‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 244 sur 455 · Sic. Lire peut-être : raisons ou causes · texte numérisé non relu

Sic. Lire peut-être : raisons ou causes

368 MÉMOIRES DE GODBPROI UKRMANT

traité de paix qui faisait tant de bruit dans le monde était irrégulier ea lui-même et dans toutes ses circonstances, puisqu'un prêtre et un abbé du mérite de M. Le Roi était réduit à demander instruction à un laïque de l'une des plus grandes affaires de l'Église, et qu*il avait un intérêt particulier de connaître. Ces réserves mystérieuses étaient peu capables d'attirer les bénédictions du ciel, si ce n'est que Ton ne regarde comme une bénédiction et une grâce le mauvais succès qu'elle allait avoir devant les hommes.

Cependant M. Girard était toujours plein de confiance, et se promettait avec une assurance presque entière d'en avoir un [succès (?)j très avantageux et très favorable. Les difticullés qu'on lui faisait au contraire ne le touchaient point, et ce fut danscetespritqu'ilmandaàlasœurAngéliquedeSaint-Jean,

le S que M. de Comminges l'étant venu voir avec une

a«tre personne, ils avaient parlé à fond de la grande affaire, et que, s'il la lui expliquait, elle verrait qu'il n'y avait guère d'apparence à ce qu'elle craignait du discpurs de M. Le Tellier, et que la cour avait bien d'autres pensées sur leur rétablissement que de sollicHer à Kome la confirmation du formulaire. Qu'elle serait bien surprise si tout était remis au premier état avant que la réponse de Rome fût arrivée. Que M. d'Andilly avait été mandé par homme exprès, et que le lendemain on l'attendait à Paris. Qu'à moins que le roi ne dit pas seulement les deux contradictoires, mais qu'il les fit en même temps, il ne sollicitait et ne faisait rien solliciter contre eux.

Le lendemain 25, M. Girard lui écrivit cette lettre :

« J'appris, il y a trois ou quatre jours la manière dont M. Le Tellier avait parlé de notre affaire chez M™« la marquise de Sablé. Celui qui m'en fit le récit en était un peu alarmé, mais quand je lui eus expliqué ce qu'il ne comprenait pas dans les paroles dont il rapportait le discours, sa crainte se dissipa, et il avoua qu'on prend bien souvent ombrage des choses qui n'en doivent point donner.

« M. Le Tellier a ditce que nous n'ignorionspas quand nous fîmes notre acte, et qui nous a donné sujet de le faire, savoir qu'une des choses que le roi devait demander au pape ensuite de la négociation de l'abbé Rasponi était que Sa

Page 1