Sic
(lu roi. Il leur promit de se trouver à l'assemblée générale qui se devait tenir en Sorbonne le lundi suivant, et de parler fortement en leur faveur. M. de Paris et M. de Luçon, qu'ils sollicitèrent ensuite, ne leur répondirent que par des paroles générales qui ne signifiaient rien.
M. de Luçon* alla après cela au collège de Navarre conférer avec MM. Guischard, grand maître, Guyard et quelques autres docteurs sur la manière avec laquelle il serait à propos d'agir dans cette assemblée du lundi, et ils conclurent que M. d'Auch parlerait avec honneur de M. Grandin, qu'il le prierait d'accepter encore pour deux années la charge de syndic; qu'il ferait tout son possible pour protéger les réguliers; qu'il exhorterait la Faculté de se Joindre à eux pour les maintenir et pour poursuivre la cassation tant de l'arrêt de la Chambre des vacations que du Conseil du roi, et qu'il appuyerait la conclusion de l'assemblée générale du 1*' septembre en la manière que M. Grandin et ses confrères l'avaient dressée, afin de soutenir secrètement le tribunal de rinquisition de Rome en approuvant le retranchement des mots qui le blessaient.
Ce dessein de M. d'Auch ne fut pas si sei:ret qu'il ne vint à la connaissance des docteurs qui avaient sollicité les ministres, et ils les firent avertir tout de nouveau de cette brigue qui tendait à rendre inutile la signification de l'arrêt du Conseil et à remettre le syndicat entre les mains d'un syndic ennemi des droits du roi et opposé à l'ancienne doctrine de la Faculté. Ils donnèrent aussi le même avis à MM. de Paris et de Luçon, et des visites continuelles que les Jésuites, commandés par le P. Annat, faisaient chez tous leurs amis pour faire subsister la conclusion du l®"" jour de septembre et continuer le syndicat à M. Grandin. Ces deux prélats leur promirent de se trouver à l'assemblée de la Faculté pour ruiner cette brigue, et les ministres les assurèrent que le roi maintiendrait l'arrêt de son Conseil, et appuierait ceux qui travailleraient au rétablissement du bon ordre dans la Faculté.