Oq trouve ici au manuscrit
« Récit véritable de ce qui passa dans l'assemblée des évêques tenue au Louvre^ le vendredi 11 de juillet 1653, en V appartement dé M . le cardinal Mazarin, pour la réception de la constitution du pape, en date du 31 mai 1653, et de son bref du même jour adressé aux évêques de France.
« Messieurs les agents généraux du clergé ayant reçu par les mains de M. le nonce... »
puis deux pages sont laissées en blanc. La phrase « On n'a pu avoir., etc.. « ne figure pas au manuscrit qui reprend à » Il faut ici remarquer...
2. Exagérer est pris ici dans le sens qu'il avait communément au XVII e siècle, il signifiait parfois : faire valoir , faire ressortir (Littré).
diocèses, il ne pouvait point être exécuté* en des évêques du clergé de France, successeurs de tant de sages et généreux évoques qui avaient toujours combattu pour conserver les droits et les immunités de leurs charges contre les usurpations de la cour de Rome. Ils s'étendirent sur les louanges du clergé de France, le nommant le plus illustre et le plus savant clergé de l'Église, où il y avait le plus d'évêques qui fussent capables de soutenir la foi et la discipline. Ils représentèrent que c'était ce qui avait dû retenir ceux qui avaient écrit au pape et les porter plutôt à se joindre à tous leurs confrères pour juger cette cause qui était née parmi eux, dans laquelle nulle autre Eglise ne se trouvait intéressée que celle de France ; qu'ils auraient par ce moyen contribué au rétablissement des conciles nationaux, dont l'usage était tellement aboli qu'à moins d'une rencontre semblable à celle-là on n'en pourrait jamais espérer le rétablissement. Enfin ils blâmèrent cette conduite comme étant inofficieuse à l'Église et peu convenable à des évêques de France qui avaient toute la science et l'intelligence nécessaires pour juger de cette affaire et l'examiner dans toutes ses circonstances. M. l'archevêque de Rouen, maintenant archevêque de Paris', fut celui qui s'étendit le plus sur cette matière et qui témoigna n'approuver nullement ces lettres écrites au pape, faisant assez connaître qu'il était véritablement persuadé des choses qu'il disait.
Quelques-uns des autres voulurent justifier leurs lettres, mais comme ils le faisaient d'une manière trop faible et qui ne pouvait détruire la vérité de tout ce que M. de Rouen avait dit, M. le cardinal Mazarin, qui ne tendait qu'à la délibération pour ne pas manquer l'ordinaire de Rome qui devait partir, représenta que l'on avait pu s'adresser au pape comme au chef de l'Église et au souverain juge des causes ecclésiastiques, et que les évêques auraient pu juger avant que de lui écrire ; mais qu'ils ne l'avaient pas trouvé à propos, voyant bien que la voie du concile national souffrait de grandes difficultés qui eussent tiré l'affaire en longueur. Que s'adressant au souverain pontife, ils se déli-