‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 18 sur 455 · Voir les Œuvres d' Arnauld, t. XXI, p · texte numérisé non relu

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2. Ce projet ne tigure pas dans l'édition des Œuvres d'Amauld.Hermant Ta intercalé au milieu du Journal.

cinafe, on peut dire selon le principe de Jansénius, que celle qui nous fait accomplir effectivement les commandements de Dieu par le moyen d'une parfaite charité que le Saint-Esprit qui nous est donné répand dans nos cœurs, nous guérit entièrement, et que celle qui ne nous donne que des mouvements imparfaits ou des commencements pour le bien ne nous guérit qu'imparfaitement, ou ne fait que commencer à nous guérir, et que ce n'est pourtant pas la faute du médecin qui donne le remède, mais celle des malades en qui le remède trouve trop de corruption à surmonter.

« Or on demande à Jansénius et à ses défenseurs pourquoi Dieu ne donne pas un remède plus fort à ceux qui n'ont que ce faible secours. Ils répondent que Dieu ne doit rien à l'homme ; qu'il faut qu'il remercie son réparateur quand il lui fait gratuitement du bien, et qu'il adore son juge quand il le laisse dans l'état dans lequel le péché mérite que sa justice le laisse : Numquid iniquitas apud Deuml

« La doctrine donc de Jansénius et de ceux qu'on appelle jansénistes se réduit à ce point que toute grâce est efficace par elle-même, et qu'elle a toujours l'effet prochain que Dieu veut absolument et d'une volonté déterminée qu'elle produise en nous et avec nous. Et toutes les autres propositions et conclusions qu'on peut tirer de la doctrine et du livre de Jansénius, aussi bien que de tous les écrits de ses défenseurs, ont une telle dépendance de ce principe que si on demeure d'accord qu'il soit véritable, il faut aussi nécessairement demeurer d'accord qu'ils n ont rien avancé par rapport aux cinq propositions qui ne soit orthodoxe, et que si on détruit ce même principe et qu'on en fasse voir la fausseté, on décrit' en même temps tout ce qu'ils ont écrit sur ce sujet et on les convainc d'erreur.

« On ne croit pas qu'on puisse désavouer ce qui vient d'être avancé, et si on le désavouait, il n'y aurait rien de plus aisé que de le prouver en examinant chacune des cinq propositions en particulier.

« Cela supposé, il faut voir quels sont les adversaires de

1. Il y a bien décrit au manuscrit; on pourrait admettre la leçon décrie; peut-être vaut-il mieux lire détruit. C'est probablement par madvertance,etpour éviter la répétition du mot détruit de la ligne précédente qu'Hermant a mis décrit.

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