‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 26 sur 510 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

Histoire de la réconciliation du Père Bonrgoing, général de TOratoire, au nom de sa congrégation, avec le Père Annat et les Jésuites.

L'une des principales applications des Jésuites était de détacher toutes les communautés ecclésiatiques et religieuses de la doctrine des disciples de saint Augustin, afin que demeurant seuls et destitués de tout secours, ils se trouvassent accablés et méprisables parla considération de leur petit nombre. La conférence qu'ils avaient liée à Rome avec les Dominicains avait eu ce but, mais n'y avait point réussi ; ils furent plus heureux à Paris en négociant avec le Père Bourgoing, général des prêtres de l'Oratoire, dont la congrégation avait témoigné beaucoup de zèle pour saint Augustin dès son établissement.

Ce Père, qui avait été porté au général[at] par la faveur de la cour, et qui était confesseur de S. A. R. feu M. le duc d'Orléans, avait déjà fait, comme on a vu ci-dessus de très fâcheuses démarches en publiant un misérable petit écrit sur le sujet de la pénitence*. Les Jésuites trouvèrent en lui un sujet très disposé à tomber dans le piège qu'ils tendaient à toute sa congrégation sous un faux prétexte de paix. Ils se virent plusieurs fois, ils conférèrent ensemble, ils man-

1. La citation de Saint-Amour, qui est fort courte, a trait à une prédication faite à Saint-Sulpice, « prédication pleine d'erreurs et de calomnies >> dit l'auteur du Journal. Si le résumé envoyé à Saint- Amour est exact, la prédication est vraiment « extraordinaire >> et les historiens du célèbre curé ne pourraient pas la passer sous silence.

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