‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 262 sur 455 · LIVRE xxxni · texte numérisé non relu

LIVRE xxxni

suites très considérables, et après l'avoir communiquée à quelques uns de ses amis, il lui fît cette réponse le6 août :

« Monsieur,

« J'ai trouvé dans votre lettre ce que j'ai toujours reconnu en vous... * »

M. le doyen de Senlis, ayant reçu cette lettre, redoubla ses instances pour faire venir M. Arnautd à Paris, et l'en sollicita par cette seconde lettre du 10 août :

« Monsieur, « Je reçois présentement la vôtre du6«...- » M. Des Lyons, qui demandait plutôt la présence de M. Arnauld et sa conversation de vive voix que ses lettres, faisait instance avec ses plus intimes amis pour l'engager de lui venir donner cette consolation dans Paris. Comme on n'avait pas encore appris la nouvelle du bref de Rome qui était tout le résultat du traité de M. de Comminges, on pressait fort M. Arnauld de ne pas refuser à M. le doyen de Senlis ce qu'il désirait de lui, et on lui représentait fortement que c'était peu considérer ses services que de lui refuser cette satisfaction. Ce fut ce qui l'obligea de justifier sa conduite par cette lettre du 14 août :

« Monsieur,

« Je vous puis assurer que j'aurais une très grande consolation de vous entretenir...' »

Cette lettre n'ayant pu être portée assez tôt pour se servir de la commodité qui se présentait, M. Arnauld eut le temps de consulter quelques personnes du monastère de Port-Royal qui lui étaient unies par une confidence plus étroite, et entre autres la sœur Angélique de Saint-Jean, auxquelles il envoya ce billet :

« La principale raison qu'on a pour m'engager à voir M. Des Lyons est qu'on appréhende de le blesser... * »

La sœur Angélique de Saint-Jean, ayant lu ce billet, l'affermit dans sa résolution, et lui donna des ouvertures et

Page 1