‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 77 sur 510 · LIVRE IX · texte numérisé non relu

LIVRE IX

MM. les agents généraux ayant pris le jour de Son Éminence firent l'indiction de cette assemblée pour le vendredi 11 de juillet. M. le nonce avait déjà eu le soin de leur remettre auparavant un exemplaire de la constitution entre les mains, afin de le joindre au bref que le pape adressait aux évêques et de le leur présenter à l'entrée de l'assemblée. On ne peut mieux apprendre toutes les particularités et la manière dont les choses s'y passèrent que par une relation exacte qui en fut alors dressée par M. Godeau, évéque de Grasse, et devenu l'un des plus savants et des plus considérables prélats de tout le clergé. M. Taignier en avait l'original^ qui avait été dicté par ce prélat et qu'il avait pris le soin de corriger. Ce docteur, qui en avait conservé une copie dans ses mémoires manuscrits, y a seulement ajouté deux ou trois articles que cet évêque s'était contenté de lui dire de vive voix, n'ayant pas jugé pour des raisons particulières de les faire écrire \

[On n'a pu avoir cette relation, mais seulement quelques remarques suivantes.]

Il faut ici remarquer que parmi les choses qui furent dites sur ce sujet à l'assemblée, quelques prélats se plaignirent du tort que les évêques qui s'étaient adressés au pape avaient fait à leur autorité en lui écrivant pour lui demander la condamnation de ces propositions avant que de les avoir condamnées eux-mêmes. Ils exagérèrent' ce mal et firent voir que dans l'esprit où était la cour de Rome de s'élever au dessus de toutes les églises, et de ne considérer les évêques que comme de simples vicaires du Saint Siège qui ne représentaient que la personne du pape dans leurs

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