‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 40 sur 455 · LIVRE XXXI · texte numérisé non relu

LIVRE XXXI

Drouet du 19 de janvier, commit quelques-uns de ses conseillers avec M. de Harlay', fils et substitut de M. le Procureur général", pour en ordonner l'enregistrement dans les registres de cette même Faculté.

Le 31 du même mois de janvier % MM. Doujat, Catinat et de Refuge* assistés de ce substitut, du sieur Boileau*, greffier de la cour, du premier huissier et de plusieurs autres huissiers, vinrent prendre leur séance en Sorbonne, et leur suite eût été plus grande, si quelques docteurs à qui cette affaire causait un extrême chagrin n'eussent fait fermer la porte à plusieurs personnes de condition que l'importance de la chose avait attirés au même lieu pour être les témoins et les auditeurs d'une action que tout le monde considérait comme étant d'une très grande importance pour TÉglise et pour l'État.

Après que M. Catinat eut exposé les raisons de Tarrèt et les motifs que l'on avait eus pour le faire exécuter et enregistrer dans les registres de la Faculté, M. de Harlay, substitut de M. le Procureur général, parla ainsi :

« Messieurs,

« Vous êtes venus plusieurs fois en ce lieu pour être témoins de la chaleur des disputes, de la gloire et des applaudissements donnés aux vainqueurs, de la défense et de rétablissement des plus importantes vérités ; maisToccasion qui vous y amène aujourd'hui, quoique moins agréable à quelques-uns, donne bien plus de joie à ceux qui le remplissent pour l'utilité et l'avantage qu'ils s'en promettent pour leur corps • ».

Ce discours irrita plusieurs docteurs. Entre autres,

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