÉglise en paix ! »

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