‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 280 sur 455 · LIVRE XXXIIl · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIIl

passé chez M. le Premier président, et demanda à la Faculté qu'elle lui donnât un acte comme elle n'était point divisée sur la proposition de M. de Flavigny, et qu'elle lui délivrât les conclusions précédentes pour les attacher à sa requête, étant plus honnête de les lui accorder de la sorte que de l'obliger à faire compulser les registres.

M. Guyart, élevé par M. Cornet dont il tâchait de prendre la place, et instruit par ce docteur à briguer les moines {sic)t l'interrompit plusieurs fois, mais on le fit taire. Et tous les députés pour l'examen de cette thèse parlèrent, à la réserve de M. de Bréda, qui était malade, et du P. Louvet, bernardin, que ses supérieurs avaient relégué hors de Paris, parce qu'il avait été inflexible aux prières et aux menaces de M. le Président de Nesmond.

M. de la Mothe-Houdancourt, archevêque d'Auch, qui se trouvait dans cette assemblée à la tête des évêques comme le plus ancien d'entre eux, fit un long discours fort préparé dans lequel il dit : que dans une question où il s'agissait entre les théologiens de la vérité de la foi et des moyens de conserver parmi eux la paix de l'Église, il s'était rendu très volontiers au lieu de leur délibération pour tâcher de servir l'Église et la Faculté autant qu'il en serait capable. Que quelques-uns d'eux étaient d'avis que l'on traitât la question de la puissance du pape, du tribunal de l'Inquisition de Rome, du jugement que ce tribunal avait porté sur la nouvelle opinion de Galilée *, mathématicien de Florence, touchant le mouvement de la terre, qu'il avait proscrite et condamnée, s'il fallait déférer ou non à ce jugement, si le

pape [ ]*; que pour lui, il ne pouvait point être de ce

sentiment; qu'une thèse soutenue au collège de Clermont dans les écoles de mathématiques avait donné occasion à de si grandes et de si dangereuses disputes, parce que dans l'une des positions on avait rapporté la condamnation que les cardinaux qui président à l'Inquisition de Rome avaient prononcée contre l'opinion de Nicolas Copernic, qui attribue à la terre un mouvement perpétuel, et que des religieux qui ont beaucoup de respect pour l'Éghse romaine, ainsi qu'ils y étaient obligés, avaient cru devoir déférer à cette

1. Galilée (1564-5642) condaniné par l'IuquisitioQ eu 1616 et en 1633.

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