La se rapporte à constitution qui figure dans le titre
2. On voit par la suite de ce chapitre que Pontcerage (? — ?) avait publié en 1667 une histoire de Rouen à laquelle Hermant emprunte textuellement un passage.
écrit l'histoire des archevêques de Rouen, lui fait un mérite d'avoir soutenu dans sa tentative une thèse fort célèbre contre le livre de M. Jansénius, évêque d'Ypres; et lui ayant dédié cet ouvrage, il est plus que vraisemblable qu'il n'a avancé ce fait que sur ses mémoires, ou du moins qu'avec son consentement et son approbation. Voici ce qu'il en dit et ce qui mérite bien de trouver ici sa place. « Les trois années d'études, dit-il, requises par les statuts étant achevées, il signala sa haute suffisance dans la réponse qu'il fit à ses examinateurs, mais la fit éclater encore davantage dans son acte de tentative, où il entreprit de réfuter le premier la doctrine de Jansénius, ayant composé ses thèses des propositions contraires aux maximes de cet auteur; ce qui lui acquit dès lors la gloire d'avoir devancé les plus grands hommes de l'Église dans un si louable dessein^ et de s'être montré Timitateur du zèle de son oncle, qui combattit dans un pareil acte les erreurs de Michel Baïus, en présence de M. le cardinal dé Mantoue. alors légat en France.
« Les docteurs de la maison de Sorbonne qui s'étaient trouvés à cet acte et qui avaient été témoins des acclamations et des éloges qu'une assemblée si honorable, composée de plusieurs évêques et autres personnes de qualité, avait donnés à ce nouveau bachelier, en écrivirent à son oncle et lui rendirent par ce moyen un témoignage bien certain et bien glorieux de l'extraordinaire capacité de son neveu. Ce qui obligea ce sage archevêque à lui résigner son abbaye de Jumièges et à prier ces docteurs, dans la réponse qu'il leur fit, de solliciter le consentement du roi, ce qu'ils firent par l'entremise du sieur Charton, grand pénitencier de Paris, et de M. Duval, professeur royal; de sorte que Sa Majesté et la reine mère agréèrent cette résignation faite en sa faveur avec des marques singulières de bienveillance pour sa personne. Tous ses autres actes, grands et petits et de sorbonique, ne furent pas moins éclatants et ne servirent pas peu à lui acquérir l'estime de plusieurs des principaux évêques de France. D'où il arriva que ceux qui composaient rassemblée du clergé de France de 1651, ayant reçu une lettre de feu M. son oncle par laquelle ce vénérable prélat leur communiquait le dessein qu'il avait de se décharger de la conduite de son diocèse et de supplier le roi de lui don-