‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 476 sur 510 · LIVRE XTIT · texte numérisé non relu

LIVRE XTIT

se croire obligé de leur répondre autrement que par des termes vagues et généraux.

M. l'archevêque de Sens eut aussi à part son audience; mais l'accueil que ce cardinal lui fit fut accompagné, de plaintes contre les prétendus jansénistes, qu'il accusa de se réveiller. 11 fut même assez sincère pour ne pas lui dissimuler la véritable disposition de son cœur à l'égard de Port-Royal; car en disant que ceux de cette maison se déclaraient pour M. le cardinal de Retz, c'était leur attribuer la principale matière de son chagrin, et leur imputer un crime au prix duquel le spectre du jansénisme n'était qu'une faute vénielle.

Un si indigne traitement qu'il faisait à toute l'Église en la personne de tant d'évêques et de tant de prêtres, ne fut pas l'unique plaie que tout le clergé de France reçut ce jour-là en* sa personne; car le tribunal du Châtelet, qui était entièrement à. sa dévotion, donna une sentence contre la seconde monition de M. Chassebras, la condamna à être brûlée en Grève par la main de l'exécuteur de la justice, et ce jugement fut exécuté en diligence. Mais il en resta assez d'exerriplaires pour fournir au public cette copie, malgré le soin que l'on prit de faire afficher cette sentence, le lendemain 26 octobre, aux portes et par les carrefours de Paris*.

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