Ou ht ici au uid. le mot : bassin
formulaire insupportable, injuste et plein de sujet de scrupule; qu'on eut escarmouche sur la fausseté des points de fait et la mauvaise conséquence d'iceux, le vieux soutenant toujours contre le violet, sans que celui-ci, pour être très raisonnable et avoir l'esprit très bon, s'opiniftlrAt jamais contre la raison. Enfin de cette matière insensiblement nous passâmes à celle de la vie de Dom Barthélémy de Martyliùus. Le sieur violet y trouva à redire les souhaits de ce grand archevêque à vouloir que les clercs eussent tous quelque métier pour s'occuper manuellement, et nous dit qu'il avait peine à croire que les auteurs de cette vie eussent tiré cela des originaux espagnols ou portugais, et qu'il soupçonnait fort qu'ils eusent fait glisser cela de leur esprit et invention. Je dis que cette liberté serait bien hardie, et que n'étant pas pardonnable à qui que ce soit écrivant la vie d'un saint, il n'était pas vraisemblable que des écrivains qui font profession partout d'une sincérité très exacte eussent eu le courage d'en user.
« A ce mot le sieur violet, demi riant et demi en colère, se mita faire le procès au Port-Royal en matière de sincérité, et nous allégua sérieusement en preuve de la mauvaise foi de ces écrivains solitaires que faisant imprimer les Vota consultorwn, ils l'eussent chargé, lui ,d*en avoir été le porteur à son retour de Rome. Je fus surpris de ce discours, et lui dit quej'avais toujours cru que cela tût ainsi. Il m'assura que cela n'était pas, et qu'en ayant fait faire le reproche à MM. de Fort-Royal, et tiré d'eux ou de leurs amis quelques paroles de satisfaction, huit jours après ils le tirent imprimer en français avec la même fausseté. A cela il ajouta, post muUa, que M. de Saint-Amour avait fait imprimer uu second Journal plein de mensonges, et que M. tel (il me semble qu'il dit Joysel), qui était à Rome aussi bien que lui, travaille à lui répondre et découdre toutes ses impostures. Ce discour», qui fut toujours porté avec une expression forte et sérieuse, surprit et lit peine aux écoutants. En sorte que le vieux moine tout effrayé me dit après : « Bon Dieu! cet homme ruine ces gens-là! » Je lui dis en riant qu'il fallait ouïr parties. « Quoi, me dit-il, vous ne le croyez pas? — Non, pas encore, lui dis-je. Il faut ouïr parties. Mauvaise compagnie fait faire bien des fautes à qui la hante. Et le Journal des curés était infâme avec