‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 411 sur 510 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

La cour empêche M. Sarrazin de prêcher le carême à Saint-Merry.

En attendant les grands desseins que l'on avait d'accabler tous les disciples de saint Augustin, on commença par provision à [ordonner] * que M. Sarrazin, docteur de la [Faculté de] Paris et théologal de Chartres, qui était retenu pour prêcher à Saint-Merry le carême de 1655, fût privé de cet emploi par une interdiction politique. Le premier jour du mois de février, M. Tévêque de Chartres reçut un billet de la reine qui portait cet ordre, et qui lui enjoignait d'en avertir ce célèbre prédicateur en lui disant que cela avait été arrêté ainsi par des raisons considérables. On avait ajouté à cette lettre un mémoire ou extrait de deux sermons que l'on accusait ce docteur d'avoir prêches, l'un de saint Etienne, et l'autre du jour des Rois, qu'on prétendait être contre la cour et contre M. Amyot, curé de Saint-Merry.

On le chargeait d'avoir avancé trois propositions dans celui de saint Etienne : la première est que le magistrat est obligé de perdre les biens, l'honneur et la vie même en certains cas pour délivrer le faible de l'oppression, et qu'en

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