‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 311 sur 455 · LIVRE XXXIII · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIII

connaissance de la matière dont il s'agissait, ne pouvaient prendre aucune part. Qu'elles avaient rendu compte de leur foi à leurs supérieurs et étaient encore prêtes de la leur rendre quand ils les y obligeraient. Ces menaces n'allaient pas moins à efiFrayer les conducteurs de ce monastère et les obliger par la crainte à exécuter ce bref dans toute sa forme et teneur sans aucune contradiction.

3. Ils publièrent que le roi ferait paraître son zèle dans l'exécution de ce bref pour faire voir à toute TÉglise qu'il savait bien faire distinction entre la cause de sa foi et celle des intérêts politiques de sa couronne, et qu'en même temps qu'il retirait le comté d'Avignon pour se venger par la force de ses armes des outrages que les neveux du pape lui avaient faits, il défendrait par son autorité [la cause] de TKglise outragée par les hérétiques, et ferait exécuter les brefs et les constitutions des Papes. Que cela le porterait à pousserles jansénistes à bout, jusqu'à les bannir hors de son royaumeet à confisquer leurs biens temporels par une déclaration qui était toute prête à être envoyée au Grand Conseil.

4. Ils tâchèrent de faire valoir la violence qu'ils avaient exercée sur le P. Capisucchi *, maître du Sacré Palais, qu'ils avaient eu le cr«dit de faire arrêter dans son appartement même, qui devait être pour lui un asile inviolable, et de faire enlever tous ses papiers, quoique tout son crime fût d'avoir contribué à la réfutation d'un livre du P. Théophile Raynauld, jésuite, contre les Dominicains.

Mais ces menaces ne purent engager M. de Comminges et les théologiens de sa conférence d'entrer dans une nouvelle négociation.

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