‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 478 sur 510 · Sic · texte numérisé non relu

Sic

2. Ms. : Ecrivez (ensuite une page blanche). — La monition de Chassebras devait être transcrite ici d'après le placard original; elle est, avec beaucoup d'autres pièces semblables, aux manuscrits de la Bibliothèque nationale (fonds français, n» 45,686).

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et elle avait été signitiée par son ordre aux Feuillants, afin de les obliger à refuser à ce prélat les ornements pontificaux quand il voudrait s'en servir. Mais le roi lui fit faire l'office dans leur chapelle le lundi premier novembre pour faire voir la nullité de la suspension qui lui avait été signifiée, et les Feuillants, qui avaient répondu lorsqu'on la leur signifia que le roi était maître des églises de son royaume, n'eurent pas de peine à lui permettre de se servir des ornements de leur sacristie pour officier pontificalement. Il se trouva quelques évoques au sermon qui s'y, fit après midi ; mais on observa qu'ils se retirèrent dès qu'il fut achevé, et que la considération de M. de Dol qui y était les empêcha d'y assister aux vêpres et au service.

Le même jour on répondit aux suff'ragants de l'archevêché de Paris que le roi ne pouvait pas encore leur déclarer sa volonté touchant les deux assemblées qui se devaient faire tant du diocèse que de la province de Paris, parce que Sa Majesté attendait les lettres de Rome sur lesquelles elle devait prendre ses mesures avant que de rendre une réponse positive, de sorte que l'on prit encore huit jours de délai pour la rendre.

Cependant la connaissance du différend entre M. de Rouen et M. de Coutances étant portée à l'assemblée du clergé le 9" jour de novembre, elle en fut occupée pendant trois séances. La cour n'était pas favorable à M. l'archevêque de Rouen dans cette affaire, et avait donné contre lui un arrêt, à Fontainebleau le 23** jour d'octobre. Il avait établi son droit par une grande lettre qu'il avait écrite sur ce sujet aux agents généraux du clergé; et M. de Sainte Hélène, l'un des députés de sa province, le soutint encore dans l'assemblée après que MM. les évêques de Montauban et de Màcon et les abbés de Bonzi et de Couvran, commissaires pour la province de Rouen, en eurent fait leur rapport. On examina tous les actes de cette procédure de part et d'antre, et après en avoir opiné par provinces, la compagnie reçut MM. les évêques de Coutances et de Séez pour le premier ordre, et MM. Marchant et de Moufflaines pour le second, députés pour les diocèses de Bayeux, d'Avranches, de Lisieux, de Coutances et de Séez, sans pourtant vouloir toucher par cette délibération à l'ordonnance de M. l'archevêque de Rouen, et sans qu'elle approuvât la juridiction prétendue

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