‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 410 sur 510 · LIVRE XIII 62i · texte numérisé non relu

LIVRE XIII 62i

Mais la cour ne se mettait pas fort en peine de faire cette distinction, et on ne fut pas moins irrité contre lui que comme (*2c) s'il eût traité avec mépris la sacrée majesté de son souverain et foulé aux pieds les droits les plus inviolables de sa couronne. La beauté et la force de cette lettre rendirent lesdiscipl.es de saint Augustin coupables d'un nouveau crime. Car quoique la grande et extraordinaire capacité de M. le cardinal de lletz fut connue de tout le monde, on ne laissa pas de publier qu'ils y avaient beaucoup de part, et la cour en fut tellement persuadée qu'elle ne se mit plus en peine que de s'en venger et de faire valoir contre eux le bref dont elle venaiVde faire l'ouverture. Quant à cette lettre qui leur était insupportable, on dit d'abord que M. le chancelier avait eu la commission d'y répondre ; mais ils prirent d'autres mesures et jugèrent plus à propos de couper ce nœud gordien que d'entreprendre assez inutilement de le démêler.

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